Hervé Marseille

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Hervé Marseille
Illustration.
Hervé Marseille en 2020.
Fonctions
Président de l'Union des démocrates et indépendants
En fonction depuis le 20 octobre 2022
(1 an, 8 mois et 26 jours)
Élection 10 décembre 2022
Secrétaire général Olivier Henno
Prédécesseur Jean-Christophe Lagarde
Président du groupe UC au Sénat
En fonction depuis le 1er octobre 2017
(6 ans, 9 mois et 15 jours)
Élection 26 septembre 2017
Réélection 29 septembre 2020
26 septembre 2023
Prédécesseur François Zocchetto
Sénateur
En fonction depuis le 1er octobre 2011
(12 ans, 9 mois et 15 jours)
Élection 25 septembre 2011
Réélection 24 septembre 2017
24 septembre 2023
Circonscription Hauts-de-Seine
Groupe politique UCR (2011-2012)
UDI-UC (2012-2017)
UC (depuis 2017)
Prédécesseur Denis Badré
Vice-président du Sénat
8 octobre 201430 septembre 2017
(2 ans, 11 mois et 22 jours)
Élection 8 octobre 2014
Président Gérard Larcher
Président du Syctom
10 juin 20142 novembre 2017
(3 ans, 4 mois et 23 jours)
Élection 10 juin 2014
Prédécesseur François Dagnaud
Successeur Jacques Gautier
Conseiller général des Hauts-de-Seine
29 mars 20041er janvier 2012
(7 ans, 9 mois et 3 jours)
Élection 21 mars 2004
27 mars 2011
Circonscription Canton de Meudon
Prédécesseur Henry Wolf
Successeur Audrey Jenback
Maire de Meudon
9 mars 199920 octobre 2017
(18 ans, 7 mois et 11 jours)
Prédécesseur Henry Wolf
Successeur Denis Larghero
Conseiller régional d'Île-de-France
23 mars 199228 mars 2004
(12 ans et 5 jours)
Élection 22 mars 1992
Président Jean-Paul Huchon
Biographie
Date de naissance 20 août 1954
Lieu de naissance Abbeville (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF puis NC
UDI-FED (depuis 2012)
Hervé Marseille
Maires de Meudon

Hervé Marseille, né le 20 août 1954 à Abbeville (Somme), est un homme politique français. Sénateur des Hauts-de-Seine depuis 2011, il est président du groupe parlementaire Union centriste (UC) au Sénat depuis 2017 et du parti politique Union des démocrates et indépendants (UDI) depuis 2022. Il est également conseiller municipal de Meudon après en avoir été longtemps le maire.

Biographie

Ancien responsable du Parti social-démocrate, Hervé Marseille est élu maire de Meudon en 1999 et conseiller général dans le canton de Meudon en 2004. Il soutient Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007, ce qui lui vaut une suspension de l'Union pour la démocratie française (UDF). Par la suite membre du Nouveau Centre (NC), il est désigné délégué national au sein de ses instances dirigeantes provisoires puis secrétaire général adjoint chargé des élections au congrès de Nîmes, organisé en 2008.

Entré au conseil d'administration de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) le 17 juillet 2009, il démissionne trois mois plus tard. Dans le même temps, Jean Sarkozy se présente à la présidence de l'EPAD, ce qui déclenche une polémique, notamment à gauche.

Le 28 octobre 2010, par décret présidentiel, Hervé Marseille est nommé au Conseil économique, social et environnemental.

Il devient président du groupe UMP-NC au conseil général des Hauts-de-Seine en mars 2011, après avoir été réélu avec 57 % des voix au second tour. Il démissionne de son mandat de conseiller général à la suite de son élection au Sénat, après une candidature infructueuse en 2004.

En 2013, il s'oppose au mariage entre personnes de même sexe, critiquant le gouvernement pour avoir accordé une priorité à cette question sociétale dans un contexte de hausse du taux de chômage,.

Il est élu président de la Force européenne démocrate lors du congrès du 27 juin 2015, succédant à Jean-Christophe Lagarde. Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Il est réélu sénateur en 2017 avec 14,29 % des suffrages sur la liste UDI « Avec vous, pour nos communes », qu'il mène. Il devient président du groupe Union centriste en octobre 2017.

Le 20 octobre 2017, pour respecter la loi limitant le cumul des mandats, il démissionne de sa fonction de maire de Meudon au profit de Denis Larghero. Il démissionne également de la présidence du Syctom et de ses autres mandats exécutifs locaux.

Il coécrit en 2021, avec Bruno Retailleau, qui occupe la présidence du groupe Les Républicains au Sénat, une résolution non-contraignante portant sur la « lutte contre toutes les formes d'antisémitisme ». Cette initiative se révèle analogue à celle antérieurement adoptée de peu à l'Assemblée nationale en 2019 et qui assimile l'antisionisme à la définition de l'antisémitisme.

Le 10 décembre 2022, il est élu président de l'UDI, succédant à Jean-Christophe Lagarde.

Lors d'un entretien sur Radio J le 8 février 2023, il accuse les députés La France insoumise de transformer l'Assemblée nationale « en camp de gitans » à propos des débats sur la réforme des retraites, propos qui suscitent l'indignation d'une partie de la classe politique, notamment à gauche, ainsi que de l'Association nationale des gens du voyage citoyens (ANGVC), qui déplore des « propos inacceptables » et annonce son intention de porter plainte. Devant la polémique, Hervé Marseille reconnaît avoir « sûrement fait preuve d'imprudence verbale », accusant cependant les Insoumis d'avoir fait une instrumentalisation « nauséeuse » de ses propos. Pour Mediapart, le silence du gouvernement, de la droite et de la plupart des médias sur cette déclaration illustre la « banalisation de l'antitsiganisme en France ».

Aux élections sénatoriales de 2023, tête de liste pour la quatrième fois, il est réélu avec le soutien du Mouvement démocrate et de Horizons.

Prises de position

Réforme des retraites

Il se prononce en faveur du report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans et d'une accélération de la réforme Touraine – laquelle prévoit que la durée de cotisation, pour obtenir une retraite à taux plein, augmente d'un trimestre tous les trois ans.

Cumul des mandats

Le journaliste Jérôme Cordelier écrit que l'intérêt d'Hervé Marseille pour le cumul des mandats remonte à l'époque où il « a fait ses premières armes dans le sillage de Max Lejeune, maire d', grand cumulard ». Dans son discours de remise du prix du meilleur sénateur 2023, Nathalie Mauret analyse qu'Hervé Marseille est « l’incarnation de l’ancien monde en politique, celui où on pouvait cumuler gaiement tous les postes sans aucun souci ».

En juillet 2021, Hervé Marseille dépose une proposition de loi visant à permettre à un parlementaire national et européen d’être également maire ou adjoint au maire d’une commune de moins de 10 000 habitants (soit 97 % des communes de France). Pour Hervé Marseille, « attaché à un parlementarisme ancré dans la réalité des territoires », la loi sur l’interdiction du cumul des mandats a eu des effets dommageables, alimentant le sentiment de députés et sénateurs « déconnectés du réel ». Il considère que le principal reproche lié au cumul des mandats est relatif au cumul des rémunérations. La proposition de loi prévoit ainsi d’interdire le cumul d’indemnités attaché à ces fonctions avec l’indemnité parlementaire. Adoptée par le Sénat (pour 197, contre 119), la proposition est rejetée en première lecture par l'Assemblée nationale.

Droit de grève

En février 2024, Hervé Marseille présente une proposition de loi du groupe centriste du Sénat visant à restreindre le droit de grève en France. Cette initiative cible spécifiquement le secteur des transports, proposant une réglementation stricte pendant des périodes sensibles telles que les vacances scolaires. Assimilant les grévistes à des preneurs d'otages, il propose que le gouvernement ait à sa disposition un capital annuel de 60 jours d'interdiction de grève.

Inscription de l'IVG dans la Constitution

Il s'oppose à l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution.

Détail des mandats et fonctions

Blagues et remarques acerbes

À l'instar de l'un de ses mentors André Santini, Hervé Marseille est connu pour son goût du bon mot, quitte à agacer sur les bancs parlementaires, comme le met en exergue Nathalie Mauret dans son portrait sur le trombinoscope :

« L’avis et les analyses de ce presque septuagénaire sont respectés sur tous les bancs, même si parfois certains s’agacent (gentiment) de celui qu’ils appellent « Monsieur petites blagues ». La politique le passionne et blagues, jeux de mots et autres calembours lui permettent de la mettre à distance, de se protéger des attaques. »

Cette facette est soulignée par le journal L'Opinion, dans un article titré « Hervé Marseille, la politique par le rire » du 22 octobre 2023 : « Hervé Marseille est un corrupteur. Son carburant n’est pas l’argent, mais le rire. Quand il parle de Tata Babou, il désigne Élisabeth Borne, Première ministre. Les rencontres de Saint-Denis du 30 août deviennent « la soirée mousse de Macron ». »

Dans son article « Hervé Marseille, l’homme qui tire les ficelles au Sénat », Nathalie Schuck sous-titre son papier immédiatement par : « Le désopilant centriste, allié de Gérard Larcher, est souvent décrit comme un « tonton flingueur ». »

Mise en cause

Hervé Marseille est mis en cause par un salarié de l'association Seine Ouest Entreprise et Emploi, l'agence économique du territoire Grand Paris Seine Ouest. Il fait l'objet, conjointement avec l'ancienne Directrice, Mme Christine Boulos, d'une plainte pénale pour harcèlement moral .

Décorations et distinctions

Notes et références

Notes

  1. Par intérim jusqu'à son élection le 10 décembre 2022.

Références

  1. « Hervé Marseille, l’homme qui tire les ficelles au Sénat », sur Le Point, 8 décembre 2023.
  2. « Polémique autour de l'arrivée de Jean Sarkozy à l'Epad », Le Figaro, 11 octobre 2009.
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  6. (fr-fr) Hervé Marseille soutient le référendum Mariage Pour Tous (5 avril 2013) Consulté le 15 février 2024.
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  9. Elia Dahan, « Denis Larghero est le nouveau maire de Meudon : Après la démission d’Hervé Marseille (UDI), réélu sénateur, c’est son ancien adjoint à la culture et au développement numérique qui reprend, à mi-mandat, les rênes de la mairie », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine,‎ 20 octobre 2017 (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2017).
  10. « Garches : Jacques Gautier est le nouveau président du Syctom », Le Parisien, édition de Paris,‎ 2 novembre 2017 (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2017).
  11. « Le Sénat adopte une résolution pour lutter contre toutes les formes de l’antisémitisme », sur Public Sénat, 5 octobre 2021 (consulté le 15 février 2024)
  12. Yves-Marie Robin, « Qui est Hervé Marseille, le nouveau président de l’UDI ? », sur ouest-france.fr, 10 décembre 2022 (consulté le 21 décembre 2022).
  13. « « Racisme crasse » : la sortie du président de l’UDI sur l’Assemblée transformée en « camp de gitans » provoque un tollé », sur Le HuffPost, 8 février 2023 (consulté le 8 février 2023).
  14. Par Anissa Hammadi Le 8 février 2023 à 14h52, « « LFI transforme l’Assemblée en camp de gitans » : le sénateur Hervé Marseille accusé de racisme », sur leparisien.fr, 8 février 2023 (consulté le 8 février 2023).
  15. Ilyes Ramdani, David Perrotin, « « Camp de gitans » : après la faute d’Hervé Marseille, le silence à Paris », sur Mediapart, 10 février 2023.
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  17. Sébastien Schneegans, « Hervé Marseille fixe un nouveau cap pour l’UDI », sur Le Point, 10 décembre 2022.
  18. Jérôme Cordelier, « Le 49.3 c'est de la morphine », Le Point, 27 décembre 2022.
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  22. « Vacances, JO... Les sénateurs centristes veulent limiter le droit de grève » Accès payant, sur Libération, 15 février 2024 (consulté le 15 février 2024)
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  29. Hervé MARSEILLE, Conseil économique, social et environnemental.
  30. « Article - Décret du 28 octobre 2010 portant nomination au Conseil économique, social et environnemental - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 21 février 2024)
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  33. « Prix du trombinoscope 2023 »
  34. « la politique par le rire »
  35. Nathalie Schuck, « Hervé Marseille, l’homme qui tire les ficelles au Sénat », 8 décembre 2023
  36. Edouard Roux Valeurs Actuelles, «  Le sénateur et patron de l'UDI Hervé Marseille visé par une plainte pour "harcèlement moral" », sur Valeurs actuelles, 14 mars 2024 (consulté le 15 mars 2024)
  37. Décret du 31 décembre 2002 portant promotion et nomination
  38. Décret du 13 mai 2011 portant promotion et nomination

Liens externes