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Maire de Rochecorbon |
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Naissance | |
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Décès | |
Formation | |
Activités |
Militaire, botaniste |
Fratrie |
Frédéric Derouet (d) |
Propriétaire de |
Château de Rosnay (d) |
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Distinction |
François Joseph Derouet[N 1] (né à Tours le et mort dans la même ville le ), dit Derouet-Picault, est un militaire, polytechnicien, homme politique et botaniste tourangeau.
François Joseph Derouet, né à Tours le 4 décembre 1773, est le fils de Marie-Josephe-Flore de Granolach et de François Derouet (1738-1811)[4], né et mort à Tours, qui avait succédé à son propre père en qualité d'architecte-entrepreneur des ouvrages du Roi. Après la Révolution, François est également capitaine du Génie, premier adjoint au maire de Tours et siège au Conseil général d'Indre-et-Loire[4] dès la création de celui-ci. En 1791, à la suite de la suppression des ordres religieux et de la liquidation de leurs biens, il acquiert la Ferme de Meslay[2].
François Derouet est l'architecte de la transformation du couvent de la Visitation en hôtel de la préfecture de 1804 à 1811[5]. Il ajoute à la façade sud, donnant sur le jardin, un péristyle néoclassique, à fronton triangulaire, dans le style des bâtiments officiels de son époque. En 1805-1806, il construit dans l'avant-cour de la préfecture, à l'emplacement de l'église des visitandines rasée en 1803, un petit bâtiment annexe, également néo-classique, avec un péristyle à quatre colonnes doriques sous un fronton triangulaire[6].
François Joseph Derouet et son frère Frédéric (1779-1861) furent membres du corps du génie et prirent part aux guerres de la Révolution et de l’Empire. Selon son biographe Tourlet, François Joseph entre à l’École polytechnique[N 2] et en sort lieutenant du génie le [4]. Il est capitaine le 26 frimaire an II[4]. En 1806, alors qu'il est en garnison à Versailles, en tant que capitaine dans le corps impérial du génie des armées de l’empire français, il se marie à Tours avec Claire Picault (1775-1855)[4],[8],[9]. Il quitte ensuite l’armée et devient directeur des contributions indirectes à Rodez, puis revient en Touraine, où il meurt le 20 novembre 1860 à Tours[4],[8].
Botaniste, membre de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire[10], maire de Rochecorbon[N 3], François Joseph habitait, avec son frère Frédéric, la propriété du Rosnay à Rochecorbon, qu'il avait acquise en 1817[11],[12]. Retraités de l’armée, ils se consacrèrent à l’agriculture et s'intéressent notamment aux engrais verts, préconisant l'enfouissement du trèfle[13]. Frédéric, ancien commandant du génie, épousa la fille de Jean Prudent Bruley, président du Conseil général, et fut lui-même conseiller général du canton de Vouvray[14]. Son fils, prénommé également Frédéric (1811-1875)[14] et lui-même botaniste, hérita de l’herbier de François Joseph.
François Joseph Derouet, surnommé Derouet-Picault ou Derouet l'aîné pour le distinguer de son frère[4], a beaucoup exploré les environs de Tours et de Vouvray pour alimenter son herbier[12].
François Joseph Derouet est co-auteur, avec Félix Dujardin, Jean Bernard Toussaint Jacquemin-Bellisle et Pierre-Médard Diard, de la première flore de Touraine, la Flore complète de l'Indre publiée à Tours en 1833[15],[16].
L'herbier Derouet contient des plantes datant de 1761 à 1860. Légué par Frédéric Derouet (le neveu de François Joseph Derouet) à la ville de Tours[17], il est en partie conservé à l'Université de Tours, avec environ 6000 planches, à la bibliothèque du Campus de Grandmont[14].