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Harold Swan, Robert Abry |
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Archives municipales de Beaune (d) Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 3699-3706, 9301-9310, 10s, -)[1],[2] |
Adolphe Retté, né le à Paris 9e[3] et mort à Beaune le , est un poète symboliste français ; il fut un temps adepte de l'anarchisme avant de retourner au catholicisme.
Issu d'une famille protestante de Montbéliard du côté paternel, ardennaise catholique du côté maternel, il est élevé, à partir de 1867, dans un climat de liberté à 8 km de Liège dans une villa à Cheret, par son grand-père maternel, Adolphe Borgnet, ancien recteur de l'université de Liège, plutôt anticlérical, qui meurt en 1875.
De 1874 à 1880, il est pensionnaire au collège Cuvier de Montbéliard. De 1881 à 1886, il est engagé volontaire dans l'armée. En , il s'installe à Paris et se consacre à la littérature.
Il se marie avec sa cousine Marie Renoz en . Elle mourra en . Il publie son premier recueil Cloches en la nuit en 1889, puis Thulé des Brumes en 1891, qui rencontre le succès. Entretemps, il est collaborateur de La Cravache et secrétaire de la revue La Vogue, deuxième époque. Il attaque l'École romane regroupant autour de Moréas et de Maurras un groupe de poètes qui prônent le retour à la poésie de La Pléiade et proches du Félibrige.
À la fin de l'année 1893, il remet en cause l'autorité morale en devenant anarchiste et l'autorité esthétique en attaquant Mallarmé dans L'Ermitage (à laquelle il participe activement au début) et La Plume.
En 1894, il s'installe à Guermantes avec Louise Rachel Fautras qu'il vient d'épouser.
Son art poétique commence profondément à évoluer : on peut le considérer comme le précurseur du « naturisme » mouvement qui privilégie un retour à la nature et à la célébration de la vie quotidienne, auquel se rattachent Saint-Georges de Bouhélier et Maurice Le Blond.
En 1906, Retté retourne au catholicisme, à la suite d'un pèlerinage à Notre-Dame-de-Grâce (Arbonne), comme il le raconte dans Du Diable à Dieu. Son écriture désormais se veut missionnaire. Il renie ses œuvres antérieures, mis à part son ouvrage Le Symbolisme et certains poèmes. Il termine sa vie à Beaune dans la pauvreté, au 4 de la place Monge, non loin du couvent des petites sœurs dominicaines, ses protectrices. Il est enterré au cimetière de Beaune[4].
Ses archives sont aujourd'hui déposées aux Archives municipales de Beaune.