Nicolas de L'Hospital

 Nicolas de L'Hospital
Duc de Vitry
Nicolas de L'Hospital
Surnom Maréchal de Vitry
Naissance
1581
Décès 28 septembre 1644 (à 63 ans)
à Nandy, près de Melun
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 1637
Distinctions Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Gouverneur de Provence

Nicolas de L'Hospital, marquis puis duc de Vitry,,, seigneur de Nandy et de Coubert, plus connu sous le nom de maréchal de Vitry, né en 1581 et mort le 28 septembre 1644 à Nandy près de Melun, est un militaire et gentilhomme français du début du XVIIe siècle. Il est élevé à la dignité de maréchal de France par Louis XIII en 1617. Sa seigneurie de Vitry en Brie est Vitry-Coubert à Guignes, mais son duché de Vitry a été érigé en 1644 à Châteauvillain et Arc-en-Barrois (cf. Châteauvillain), et promu en duché-pairie en 1650.

Biographie

Origines

Petit-fils de François de L'Hospital († vers 1556/1567, mari d'Anne de La Châtre, fille de Claude Ier de La Chastre et sœur du 1er maréchal de La Châtre, Claude II), il est le fils aîné de Louis de L'Hospital, † 1611, et de Françoise/Marie de Brichanteau, fille de Nicolas Brichanteau de Nangis. Son frère cadet, François de l'Hospital (1583-1660) sera maréchal de France comme lui, en 1643.

Il épouse Lucrèce Bouhier de Beaumarchais, veuve de Louis de La Trémoille, marquis de Noirmoutier (d'où Louis II), et belle-sœur de Charles Ier de La Vieuville. Ils eurent trois enfants :

Famille

Sa famille originaire du royaume de Naples ne doit pas être confondue avec celle originaire d’Auvergne dont fait partie le chancelier Michel de L'Hospital (†1573).

Jean de Galluccio, † vers 1376, s’installe en France au milieu du XIVe siècle. Il est qualifié de clerc des arbalétriers du Roi en 1338/1346 et est naturalisé par Philippe VI en 1349. Il devient trésorier de France et conseiller du roi Charles V. Il prend le nom de Jean de l’Hospital lors de son mariage vers 1348/1353 avec Jeanne de Braque, comme condition pour hériter d’un oncle lui-même nommé Jean de l’Hospital. François de l’Hospital, grand-père des deux maréchaux de Vitry et de L'Hôpital (notre Nicolas et son frère François), est son descendant à la 5e génération. Le nom même de l'Hospital serait-il une allusion à un fief hospitalier sis à Ozouer-le-Voulgis, dit la Ferme de l'Hôpital, dépendant de la grande commanderie de St-Jean en l'Ile de Corbeil (Jeanne de Braque avait en effet Ozouer dans ses biens) ?

Carrière militaire

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Fragment de son tombeau, Musée d'art et d'histoire de Chaumont.

Nicolas de L'Hospital devint capitaine des gardes sous le règne de Louis XIII. À ce titre, il participa à la conjuration qui devait mettre à mort le maréchal d'Ancre, Concino Concini, protégé de la régente et mère de Louis XIII, Marie de Médicis. C'est lui-même qui reçut l'ordre de tuer Concini, le 24 avril 1617. Parmi les hommes qui ont tiré sur le maréchal était: Lui; son frère, François de l'Hôpital, seigneur du Hallier; son beau-frère, M. le Baron de Persan; et un des Gardes de Corps, Guichaumont, exempt des gardes.

Après cette exécution, il est promu maréchal de France, connu après comme le maréchal de Vitry, et son frère, François, lui a remplacé comme capitaine des Gardes de Corps. Le 27 avril 1617, le Baron de Persan était nommé le capitaine de la Bastille, plus tard le gouverneur de la Bastille : il sera ainsi le geôlier de la maréchale d'Ancre, Léonora Dori, la veuve du maréchal.

Maréchal de Vitry est nommé gouverneur de Provence de 1631 à 1637 ; ses manières hautaines et impérieuses ainsi que des abus d'autorité suscitent des conflits avec le Parlement de Provence. Il est rappelé à la Cour en 1634 pour s'expliquer, temporairement remplacé par le Marquis de Saint-Chamond qui acquit très vite une grande popularité. Après son retour à Aix-en-Provence en 1635, il rencontre les mêmes difficultés et il est définitivement disgracié en 1635. Arrêté le 25 octobre 1637, sur la route de Saint-Germain, il est enfermé à la Bastille sur ordre de Richelieu, notamment pour des violences exercées sur l'archevêque de Sourdis.

Il est libéré le 19 janvier 1643, fait duc et pair de France à brevet en 1644, mais meurt dans son château de Nandy près de Melun le 28 septembre 1644. Il avait fait édifier un tombeau pour son épouse et lui en l'église st-Berchaire de Châteauvillain, œuvre en calcaire et marbre noir qui fut brisée par les révolutionnaires, ne sont conservés que les deux orants, au musée de Versailles et diverses sculptures au Musée d'art et d'histoire de Chaumont.

Armoiries

Figure Blasonnement
Armes de la famille de L'Hospital

De gueules, à un coq d'argent, crêté, membré et barbé d'or, portant au col un écusson d'azur, ch. d'une fleur-de-lis d'or.

Armes du duc de Vitry

Ecartelé : au I, semé de fleurs de lys d'or à un lambel à quatre pendants de gueules brochant (Anjou-Sicile), au II, d'or à quatre pals de gueules (Aragon) ; III, parti, a, de sable à deux léopards d'or, l'un sur l'autre (Rouhault), b, coupé, 1 burelé d'or et de gueules (Volvire-Ruffec), 2, de gueules à neuf macles d'or ordonnées 3, 3, 3, un lambel d'argent brochant (Rohan-Montauban) ; IV, de gueules à une croix ancrée de vair (La Châtre) ; sur-le-tout de gueules, à un coq d'argent, crêté, membré et barbé d'or, portant au col un écusson d'azur, chargé d'une fleur-de-lis d'or (L'Hôpital).

Notes et références

  1. « Maison de L'Hôpital, p. 431-440, notamment p. 431-432 et 438-440 », sur Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de france, t. VII, par les Pères Anselme, Ange et Simplicien, et Honoré Caille du Fourny, aux Libraires associés à Paris, 1733
  2. « Maison de L'Hôpital, p. 713-730, notamment p. 725-728-730 », sur Dictionnaire de la Noblesse, t. X, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois et Jacques Badier, chez Schlesinger à Paris, 1866
  3. « Famille de L'Hospital, p. 11 à 13 », sur Racines & Histoire
  4. Généalogie de Lucrèce Bouhier.
  5. Généalogie de Marie Bouhier.
  6. Achille Halphen, Journal inédit d'Arnauld d'Andilly, Paris, J. Techener, Libraire, 1857, 506 p., p. 180
  7. Prosper Cabasse, Essais historiques sur le parlement de Provence, depuis son origine jusqu'à sa suppression : 1501-1790, vol. 2, Paris, Pihan Delaforest, 1826, 477 p., p. 173.
  8. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  9. Michel Popoff (préf. Hervé Pinoteau), Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Annexes

Article connexe

Liens externes