François III d'Aubusson

François III d'AubussonBiographie
Naissance 21 avril 1631
Courpalay
Décès 19 septembre 1691 (à 60 ans)
Paris
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Activité Militaire
Famille Famille d'Aubusson
Fratrie Georges d'Aubusson de La Feuillade
Conjoint Charlotte de Roannez
Enfant Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade
Autres informations
Grade Maréchal de France
Distinction Ordre du Saint-Esprit
Blason

François III d'Aubusson, comte puis duc de La Feuillade né le 21 avril 1631 à Courpalay et décédé le 19 septembre 1691 était maréchal de France sous Louis XIV. En 1667, il est duc de Roannez (par lettres royales et du chef de sa femme ; dit aussi duc de La Feuillade, du nom d'une terre des d'Aubusson sise à Faux). Il sera également gouverneur du Dauphiné.

Biographie

Jeunesse

Né le 21 avril 1631 à Courpalay François est issu de la Famille d'Aubusson, en Limousin. Bien que courageux soldat, il est un courtisan de la plus rare platitude à la Cour de Versailles. Tenant en gage la châtellenie royale de Crozet depuis 1657, il épouse Charlotte de Roannez, issue de la famille Gouffier et héritière à ce titre du Roannais, le 9 avril 1667. Il ne tarde pas à obtenir de Louis XIV l'érection de ses terres en duché, puis en duché-pairie du Roannais (dit aussi de La Feuillade) (par lettres royales non enregistrées alors, de même que les deux érections précédentes de ce duché-pairie éteint en 1725 ; l'enregistrement ne vint que pour son fils Louis en novembre 1716 : voir l'article Aubusson et ses références).

Le maréchal

Le débarquement de 1668 à Candie.

Il dirige l'expédition de Sicile.

En 1668, il obtient le transfert à Roanne de la justice des châtellenies du Crozet, Saint-Maurice, Saint-Haon et Cervières. Devenu maréchal de France, en 1675, il achète par voie d'engagement au roi ces châtellenies, réunissant ainsi les deux co-seigneuries de Saint-Haon.

La Feuillade fait dessiner par Jules Hardouin-Mansart la place des Victoires à Paris pour célébrer la paix de Nimègue. Il est aussi l'homme qui a élevé à ses frais la statue en pied de Louis XIV. D'abord de marbre blanc, œuvre de Desjardins, le roi était représenté vêtu en empereur romain. Haute de 3,30 m, cette statue devait reposer sur un piédestal de 7 mètres de haut, orné à ses quatre angles d'un esclave enchaîné. Louis XIV découvrit le modèle le 6 décembre 1681 et s'en montra fort satisfait. La Feuillade le fut moins et fit exécuter une autre statue, celle-là en bronze doré, et c'est pour l'ériger dans un bel endroit qu'il créa la place des Victoires, inaugurée le 26 mars 1686.

Plus tard, il reprendra à son compte le projet de Jacques Cœur de rendre la Loire navigable en amont de Roanne. Mais cette initiative provoque, en 1706, une inondation mortelle dans toute la plaine de Roanne et le discrédite totalement à Versailles. En effet, bien que très peu peuplée, Roanne était situé sur le Grand Chemin royal de Paris à Lyon et un tel événement fut connu de toute la cour. Il meurt en 1691 et est inhumé dans le cimetière Saint-Eustache à Paris. En 1787, ses ossements sont transférés aux catacombes de Paris.

Sa famille

Vu par Saint-Simon

De l'esprit, une grande valeur, une plus grande audace, une pointe de folie gouvernée toutefois par l'ambition, et la probité et son contraire fort à la rnain, avec une flatterie et une bassesse insignes pour le roi, firent sa fortune et le rendirent un personnage à la cour, craint des ministres et surtout aux couteaux continuels avec M. de Louvois. Il se distingua toujours par son assiduité et sa magnificence. Il a renouvelé les anciennes apothéoses fort au-delà de ce que la religion chrétienne pouvoit souffrir; mais il n'attendit pas que le roi fût mort pour faire la sienne, dont il n'auroit pas recueilli le fruit. Il poussa la servitude jusqu'à monter une fois derrière le carrosse du roi, pour le suivre où il avoit été refusé d’aller, et cela lui réussit à merveille.

Armoiries

Figure Blasonnement

D'or à la croix ancrée de gueules.

Notes et références

  1. Acte naissance AD77 (p. 18/193]
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. II, Paris, Éditions de Minuit, 2e éd., 1964
  3. Philippe Lefrançois, Paris souterrain, coll. Encyclopédie pittoresque, Les Éditions internationales, 1950, p. 59.
  4. D'après Louis Moreri, Le grand dictionaire historique : ou, Le mélange curieux de l'Histoire sacrée et profane, vol. 4 (réimpr. 1740), p. 163.
  5. Duc de Saint-Simon, Mémoires (1721-1723) : Additions au Journal de Dangeau, Éditions Gallimard, 1988, p. 678
  6. Michel Popoff (préf. Hervé Pinoteau), Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Voir aussi

Bibliographie et sources

Liens externes

Chronologie