Le sujet de Jean-Jacques Annaud revêt aujourd’hui une grande importance, car il impacte de multiples aspects de notre vie quotidienne. Il existe différentes perspectives et opinions sur la question, ce qui en fait un sujet très discuté et qui suscite un grand intérêt. Tout au long de l'histoire, Jean-Jacques Annaud a fait l'objet de nombreuses études et recherches cherchant à comprendre son influence sur la société. Dans cet article, nous explorerons différentes facettes de Jean-Jacques Annaud et analyserons sa pertinence dans le monde contemporain. De son impact sur l’économie à son influence sur la culture populaire, Jean-Jacques Annaud est un sujet qui mérite notre attention et notre réflexion.
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Distinctions | Liste détaillée César de la meilleure réalisation ( et ) Commandeur des Arts et des Lettres () Médaille Charlemagne pour les médias européens (d) () Prix Jean-Le-Duc |
Le Nom de la rose (), L'Amant (), Sept Ans au Tibet (), La Guerre du feu (), L'Ours () |
Jean-Jacques Annaud, né le à Juvisy-sur-Orge (Seine-et-Oise), est un réalisateur, producteur de cinéma et scénariste français.
Jean-Jacques Annaud, né le à Juvisy-sur-Orge, est le fils d'un cheminot chef de gare dans la banlieue parisienne et d'une mère secrétaire de direction dans l'industrie chimique[1]. Il prend goût très jeune au cinéma, plus précisément en voyant La Bataille du rail de René Clément sorti en 1946, et filme ses premières images à onze ans[2].
Après un baccalauréat latin-grec, il suit l'enseignement de l'École Louis-Lumière dont il sort major, puis de l'IDHEC (section réalisation) dont il sort aussi major. Parallèlement, il suit des cours de théâtre, de préhistoire et d'histoire médiévale à l'université Paris-Sorbonne, dont il est également diplômé[3].
Il fait ses armes en réalisant un grand nombre de films publicitaires diffusés pour la télévision et les salles de cinéma[4]. Il obtient en 1973 la Palme d'Or du Festival de Cannes des Films Publicitaires pour un spot à gros budget, Crackers Belin. Après avoir rencontré François Truffaut qui aime ses mini-comédies et son sens du montage (la coupe d'intention), ce dernier le met en contact avec le producteur Claude Berri[4] qui lui permet de réaliser son premier film, la Victoire en chantant (1976). La sortie est un échec commercial[5], mais après des retouches portant principalement sur la bande-son, il obtient l'année suivante l'oscar du meilleur film étranger sous le titre Black and White in Color et ressort en France comme Noirs et Blancs en couleur (1977). Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.
Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d'Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.
Le réalisateur a une bonne presse jusqu'aux années 1990, mais il est toujours éreinté par Libération et ses deux plus fameux critiques, Serge Daney et Gérard Lefort. Son film Sept ans au Tibet essuie des critiques plus négatives[6]. Sa Majesté Minor laissa également dubitative la critique[7],[8],[9]. VSD rappelle que Sa Majesté Minor et Or noir sont « deux catastrophes commerciales consécutives... radicales »[10] ; ainsi, le premier n'a rapporté qu'1 million de dollars alors qu'il en a coûté 26[11].
Selon le réalisateur populaire Henri Verneuil, la critique a tort de bouder Jean-Jacques Annaud : Verneuil affirme que ce dernier est, de la même manière que Luc Besson, l'héritier d'un authentique cinéma populaire et qu'il fait partie des rares réalisateurs français à jouir d'une notoriété internationale[12].
En 2005 il est président du jury du 5e Festival international du film de Marrakech.
Le , Jean-Jacques Annaud est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le . Il fut introduit par son ami Roman Polanski[13].
En 2012, il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai, avec notamment l'actrice Heather Graham dans le jury.
En 2015, sort Le Dernier Loup, adapté du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. La même année il préside le jury du 37e Festival international du film de Moscou.
En novembre 2017, Jean-Jacques Annaud est mentionné dans l'enquête des Paradise Papers : en 1997, il a créé le trust Los Condores Trust, basé à Guernesey, et a dissimulé 1,2 million d'euros à l'administration fiscale française, selon le journal Le Monde[14]. Avant la diffusion de l'annonce, le réalisateur a demandé à ses avocats de normaliser sa situation et les actifs « auraient finalement été déclarés au fisc français le 12 octobre »[15]. Il est condamné en à neuf mois de prison avec sursis et 120 000 euros d'amende pour blanchiment de fraude fiscale[16].
En , il sort un livre Une vie pour le cinéma aux éditions Grasset en collaboration avec Marie-Françoise Leclère[17]. Il signe la même année son adaptation en dix épisodes pour le petit écran du best-seller de Joël Dicker, La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, diffusée dans 22 pays.
En avril 2021, il commence le tournage de Notre-Dame brûle, long métrage racontant l'incendie de Notre-Dame de Paris d'avril 2019[18]. Le film sort le 16 mars 2022.
Le cinéaste est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s'attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD). Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête et Notre-Dame brûle, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux exotiques, lointains et secrets dans le souci d'offrir des lieux d'un ailleurs qu'on ne pourrait voir qu'au cinéma.
Il est membre du comité stratégique de la France China Foundation (FCF), institution franco-chinoise dont l'objectif est d'encourager le dialogue entre la France et la Chine[19].
En 2022, il témoigne dans le long-métrage documentaire Patrick Dewaere, mon héros, d'Alexandre Moix.
Les films suivants sont de lui-même, sauf indication :
Les films suivants sont de lui-même, sauf indication :