Principauté

Johann Josef I du Lichtenstein.

Une principauté est un territoire gouverné par un monarque ayant le titre de prince ou par un monarque avec un autre titre utilisant le terme générique de « prince ». Elle peut être un État souverain et indépendant, ou une monarchie autonome avec des liens de vassalité envers un autre État.

Au Moyen Âge, en France notamment, la principauté était le contraire de l'apanage : le duché de Bretagne et le comté de Flandre ont d'abord été des principautés. La Bretagne a cessé d'être une principauté quand le duché est entré dans le domaine royal, lorsque Henri II a hérité à la fois de la couronne de France par son père et de la couronne ducale par sa mère, Claude, fille d'Anne de Bretagne et du précédent roi de France (on peut donc dire à la fois qu'un roi de France est devenu duc de Bretagne et qu'un duc de Bretagne est devenu roi de France).

Par la suite une principauté a simplement désigné une entité politique de premier ordre à l'intérieur d'un État souverain et englobant d'autres entités secondaires.

Il peut s'agir d'un comté, d'une marche ou marquisat ou d'un duché.

Il peut aussi s'agir d'une terre ou seigneurie à laquelle est attaché par tradition un titre honorifique de prince sans qu'il s'agisse d'une réelle principauté indépendante. L'historien Du Cange a prouvé que l'usage du titre de prince dans les anciens actes publics ne signifiait que seigneur et on doit l'entendre d'un principal seigneur tel que le mot latin princeps d'où il dérive l'exprime.

Sous l'Ancien Régime, certains titres de prince ont été reconnus ou fondés, il ne s'agissait que de distinctions honorifiques sans effet sur le territoire dépendant de ce « prince ».

Principautés en France

La qualité de prince n'était pas en France un titre nobiliaire officiel, elle équivalait seulement à celle de sire ou de seigneur. Quelques grandes familles changèrent cette qualification en titre et l'appliquèrent à des seigneuries en en modifiant l'acception.

Plusieurs maisons nobles qui ne possédaient aucun droit à la souveraineté persistèrent à garder cette qualification et l'autorité royale ferma les yeux sur cet abus en raison du rang des seigneurs qui s'en décoraient.

Avant la Révolution de 1789 les princes n'avaient aucun droit ni aucun privilège à la Cour et chaque fois qu'ils y furent admis, ce fut une dérogation de la part du roi en faveur des principautés étrangères ou encore une concession particulière et exceptionnelle. Les membres de la noblesse française qui portaient la qualification de prince tenaient ce titre d'un souverain étranger.

Rares furent les fondations du titre de prince et de principauté en France, par le pouvoir royal ou le pouvoir impérial.

Lorsqu'il y eut fondation de princes ou de principautés par le roi, sous l'Ancien Régime ou la Restauration, ce titre n'engendra aucune préséance sur les autres titres de noblesse. Seules les fondations princières de l'Empire, donnèrent au titre de prince et de principauté un rang supérieur et la préséance sur les titres ducaux.

Ancien Régime

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Principautés et titres de prince créés sous le Ier Empire

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Belgique (princes et principautés)

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Le titre de prince est en Belgique le plus haut dans la hiérarchie nobiliaire de ce pays.

Autres principautés

Dépendant du Saint-Empire

Royaume-Uni

Italie

Couronne d'Aragon

Les principautés d'aujourd'hui

États souverains

Entités similaires

Autres régions du monde

Asie

États de fantaisie et micro-nations qualifiés de principauté

Article détaillé : Liste de micronations.

A côté des États établis et reconnus, il existe aussi des « pseudo-États » ou « États de fantaisie » plus connus sous le vocable de micro-nations qui se qualifient de « principauté ». Certaines présentent des revendications d’indépendance, avec pour arguments parfois sérieux, parfois fallacieux des failles et des ambiguïtés du droit.

Notes et références

  1. Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, 1829, page 33.
  2. Vicomte André de Royer-Saint-Micaud, Nous avons une noblesse française, Soc. Ed. Litt., 1900, page 292 à 294.
  3. M. Abbé Jean-Joseph de Expilly : Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules Volume 1 page 138
  4. Abrégé historique des chevaliers et officiers commandeurs de l'Ordre du Saint Esprit depuis son institution jusqu'à la Révolution de 1789, 1873, page 360.
  5. Jean-Baptiste Denisart, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence actuelle, 1771, page 112.
  6. Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, Volume 11, 1869, page 14.
  7. François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, tome X, 1775, page 270.
  8. Nobiliaire universel de France, 1873, page 61.
  9. Stéphane Bertin-Hoffmann, La reconnaissance des micro-nations, Lulu, 2010, page 203.
  10. Bruno Fuligni, L'Etat c'est moi: histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, Editions de Paris, 1997, page 5.

Annexes

Articles connexes

Liens externes