Jean-Michel Aphatie

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Jean-Michel Aphatie
Image illustrative de l’article Jean-Michel Aphatie
Jean-Michel Aphatie en 2016.
Prononciation du nom Jean-Michel Aphatie se prononce
Naissance 8 septembre 1958
Moncayolle-Larrory-Mendibieu (France)
Nationalité Française
Profession Journaliste
Spécialité Politique
Récompenses Prix Roland-Dorgelès (2008)
Prix Philippe-Caloni (2011)
Médias actuels
Pays Drapeau de la France France
Média Presse écrite, radio et télévision
Fonction principale Éditorialiste dans la matinale de LCI (depuis 2019)
Historique
Presse écrite Politis
Libération
Le Journal du dimanche
Le Parisien
L'Express
Le Monde
Radio France Inter (1999-2003)
RTL (2003-2015)
Europe 1 (2015-2016, 2018-2019)
France Info (2016-2018)
Télévision On ne peut pas plaire à tout le monde (2004-2006) (France 3)
Le Grand Journal (2006-2015) (Canal+)
France Info (2016-2018)
France 5 (2016-2023)
LCI (2019-2023)
TMC (depuis 2023)

Jean-Michel Aphatie, né le 8 septembre 1958 à Moncayolle-Larrory-Mendibieu (Pyrénées-Atlantiques), est un journaliste politique français.

Il travaille principalement sur la radio RTL de 2003 à 2015, tout en étant chroniqueur politique dans Le Grand Journal de Canal+ de 2006 à 2015. Il est ensuite employé successivement par les radios Europe 1, France Info puis de nouveau Europe 1. En 2019, il arrive à LCI comme éditorialiste dans la matinale de la chaîne d'informations.

À partir du 4 septembre 2023, il est chroniqueur politique dans Quotidien sur TMC.

Biographie

Naissance, formation et débuts

Jean-Michel Aphatie est né le 8 septembre 1958 à Moncayolle-Larrory-Mendibieu dans les Pyrénées-Atlantiques.

Ayant eu son BEPC au rattrapage, Jean-Michel Aphatie quitte l'école à 14 ans et commence à travailler à 14 ans et demi dans l'épicerie-café que ses parents tiennent en gérance à Mauléon-Licharre, puis devient vendeur de voitures à Biarritz et garçon de café à Lourdes. Il reprend ses études et devient bachelier en 1982, à 24 ans. Il est ensuite diplômé de l'IUT Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine.

Il découvre sa passion pour le journalisme politique avec l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République française en 1981.

Vie privée

Il est marié avec Stéphanie Videau, qui travaille dans la communication, avec qui il a un garçon et une fille, nés dans les années 2000.

Carrière professionnelle

Jean-Michel Aphatie est connu comme étant l'une des rares figures du paysage audiovisuel avec un accent régional,,.

Arrivé à Paris en 1986 avec la ferme intention d’être journaliste politique, Jean-Michel Aphatie travaille d'abord pour l'hebdomadaire Politis de 1988 à 1989, puis il collabore au quotidien Libération et au Journal du dimanche avant de rejoindre l'équipe de Fabien Roland-Lévy et Raphaëlle Bacqué en 1992 au Parisien. Après un passage par l'hebdomadaire L'Express de 1996 à 1998, il travaille pour le quotidien Le Monde durant dix mois.

À partir de 1999, Jean-Michel Aphatie se tourne vers la radio en travaillant à France Inter en tant que journaliste politique. En 2003, alors que le directeur de la station, Jean-Luc Hees, lui propose de prendre la tête du service politique, Jean-Michel Aphatie, déçu de ne pas pouvoir présenter également l’éditorial du matin rejoint RTL, pour y animer L'invité de RTL, une interview politique du lundi au vendredi à 7 h 50. À partir de septembre 2005, succédant à Ruth Elkrief, il coanime également l'interview dominicale du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI (puis RTL-le Figaro-LCI à partir de septembre 2006).

Parallèlement, de janvier 2004 jusqu'à l'arrêt de l'émission en juin 2006, il est chroniqueur dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel, On ne peut pas plaire à tout le monde, sur France 3. Depuis septembre 2006, il devient chroniqueur politique dans Le Grand Journal de Canal+.

À la rentrée de septembre 2008, tout en poursuivant ses interviews matinales et dominicales sur RTL ainsi que sa participation au Grand Journal, il devient chef du service politique et directeur adjoint de la rédaction de RTL. En octobre 2008, il reçoit avec Arlette Chabot le prix Roland Dorgelès, décerné à des journalistes pour leur attachement à la qualité de la langue française. Depuis janvier 2010, outre ses interventions sur RTL, il débat aussi sur la station toutes les semaines face à Alain Duhamel (Le face à face Aphatie-Duhamel).

En novembre 2011, il reçoit le prix Philippe-Caloni du meilleur intervieweur.

Durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, il commente des romans-photos pour le magazine Gala.

En 2015, le salaire de Jean-Michel Aphatie est estimé à 21 000 euros par mois pour son travail au Grand Journal.

Avant l'été 2015, il annonce que la saison 11 du Grand Journal de Canal+ sera sa dernière. Après avoir officialisé son départ de RTL en mai 2015, il annonce son transfert à Europe 1, où il coanime l'émission Europe 1 Midi. Le 29 juin 2015, il est pressenti pour la présentation de l'interview politique de BFM TV à partir de la rentrée 2015, finalement, il se consacre uniquement à son émission Europe 1 Midi. Le 8 juillet 2016, il annonce qu'il quitte Europe 1 à la fin de l'émission.

À la rentrée de septembre 2016, il assure l'interview politique du matin sur la chaîne d'information en continu nouvellement créée France Info, recevant une personnalité politique de 8 h 30 à 9 heures ; l'émission est aussi retransmise simultanément sur la radio France Info. À partir d'octobre 2016, il rejoint également l’équipe de l'émission C l'hebdo sur France 5 comme chroniqueur. En mars 2018, il publie son essai La liberté de ma mère : Mai 68 au Pays Basque sur la plate-forme d'autoédition d'Amazon. Le 26 juin 2018, après avoir effectué ses interviews politiques matinales sur France Info durant deux ans, il revient sur Europe 1. Après une saison à l'édito politique sur Europe 1, il arrive dans la matinale de LCI pour un éditorial. Il intervenait déjà très régulièrement sur la chaîne.

Le 22 mai 2023, il quitte France 5 et LCI, et rejoint Quotidien, où il dispose de sa propre chronique politique chaque soir.

Engagement politique

De 1982 à 1986, Jean-Michel Aphatie est membre du Parti socialiste. À l'origine, soutien de François Mitterrand, il prend position en faveur du courant social-démocrate mené par Michel Rocard, puis Jacques Delors, étant plus sévère envers Lionel Jospin.

En 1986, lors du mouvement contre le projet de loi Devaquet, alors étudiant en journalisme à Bordeaux, il est membre de la coordination étudiante.

En mars 2008, il indique avoir voté blanc à tous les scrutins depuis 1988, sauf lors du référendum sur le traité de Maastricht, avant d'indiquer en février 2009 : « J'ai été de gauche et je n'ai jamais été de droite ».

Controverses

Partialité lors de l'élection présidentielle française de 2012

En 2012, le documentaire DSK, Hollande, etc. réalisé par Pierre Carles, Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal, retrace la manière dont la presse a successivement soutenu les candidatures de Dominique Strauss-Kahn et François Hollande lors de l'élection présidentielle française de la même année et méprisé les candidats les moins bien placés dans les sondages. Le film montre notamment la réaction de Jean-Michel Aphatie, confronté à ses contradictions, lequel s'est estimé « piégé » par Julien Brygo, qui s'était fait passer pour un journaliste de la RTBF afin d'obtenir un entretien avec lui.

Affaire Cahuzac

En 2013, pendant l'affaire Cahuzac, Jean-Michel Aphatie s'oppose à Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart, journal qui accuse Jérôme Cahuzac d'avoir un compte non déclaré en Suisse. Il demande à Mediapart de rendre publiques les « preuves » ce que refuse le site d'information au nom de la protection des sources qui déclare avoir recoupé ses informations.

Le 2 avril, Jérôme Cahuzac avoue avoir bien possédé ce compte non déclaré, confirmant les accusations de Mediapart. Jean-Michel Aphatie est moqué dès le lendemain par Les Guignols de l'info dans Le Grand Journal, sur les réseaux sociaux, ou encore par Sophia Aram sur France Inter. Le même jour, la députée européenne d'Europe Écologie Eva Joly l'accuse, alors qu'il l'interviewe, d'avoir « mis sa plume de chroniqueur au service des puissants » ; le lendemain, c'est le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui lui fait remarquer qu'il n'est « pas le mieux placé » pour évoquer l'affaire Cahuzac. Selon le quotidien Le Monde, Jean-Michel Aphatie serait devenu sur les réseaux sociaux « le symbole conspué d'un journalisme « assis », au mieux inoffensif et inutile, au pire complice des pouvoirs ». Il affirme plus tard n'en avoir « jamais pris autant plein la tronche ».

Versailles

En 2016, Jean-Michel Aphatie est invité de Public Sénat dans le cadre des élections américaines. Sur le plateau, il affirme que s’il était président, il « raserait Versailles pour que l’on arrête de cultiver la grandeur de la France », des propos qui suscitent l’indignation de diverses personnalités politiques.

Il réitère ses propos en 2022, à l'occasion d'une chronique dans Quotidien, où il fait l'analyse des campagnes des différents candidats à l'élection présidentielle de 2022 : « J'ai dit un jour qu'il fallait raser Versailles. Mais trois fois il faut raser Versailles. Parce qu'on est persuadé, encore aujourd'hui, que la politique c'est Louis XIV. ».

Prises de position

Mouvement des Gilets Jaunes

Le 2 janvier 2019, Jean-Michel Aphatie affirme qu'Éric Drouet, figure du mouvement des Gilets jaunes, a voté pour Marine Le Pen en 2017 aux deux tours de l'élection présidentielle, ce que ce dernier dément pourtant formellement.

Dans un tweet du 6 mars 2019, il compare Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme à une « sous-secrétaire désœuvrée », après que celle-ci a demandé à la France une enquête sur « l'usage excessif de la force » par la police française durant les manifestations organisés dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. Il est critiqué par une partie de la presse ainsi que par des élus politiques.

Eric Zemmour

En 2019, il estime qu'il n'est pas normal qu'Éric Zemmour puisse encore s'exprimer alors que Dieudonné n'a plus droit à la parole, en invoquant le « deux poids - deux mesures » dans la sanction des discours antisémites et anti-musulmans, tout en citant les motifs pour lesquels ils ont été condamnés : « incitation à la haine raciale » pour Dieudonné, « incitation à la haine religieuse » pour Zemmour. En décembre 2019, il qualifie Éric Zemmour de « cochon de la pensée » et refuse de débattre avec lui sur CNews.

Publications

Notes et références

  1. Patronyme d'origine basque signifiant « abbaye », d'après abbadi, abbatia en latin, abadía en espagnol. Prononciation : . Voir .
  2. « Jean-Michel Aphatie », sur premiere.fr (consulté le 11 septembre 2013).
  3. Danièle Molho, « Jean-Michel Aphatie, cette voix venue d'ailleurs »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Marianne.net, 3 juillet 2000.
  4. Jean-Bernard Litzler, « Jean-Michel Aphatie : « Vendre des voitures, c'est formateur » », sur L'Express.fr, 20 février 2008.
  5. Véronique Brocard, « Jean-Michel Aphatie, politiquement vôtre », sur Télérama.fr, 16 septembre 2008.
  6. Joséphine de Rubercy, « Jean-Michel Aphatie : qui est Stéphanie, sa femme depuis 25 ans ? », sur Gala, 23 mai 2023
  7. « Jean-Michel Aphatie, une voix pour les accents », sur LExpress.fr, 27 novembre 2009 (consulté le 2 janvier 2019).
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  10. « Jean-Michel Aphatie », sur Ozap.com (consulté le 1er novembre 2008).
  11. Jean-Michel Aphatie 2006, Chapitre 5 : Sur les pas de Lionel Jospin
  12. Jean-Michel Aphatie 2006, p. 145.
  13. Julien Mielcarek, « RTL : Aphatie devient chef du service politique », sur Ozap.com, 18 août 2008.
  14. Julien Mielcarek, « Chabot et Aphatie primés par la ministre de la Culture », sur Ozap.com, 31 octobre 2008.
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  16. Société civile des auteurs multimédia (SCAM), « Le jury présidé par Jean-Noël Jeanneney attribue cette année le Prix Philippe Caloni à Jean-Michel Aphatie », sur scam.fr, 25 novembre 2011.
  17. Marie-Catherine Spinassou (TV Magazine), « Jean-Michel Aphatie écrit pour Gala », sur lefigaro.fr, 25 février 2012.
  18. « Découvrez les salaires des animateurs de la télévision », Le Figaro.fr, 26 mars 2015.
  19. « Jean-Michel Aphatie rejoint BFM-TV », sur Le Monde.fr, 29 juin 2015 (consulté le 1er juillet 2015).
  20. « Jean-Michel Aphatie n'ira pas sur BFMTV à la rentrée », sur L'Express.fr, 3 juillet 2015 (consulté le 3 juillet 2015).
  21. « Jean-Michel Aphatie décroche l'interview politique de franceinfo: », Julien Bellver, Ozap.com, 21 juillet 2016).
  22. « Jean-Michel Aphatie rejoint Anne-Elisabeth Lemoine dans "C l'hebdo" sur France 5 », 20 minutes.fr, 30 septembre 2016.
  23. « En publiant son livre sur Amazon, Jean-Michel Aphatie touchera le jackpot », Capital.fr,‎ 7 avril 2018 (lire en ligne).
  24. « Jean-Michel Aphatie quitte franceinfo pour Europe 1 », sur ozap.com, 26 juin 2018.
  25. « Jean-Michel Aphatie quitte Europe 1 pour LCI », sur 20minutes.fr (consulté le 12 juillet 2019).
  26. « Jean-Michel Aphatie quitte France 5 et LCI pour rejoindre "Quotidien" à la rentrée », sur ozap.com, 22 mai 2023 (consulté le 22 mai 2023)
  27. Jean-Michel Aphatie 2006, Présentation de l'éditeur
  28. « Jean-Michel Aphatie ou les désillusions du militantisme socialiste », sur Politique.net, 13 mai 2008.
  29. « Vidéo : quand Jean-Michel Aphatie manifestait à Bordeaux en 1986 », sudouest.fr, 3 novembre 2014.
  30. « Jean-Michel Apathie avoue "voter blanc" depuis 1988 », sur Jeanmarcmorandini.com, 25 mars 2008.
  31. interview dans Médias, le magazine animé par Thomas Hugues sur France 5, 14 février 2009 « Jean- Michel Aphatie : "Je n'ai jamais été de droite !" », sur jeanmarcmorandini.com, 14 février 2009.
  32. « Médias en campagne : à propos du documentaire "DSK, Hollande, etc." », sur Acrimed.org, 2 mai 2012 (consulté le 24 juillet 2013).
  33. Sébastien Rochat, « Interview masquée : Aphatie balance Pierre Carles », sur Arrêt sur images.net, 23 mars 2012 (consulté le 17 avril 2012).
  34. « Affaire Cahuzac : Jean-Michel Aphatie savait ! », sur Acrimed.org, 4 avril 2013 (consulté le 25 juillet 2013).
  35. « Aphatie en boucle sur Cahuzac : "Que Plenel publie ses preuves !" », Zineb Dryef, Rue89.com.
  36. « Jean-Michel Aphatie : l'épreuve irréfutable », sur Le Monde.fr, 18 avril 2013 (consulté le 6 août 2013).
  37. « Raser Versailles » : des propos d'Apathie font polémique, Le Figaro, 13 novembre 2016.
  38. Quotidien, deuxième partie du 6 avril 2022 avec Anastasia Kirilenko et Jean-Michel Aphatie , dans Quotidien sur TMC (6 avril 2022, 52:32 minutes) Consulté le 19 juin 2024. La scène se produit à 36:56.
  39. « « Éric Drouet, gilet jaune et électeur du FN » : récit d'une hallucination politico-médiatique », sur Marianne, 3 janvier 2019 (consulté le 4 janvier 2019).
  40. « « Gilets jaunes » : l’ONU demande à la France d’enquêter sur « l’usage excessif de la force » », Le monde,‎ 6 mars 2019 (lire en ligne, consulté le 7 mars 2019).
  41. « Aphatie explique son tweet sur Michelle Bachelet après sa demande sur les gilets jaunes », sur Le Huffington Post, 6 mars 2019 (consulté le 7 mars 2019).
  42. Paul Guyonnet, « Aphatie dénonce les médias qui invitent le « délinquant » Zemmour », sur Le Huffington Post, 6 octobre 2019.
  43. « «Un cochon de la pensée» : la violente charge de Jean-Michel Aphatie contre Éric Zemmour », sur ladepeche.fr, 12 décembre 2019.

Liens externes