Dans le monde de France Musique, il existe une multitude d’informations et d’opinions qui peuvent être accablantes pour ceux qui cherchent à mieux comprendre ce sujet. Sous différents angles et approches, France Musique a fait l'objet de débats et de discussions tout au long de l'histoire, et sa pertinence dans la société actuelle continue d'être un sujet de grand intérêt. Dans cet article, nous explorerons les multiples facettes de France Musique, dans le but de proposer une vision complète et enrichissante de ce sujet très pertinent. De son origine à son impact aujourd'hui, nous nous lancerons dans un voyage de découverte pour mieux comprendre France Musique et sa relation avec le monde qui nous entoure.
Pays |
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Siège social | Paris |
Slogan | « Vous allez LA DO RÉ ! » |
Langue | Français |
Statut | Service public |
Site web | radiofrance.fr/francemusique |
Différents noms |
Programme musical à modulation de fréquence (1954) France IV (1954-1959) France IV Haute-Fidélité (1959-1963) RTF Haute-Fidélité (1963) France Musique (1963-1999 ; depuis 2005) France Musiques (1999-2005) |
Création | |
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Dates clés | : éclatement de l'ORTF, France Musique devient une des quatre stations de Radio France |
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France Musique (dénommée France Musiques entre 1999 et 2004) est une station de radio de service public nationale française, fondée en 1954.
Station thématique de l'ORTF puis du groupe Radio France, essentiellement consacrée à la musique classique et au jazz, elle propose aussi désormais des programmes sur les musiques électroniques, comédies musicales, musiques dites légères, rock et musiques du monde.
Elle assure également la retransmission des concerts des deux orchestres de Radio France, l'Orchestre national de France et l'Orchestre philharmonique de Radio France, ainsi que du Chœur et de la Maîtrise de Radio France.
Son directeur actuel est Marc Voinchet, en poste depuis [1].
France Musique est fondée en 1954 sur une idée du poète Jean Tardieu[2], sous le nom de « programme musical à modulation de fréquence ». Les programmes sont diffusés en modulation de fréquence et en stéréophonie, deux techniques alors nouvelles[2], la RTF cherchant ainsi à inciter les auditeurs à s’équiper en postes stéréophoniques. D’abord expérimental, ce programme diffuse au début tous les jours de 19 à 23 h et le samedi jusqu’à minuit ; puis, il parvient à devenir une véritable station[3].
Le , il prend le nom de « France IV Haute-Fidélité », puis devient « RTF Haute Fidélité » le et « France Musique » le 8 décembre de la même année[4].
Dès cette époque, la station connaît des tensions sur deux sujets : la place à l’antenne de musiques autres que classique et la répartition du temps d’antenne entre musique et commentaires. Ces deux thèmes motivent toutes les réformes effectuées depuis les années 1960.
Ainsi en 1975, Pierre Vozlinsky, directeur des programmes et services musicaux à Radio France, nomme Louis Dandrel, journaliste au Monde, comme directeur de la station[2]. Ce dernier cherche à accroître l’audience de la radio en élargissant la programmation au rock, au jazz, aux variétés et aux musiques non-européennes[5]. Un tiers des producteurs sont écartés et remplacés par un personnel plus jeune. La nouvelle grille entre en fonction le . L’audience progresse, mais les « fidèles » (par exemple, Jean Dutourd) et la presse dénoncent la nouvelle orientation de la station[6]. Bientôt, les relations entre Volzinsky, attaché à une conception plus traditionnelle de la station, et Louis Dandrel se détériorent. Ce dernier démissionne en 1977, suivi par une cinquantaine de producteurs, tandis que la radio met un terme à l’ouverture pratiquée[7].
En 1978, Pierre Vozlinsky donne un nouvel élan à la station et fait appel à Denys Lémery qui crée Le Matin des Musiciens en s'entourant de Dominique Jameux, Jean-Pierre Derrien, Olivier Bernager, Philippe Hersant et Jacques Merlet, qui va donner un élan décisif à la renaissance des Musiques anciennes et baroques. Participent au renouveau de la chaîne René Koering, Alain Lacombe, Bernard Deutsch, Marcel Marnat, Claude Santelli… L'audience progresse nettement, mais la contradiction entre une radio qui explique et une radio-robinet n'est toujours pas arbitrée par les pouvoirs. Les luttes intestines au milieu musical vont aboutir à une valse des directeurs.
En 1982, la programmation suscite à nouveau des protestations : le temps de parole serait trop long et trop ennuyeux, la programmation prévue n’est pas respectée. Aussi la station tente de réduire la place de la parole sur ses ondes[8].
Le monopole de Radio France s'achève en 1981 et avec l’arrivée de Radio Classique sur les ondes en 1983, ce qui incite France Musique à élargir la gamme des musiques diffusées et à laisser plus de place aux commentaires (Radio Classique laissant peu de place à la parole)[9]. Mais la station privée ne tarde pas à concurrencer puis dépasser la radio publique. En 1987, France Musique connaît une nouvelle réforme visant à diminuer à nouveau le temps de parole des animateurs[10]. Le une autre réforme se traduit par la réduction de temps de parole des animateurs qui atteint alors en moyenne quatorze minutes par heure et l’adoption d’un ton plus vivant. Mais la société des producteurs de France Musique et la presse se montrent hostiles à la nouvelle grille[11].
Jean-Pierre Rousseau renouvelle la grille et le personnel de France Musique, politique qui permet à la chaîne de voir son audience s'accroître de 10 % sur la période 1993-1998[12], dans un contexte déjà très marqué par la concurrence de Radio Classique. Un grand nombre des jeunes producteurs recrutés sous sa direction sont toujours en activité (Lionel Esparza, François-Xavier Szymczak, Anne-Charlotte Rémond, Anne Montaron, Bruno Letort, etc.). La priorité est alors mise sur la lisibilité de la grille, la musique vivante (chaque jour une émission en direct avec des artistes de toutes disciplines), la mémoire retrouvée de grands anciens retirés de la scène. De nouveaux partenariats sont engagés entre la chaîne et l'Opéra de Paris, le festival d'Aix-en-Provence, l'Orchestre de Paris, plusieurs festivals comme La Folle Journée de Nantes, Musique à l'Empéri.
Nommé directeur en 1999, Pierre Bouteiller donne à la station le nom de « France Musiques ».
Le président de Radio France, Jean-Marie Cavada, lui demande d’accueillir plus de musiques vivantes, de réduire la part des commentaires musicologiques et de donner plus de place à l’information[13]. La grille, lancée en septembre 1999, se révèle décevante.
La station reprend son nom de France Musique après le départ de Pierre Bouteiller en 2004.
En 2004, Thierry Beauvert, producteur d'émissions à France Musique depuis les années 1990, devient directeur de la station.
En 2008, le président directeur général de Radio France, Jean-Paul Cluzel nomme le compositeur Marc-Olivier Dupin à la tête de France Musique[14]. Sa première grille est marquée par le départ de plusieurs producteurs emblématiques de la station (Alain Gerber, Jean-Michel Damian, Claude Carrière, Jean Delmas, Dominique Jameux, Philippe Carles, Georges Boyer...). En février 2011, il démissionne[15].
Directeur adjoint à l'époque de Pierre Bouteiller, Olivier Morel-Maroger est secrétaire général de Radio France de 2004 à 2008.
Il est nommé directeur adjoint de France Musique en 2008, directeur délégué en 2010, directeur par intérim en février 2011, directeur en juin 2011[16]. Il est secondé jusqu’à son départ par Alain Lompech collaborateur de la station et ancien chef des pages « Art et Spectacles » du Monde[17].
Ancienne directrice générale adjointe chargée de la programmation d’Universcience, Marie-Pierre de Surville est nommée à la tête de la station par le président de Radio France, Mathieu Gallet, à partir du . Elle est secondée par Pierre Charvet, un collaborateur de la station.
Elle congédie plusieurs producteurs historiques de la station (Jean-Pierre Derrien, Xavier Prévost, David Jisse, Marc Dumont, François Hudry, Thierry Beauvert, Arièle Butaux, etc.) et met en place une grille qui comprend les arrivées de Vincent Josse ainsi que de l'émission emblématique de Frédéric Lodéon, Carrefour de Lodéon, depuis France Inter.
Elle quitte la direction de la station en juillet 2015 et se voit confier une « mission de préfiguration visant à créer une direction chargée de la création musicale et culturelle et de la programmation de la Maison de la Radio »[18].
En juillet 2015, Marc Voinchet, présentateur des Matins de France Culture depuis septembre 2009 — qui fut directeur adjoint de France Musique de 2007 à 2009 —, est nommé directeur de la station[19]. Le 2 janvier 2018, Stéphane Grant prend ses fonctions de délégué aux programmes et à l'antenne, succédant à Pierre Charvet[20].
Les logos utilisés par France Musique pour identifier visuellement la station depuis 1959 sont les suivants[21],[22] :
Un concert est diffusé tous les soirs à 20 h. Il est présenté le lundi par Christophe Dilys (récitals, musique de chambre), le mardi et le vendredi par Clément Rochefort (musique ancienne et concerts des formations musicales de Radio France - Orchestre national de France, Orchestre Philharmonique de Radio France, Chœur de Radio France et Maîtrise de Radio France), le mercredi par Arnaud Merlin (musique contemporaine), le jeudi par Saskia De Ville (concerts des formations musicales de Radio France - Orchestre national de France, Orchestre Philharmonique de Radio France, Chœur de Radio France et Maîtrise de Radio France).
Le samedi soir est consacré à l'art lyrique avec Samedi à l'opéra proposé par Judith Chaine de 20h à 23h qui diffuse en intégralité un opéra depuis les plus grandes scènes internationales.
Le dimanche soir, dans le cadre du Carrefour de la création, Arnaud Merlin anime un concert d'archives de musique contemporaine.
France Musique propose également de manière exceptionnelle des concerts en journée lors de grands évènements (week-end Beethoven à la Maison de la Radio, Folle journée de Nantes). L'été, la station est partenaire de festivals, par exemple du 17 au 23 juillet 2017, quand France Musique a mobilisé ses équipes pour diffuser la programmation du festival Radio France Occitanie Montpellier.
Les concerts sont ensuite disponibles à la réécoute sur le site internet de France Musique, pour une durée de 30 jours, dans un espace « Concerts ». Grâce à un partenariat avec ARTE Concert, les concerts des formations musicales de Radio France sont accessibles en vidéo dans cet espace.
La musique est entrecoupée de commentaires explicatifs, la station ayant une volonté pédagogique. Elle diffuse de nombreux concerts tout au long de l'année grâce aux enregistrements de ses équipes et à la diffusion en simultané des concerts de l'Union européenne de radio-télévision.
La station propose chaque samedi à 16h un rendez-vous autour de la musique vivante : Génération France Musique, le live. Clément Rochefort y accueille nouveaux talents et musiciens confirmés pour jouer en public et en direct depuis le théâtre de l'Alliance Française.
Enfin, certaines émissions (42ème Rue, Planète Ocora, À l'improviste) enregistrent régulièrement des émissions en public avec des musiciens en live.
Depuis septembre 2019, France Musique propose chaque dimanche soir de 20 h à 0 h 30 un grand rendez-vous autour de la musique contemporaine intitulé Carrefour de la création. Il propose successivement :
France Musique propose plusieurs rendez-vous quotidiens d'information culturelle et musicale, marqués par des invités de renom pour les commenter.
France Musique organise aussi de nombreuses journées spéciales autour d'interprètes invités (William Christie, Renaud Capuçon, Rolando Villazón) mais aussi en hommage à de grands artistes (Frank Sinatra, Pierre Boulez) d'un thème (la musique klezmer), d'une œuvre (le Boléro (Ravel)) ou encore d'un lieu (Abbaye de Royaumont). La station est également très présente sur les festivals musicaux, en particulier pendant la saison estivale (La Folle Journée, Jazz in Marciac, Festival d'Aix-en-Provence, Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon, Festival de musique de La Chaise-Dieu...).
À la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France, France Musique a bousculé sa grille des programmes en proposant le samedi 14 novembre une matinale spéciale mais aussi un programme musical adapté à l'émotion ressentie par tous les Français après ces évènements. Le dimanche 22 novembre 2015, une journée spéciale intitulée « Vivre » a mis en avant sur l'antenne les choix musicaux des auditeurs et des producteurs de la chaîne en hommage aux victimes et a invité des acteurs du monde musical et culturel à s'exprimer.
France Musique retransmet en direct chaque année les Victoires de la musique classique. Par exemple, le 1er février 2017, Leïla Kaddour-Boudadi et Frédéric Lodéon ont animé la 24e cérémonie de cette manifestation. Autre exemple, le 23 février 2018, France Musique a retransmis en direct cette 25e cérémonie depuis La Grange au Lac (Haute-Savoie).
Lorsque l'actualité le nécessite, France Musique a recours à une programmation événementielle, laquelle n'est plus soumise aux grilles de programmes. Ces événements, qu'ils soient politiques, économiques, sociétaux, culturels ou sportifs, se retrouvent dans les pages retraçant les chronologies annuelles du média radio.
Voir la catégorie : Chronologie de la radio.
La station est diffusée depuis 1954 en modulation de fréquence grâce à 502 émetteurs, ce qui assure sa diffusion dans presque tout le territoire français (en 2005)[25]. Elle est également disponible dans une partie du Luxembourg, en Suisse[26] et en Andorre[27].
La station est diffusée en DAB+ sur le réseau métropolitain n°2 en cours de déploiement depuis Octobre 2021. Elle côtoie sur ce multiplexe l'ensembles des radios nationales de Radio France (France Bleu étant diffusée sur les réseaux DAB+ locaux et régionaux)[28].
Durant une longue période, elle n'est plus audible par satellite à partir du , du fait d'un désaccord entre CanalSat et Radio France sur les conditions de distribution par satellite. Depuis le , elle est nouveau présente sur Canalsat en clair[29].
Le , France Musique enrichit son offre en lançant sept nouvelles webradios, lesquelles proposent des flux musicaux thématisés reflétant la diversité de l'antenne[30]. Ces webradios sont Classique Easy, Classique Plus, La Jazz, Concerts Radio France, Musiques du monde Ocora, La Contemporaine, La B.O. Musiques de films. En 2020, une nouvelle webradio thématique, La Baroque, est ajoutée à l'offre existante : elle propose des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, mais également des musiques du Moyen Âge et de la Renaissance. Enfin, à l'automne 2020, une neuvième webradio est mise en ligne autour de l'opéra, elle propose des programmes thématiques, des portraits de chanteurs, de chanteuses et de chefs d'orchestre ou encore des enregistrements de représentations marquantes de la scène internationale[31].
Pendant la saison 2017-2018, Les Nuits de France Musique compte trois parties : simultané Classique Plus de minuit à 3 h ; simultané Concerts Radio France de 3 h à 4 h ; et finalement simultané Classique Easy jusqu'à 7 h.
En juin 2018, France Musique lance un site web en anglais adapté à l'international[32].
Les chroniques hebdomadaires de Gérard Oberlé, diffusées dans l'émission de Thierry Beauvert (2001-2004), ont été publiées dans La vie est un tango (2003) et La vie est ainsi fête (2007).