Régiment de Gassion cavalerie

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Certaines informations figurant dans cet article ou cette section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou « Liens externes » (avril 2022).

Vous pouvez améliorer la vérifiabilité en associant ces informations à des références à l'aide d'appels de notes.

Cet article est une ébauche concernant une unité ou formation militaire française.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Régiment de Gassion cavalerie
Création 1635
Dissolution 1658
Pays
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Rôle cavalerie
Guerres Guerre de Trente Ans
Commandant historique Jean de Gassion

Le régiment de Gassion cavalerie est un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, d'origine allemande, formé sous le règne de Louis XIII et dissous sous le règne de Louis XIV.

Création

1635 : la création du régiment de cavalerie se fait sur commission de Louis XIII. Il est créé, commandé et propriété de Jean de Gassion avec comme base un régiment de cavalerie étranger suédois/allemand.

En 1635, la France entre dans la guerre de Trente Ans. Jean de Gassion avait passé les années précédentes à servir le roi de Suède : Gustave II Adolf en Allemagne, dans un régiment de cavalerie où il se forgea sa réputation.
À la mort de Gustave Adolf en 1632, les armées suédoises furent mises en déroute mais continuèrent les actions militaires en Allemagne.

Lors de l’entrée ouverte en guerre du royaume de France, et sous impulsion du cardinal de Richelieu qui l'avait surnommé "La guerre", Jean de Gassion en délicatesse avec le successeur de Gustave Adolf se mit au service de Louis XIII avec les 150 hommes encore sous ses ordres et notamment ses capitaines, compagnons d'armes de la campagne suédoise et originaires des territoires germaniques et scandinaves.

En échange de l’expérience qu’apportait Gassion dans un effort sans précédent de réforme de la cavalerie française, notamment par le transfert des tactiques de cavalerie suédoises basées sur la liaison des armes, il reçut une commission lui autorisant à créer un régiment mais avec quelques particularités dans sa composition et son administration. Uniques pour l'époque, ce régiment ressemblait beaucoup plus, tant dans ses effectifs que dans son organisation, à une brigade mixte à la suédoise qu'à un simple régiment de cavalerie légère.

Particularité et exception du régiment de Gassion cavalerie

La charge qu’avait reçue Jean de Gassion était une charge contractuelle.
Il devait obéir aux ordres donnés par les généraux et commandants d’armée.
Cependant, il pouvait porter le titre de « colonel » tandis que les Français étaient désignés comme « mestres de camp » ; il pouvait faire justice sur ses hommes et pouvait distribuer les charges de son régiment, privilège réservé aux régiments étrangers.

En résumé, Gassion commandait un régiment considéré comme « français », avec les privilèges d'un colonel étranger. Ce statut particulier prit fin en 1641 quand Jean de Gassion devint Mestre de Camp Général de la Cavalerie et son régiment fut donc définitivement considéré comme français.

De plus, officiellement le régiment de Gassion était un régiment de cavalerie, cependant les unités de gendarmes et chevau-légers dont il devait être composé étaient rejointes par des dragons (infanterie montée), Lors d'actions indépendantes du reste de l'armée, il recevait des renforts de l’infanterie (piquiers et mousquetaires) et même des pièces d'artillerie légères. De plus Gassion posséda un parc d'artillerie lourde rattaché à son régiment qu'il utilisa notamment à Dole et à Gravelines. Les effectifs du régiment dépassèrent largement donc le standard de l’époque : 1700 hommes contre 400 pour un régiment de cavalerie "standard" et 800 pour un régiment d'infanterie.

Composition et effectifs du régiment de Gassion cavalerie

Juin 1635 : 180 hommes (perte de 50 hommes à la suite d'une attaque surprise mais renforcé de 80 Allemands d’un régiment de Haneguental.) Décembre 1635 : 390 hommes (7 compagnies).

Au début de l’année, le régiment de chevau-légers est équipé en gendarmes à la suite d'une victoire face aux impériaux. Décembre 1636 : le régiment est renforcé de 6 compagnies.

14 compagnies de chevau-légers : La colonnelle, Retz, la grue, Bellevue, Baron d’Alais, Balthazar, La garenne, Ravenelle, Leongue, La Vilette, Lalanne, Vambert, Duesmenil, Flocourt. 2 compagnies de dragons : Sa compagnie, Salnis

Fin d’année trois compagnies du régiment sont détachées sous le commandement du Baron d'Alais, lieutenant-colonel du régiment pour le service en Languedoc. Elles formeront ensuite un régiment à part entière sous le commandement de celui-ci. À cette occasion de nombreux maîtres, sous-officiers et officiers qui suivaient Gassion parfois depuis son service sous le duc de Rohan renoncèrent à leurs grades et charges pour continuer à servir avec lui.

Historique des combats et bataille du régiment de Gassion

Actions majeures :

Autres actions :

Dissolution

Jean de Gassion, devenu maréchal de France aux côtés de Condé et Turenne, est placé alors à la tête d’un nouveau régiment d’infanterie français en plus de son régiment de cavalerie, celui-là permanent, qui par suite de diverses filiations via ses futurs propriétaires, deviendra après la Révolution le 49e régiment d'infanterie de ligne. À noter qu'il y existe à nouveau un régiment de Gassion au XVIIIe siècle appartenant à un descendant du frère du maréchal (mort sans descendance officielle) mais sans filiation directe avec celui de son aïeul. Selon les sources officielles le régiment aurait été dissous après la paix des Pyrénées vers 1658, ne laissant comme la plupart des régiments de cavalerie légère qu'une compagnie. Ces compagnies seront amalgamées pour former les régiments Royal Dragons et Colonel Général des Dragons lors de l'institution des dragons en tant qu'arme à part entière au sein de la cavalerie française en 1668. Toutefois certaines sources indirectes notamment généalogiques parlent de commission reçues au régiment de Gassion cavalerie vers 1670. Il s'agit là de références à un régiment de cavalerie légère non permanent levé par le neveu du maréchal et portant le même nom.

Personnalités ayant servi au régiment

Sources et bibliographie

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes