Adalbert Stifter

Adalbert StifterFonction
Membre du Parlement de Francfort
Biographie
Naissance 23 octobre 1805
Oberplan (Horní Planá), Bohême
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Décès 28 janvier 1868 (à 62 ans)
Linz, Haute-Autriche
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Sépulture Linz
Nationalités autrichienne
Domicile Rodný dům Adalberta Stiftera (d)
Formation Université de Vienne
Activités Écrivain, enseignant, poète, peintre, préservationniste
Période d'activité 1830-1868
Autres informations
Mouvement Biedermeier
Genre artistique Récit et novella, roman
Œuvres principales
L'Arrière-saisonL'Homme sans postérité ou Le Vieux Garçon
signature d'Adalbert StifterSignature

Adalbert Stifter, né le 23 octobre 1805 à Oberplan en Bohême, et mort le 28 janvier 1868 à Linz, est un écrivain, peintre et pédagogue autrichien. Il reste l'un des auteurs les plus remarquables de la période Biedermeier.

Biographie

La maison où naquit Adalbert Stifter à Oberplan. Kremsmünster vers 1823-25, peinture d'Adalbert Stifter quand il y était élève.

Fils d'un tisseur, Adalbert Stifter est né en 1805 à Oberplan (Horní Planá) sur la Moldau, en Bohême méridionale. L'année suivant la mort accidentelle de son père en 1817, il commence ses études à l'école latine de l'abbaye bénédictine de Kremsmünster en Haute-Autriche, où l'enseignement et la formation ont été imprégnés de l'esprit du siècle des Lumières. À l'âge de 20 ans, il a été diagnostiqué avec la variole. Après avoir accompli sa scolarité en 1826, il entreprend des études de droit à l'université de Vienne.

En 1827, il s'éprend de Fanny Greipl, mais les parents de la jeune fille s'opposent au mariage de leur fille avec « un étudiant sans fortune et apparemment sans avenir... ». En 1832, Stifter rencontre Amalia Mohaupt, qu'il épouse en 1837.

Stifter est d'abord partagé entre la peinture et la littérature, mais la publication de sa première nouvelle Der Kondor le rend tout de suite célèbre. Il vit alors de sa plume, tout en donnant des leçons particulières.

Maison d'Adalbert Stifter à Linz

C'est en 1841 que paraît Die Mappe meines Urgrossvaters (Les Cartons de mon arrière-grand-père).

Il est nommé Inspecteur des écoles primaires de Haute-Autriche en 1850.

Pierres multicolores (Bunte Steine) paraît en 1852. L'Arrière-saison (Der Nachsommer), considéré comme son chef-d'œuvre, paraît en 1857.

En 1865, Stifter prend sa retraite. Gravement malade, il meurt à Linz en 1868, après s'être tranché la gorge.

Approche d'un écrivain du Biedermeier

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Grand admirateur de Goethe, Adalbert Stifter s'imprègne de son style pour forger un néo-classicisme allemand d'une grande pureté, devenant ainsi l'une des figures de proue du Biedermeier.

Accueil ambivalent au XXe siècle

Nietzsche, Thomas Mann, Franz Kafka, Robert Walser mais aussi Hermann Hesse étaient tous de grands admirateurs de Stifter.

Adalbert Stifter, L'Arrière-saison (Der Nachsommer, 1857).

Selon Michel Foucault, c'est lui qui aurait écrit le plus beau livre de la langue allemande : L'Arrière-saison.

Georges Leroux, qui rapporte ce jugement de Foucault, commente : « C'est un roman d'apprentissage dans lequel on ne trouve aucune menace, aucun risque, aucune trace du mal, uniquement l'accompagnement rempli d'amour du père pour le fils et la dévotion du fils pour le père. »

Thomas Bernhard détestait Stifter, il trouvait que c'était « un bavard insupportable », au « style négligé » :

« La prose de Stifter, qui est réputée précise et concise, est en réalité vague, impuissante et irresponsable, et d'une sentimentalité petite-bourgeoise et d'une lourdeur petite-bourgeoise. »

Œuvres

Frontispice (de Ludwig Richter) pour le 2e volume de Bunte Steine, 1853.

Publications originales en allemand

Feuille manuscrite de Kalkstein (Calcaire).

Traductions françaises

Notes et références

  1. Claudio Magris, dans Danube, cité sur le site francophone d'Adalbert Stifter, visité le 6 octobre 2017: .
  2. Source des éléments biographiques indiqués: Claudio Magris dans Danube, sur le site francophone d'Adalbert Stifter, visité le 6 octobre 2017: .
  3. Friedrich Nietzsche, Le Voyageur et son ombre, §109.
  4. Georges Leroux rapporte ce jugement de Michel Foucault dans Entretiens, propos rapportés par Christian Nadeau, in Georges Leroux, Entretiens, Boréal, Montréal, 2017, p. 349.
  5. Thomas Bernhard, Maîtres anciens, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1985, p. 62.

Voir aussi

Bibliographie (en français)

Articles connexes

Liens externes