Aujourd'hui, je veux vous parler de Aire urbaine, un sujet qui a suscité un grand intérêt ces dernières années. Aire urbaine est une idée qui gagne en importance dans la société actuelle, générant des débats et des réflexions dans différents domaines. Depuis son émergence, Aire urbaine a attiré l’attention des experts et des gens ordinaires, générant une infinité d’opinions et de positions sur le sujet. Tout au long de cet article, nous explorerons différentes perspectives sur Aire urbaine, en analysant son impact sur divers aspects de notre vie quotidienne. Sans aucun doute, Aire urbaine est un concept qui ne laisse personne indifférent, et il est important de comprendre ses implications afin de participer aux discussions qui tournent autour de lui.
Une aire urbaine (terminologie officielle française) est une notion utilisée en géographie humaine, en urbanisme, en aménagement du territoire et dans d'autres disciplines. Elle reçoit des noms différents selon le pays ; ainsi est-elle appelée « région métropolitaine » dans la nomenclature statistique du recensement canadien[1] ou encore « aire d'attraction d'une ville » depuis 2020 en France. Les définitions et appellations d'une aire urbaine — zone d'attraction d'un pôle urbain tissant des relations d'activité professionnelle, commerciale et administrative — varient selon les pays. L'aire urbaine peut être transfrontalière si elle s'étend sur plusieurs pays.
Les instituts statistiques de nombreux pays définissent la ville ou l'urbain sur un ensemble variable de critères. Ils distinguent en général :
Si on comprend bien qu'une des fonctions du regroupement en unités urbaines est de fournir un cadre statistique aux politiques publiques, et donc peut différer d'un pays à l'autre, il n'en va pas de même de leur définition du point de vue de la géographie et plus généralement des sciences humaines : un objet scientifique se doit de viser à une définition universelle.
Il est actuellement difficile d'établir des données comparables entre aires urbaines dans le monde, les définitions et méthodes de calcul variant d'un pays à l'autre. Ainsi, l'aire urbaine française peut être vue comme l'équivalent des metropolitan areas américaines, mais une urban area anglo-saxonne se rapproche plus d'une unité urbaine française. Qui plus est, les unités de base sur lesquelles sont réalisés les calculs diffèrent : aux États-Unis, les comtés sont souvent utilisés, tandis qu'en France, les communes remplissent cet office, ce qui conduit à un maillage plus fin.
Ces difficultés épistémologiques ont donné naissance au concept de zone urbaine élargie, dont l'objectif est d'harmoniser les données sur le plan international, et plus particulièrement au sein de l'Union européenne.
Par ailleurs, certains ont tenté de mettre un terme à l’utilisation de données urbaines basées sur des définitions arbitraires variant d’un pays à l’autre et d’un recensement à l’autre, ce qui rend toute comparaison hasardeuse.
Cela a donné lieu à l’élaboration d’un Système métrique urbain (SMU) permettant de corriger le problème[3]. Le SMU fait cela en définissant mathématiquement les aires urbaines, ce qui rend possible le calcul de leurs frontières et de leurs centres mathématiques. Il s’applique de la même manière à n’importe quelle distribution des populations et des emplois, passée, présente ou future.
Ce nouveau système est basé sur le calcul de champs vectoriels reposant sur l’hypothèse que, dans un espace donné, tous les habitants et tous les emplois exercent la même force d’attraction A et la même force de répulsion R. La force nette (A - R) exercée par chaque habitant et chaque emploi prend la forme suivante : - , où d = distance et β est l’unique paramètre du système.
Le SMU distingue les types d’aires urbaines suivantes, chaque type correspondant à une valeur donnée de β:
Aire urbaine | Distance où la force d’attraction = la force de répulsion | Valeur de β | |
---|---|---|---|
1 | Ville centrale | 10 km | 6 |
2 | Agglomération | 20 km | 11 |
3 | Métropole | 40 km | 21 |
4 | Patropole | 80 km | 41 |
5 | Mégalopole | 160 km | 81 |
6 | Système urbain | 320 km | 161 |
7 | Macrosystème urbain | 640 km | 321 |
8 | Système continental | 1,280 km | 641 |
9 | Système intercontinental | 2,560 km | 1,281 |
10 | Système mondial | 5,120 km | 2,561 |
Le SMU a été appliqué à plusieurs cas canadiens depuis 2018. Pour en tirer tous les bienfaits, il faudra qu’il soit étendu au monde entier.
Les États-Unis utilisent le terme de metropolitan area (« aire métropolitaine »), dont la définition a varié au cours des derniers recensements, mais qui englobe une agglomération et les zones périphériques qui lui sont liées du point de vue professionnel et commercial (notamment BosWash). Le terme urban area (littéralement « aire urbaine », urbanized area aux États-Unis) est également utilisé par plusieurs pays anglo-saxons mais il correspond à l'unité urbaine française :
Au Canada, une région urbaine est un territoire ayant une population minimale de 1 000 habitants et une densité minimale de 400 hab./km2[4]. Si une région urbaine atteint 10 000 habitants, elle forme alors le noyau urbain d'une agglomération de recensement et comprend alors les municipalités voisines ayant un niveau d'intégration élevé. Si une agglomération de recensement dépasse 100 000 habitants et que son noyau urbain dépasse 50 000 habitants, elle sera reconnue comme région métropolitaine de recensement[5].
La loi colombienne définit depuis 1994 des aires métropolitaines (áreas metropolitanas)[6]. Un critère majeur de leur définition est qu’une grande partie de ses habitants se déplacent quotidiennement pour aller travailler dans le centre urbain. En théorie, cette définition correspond assez bien à celle d’une aire urbaine. En pratique, ce n’en est pourtant qu’une approximation très grossière :
En Autriche, depuis 1975, les Stadtregionen (régions urbaines) sont constituées d'un pôle central, appelé Kernraum, regroupant 15 000 habitants au moins dans des zones dont l'écart entre habitations ne dépasse pas 500 m, ainsi que les communes dont au moins 30 % de la population résidente active travaille dans le pôle central. On compte 39 régions urbaines regroupant 5,2 millions d'habitants, soit 65,8 % de la population autrichienne en 2000.
En France, l'aire d'attraction d'une ville remplace l'ancien découpage en aires urbaines. Cette dernière était, selon la définition de l'Insee[9], un ensemble continu et sans enclave formé par un pôle urbain (unité urbaine offrant plus de 10 000 emplois) et par sa couronne périurbaine, c'est-à-dire les communes dont 40 % de la population active y résidant, travaille dans le pôle urbain[10] ou dans une commune fortement attirée par celui-ci.
Au Portugal, la tipologia de Áreas Urbanas, établie en 1998 et appliquée depuis 2000 par l'Office statistique national (INE) et la Direction générale de l'Aménagement du territoire et Développement urbain (DGOTDU), établit des « aires à prédominance urbaine » (APU) sur la base des freguesias. Les APU sont délimitées sur des critères minimaux de taille (5 000 habitants agglomérés), de densité (500 habitants par kilomètre carré) ou de croissance de la population de la freguesia, mais aussi selon les fonctions administratives de la localité ou son voisinage d'une autre freguesia urbaine. Les APU regroupent ainsi 68 % de la population portugaise.
En Slovénie, les aires urbaines regroupent depuis 2003 un pôle urbain (mestna naselja), c'est-à-dire une ou plusieurs localités sélectionnées en fonction de leur taille, de leur rôle administratif et/ou d'un excès d'emplois par-rapport au nombre des actifs résidents, ainsi que des localités sous influence urbaine (naselja en mestnih obmocjih), c'est-à-dire situées à proximité d'un pôle de 5 000 habitants et plus, avec une proportion de pendulaires significative et un nombre limité d'exploitations agricoles. On compte ainsi 104 aires urbaines regroupant 49,5 % de la population slovène.