Régiments étrangers au service de l'Ancien Régime

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Articles principaux : Régiments français d'Ancien Régime et Unités de volontaires étrangers au service de la France.

Les régiments étrangers au service de l'Ancien Régime sont des régiments qui servirent le royaume de France sous l'Ancien Régime et dont le personnel a été recruté, généralement sur base du volontariat mercenaire, hors des frontières du royaume, principalement en Suisse, dans les États allemands, en Ecosse et en Irlande et en Wallonie, de petits contingents étant également levés au sein d'autres États. Les régiments « suédois » et « polonais » étaient généralement considérés comme « régiments allemands », et les unités écossaises étaient « assimilées » aux régiments irlandais. Seul le « régiment de Yoel », puis son successeur, le « régiment Royal-Danois », reçurent la désignation particulière de « régiments danois ». Des régiments suisses reçurent parfois l'appellation de « régiments des Grisons » ou de « régiments bâlois ».

Depuis le Moyen Âge, les souverains français ont appelé à leur service des mercenaires originaires de diverses nations voisines pour former des unités qui étaient souvent parmi les meilleures de leurs armées. Sous l'Ancien Régime, les armées du royaume de France comptèrent ainsi régulièrement dans leurs rangs de nombreuses troupes recrutées à l'étranger. Ces troupes étrangères servirent principalement dans l'infanterie mais aussi dans la cavalerie, notamment comme hussards. D'autres troupes étrangères n’ont pas été enrégimentées.

Sous Louis XV, le nombre et le rôle des régiments étrangers dans l'armée française connut son apogée.

Cet article couvre la période allant de la fin du Moyen Âge à la Révolution française, marquant la fin historique de l'Ancien régime. En 1791, les nombreux régiments étrangers furent convertis en régiments d'infanterie de ligne « nationaux », leurs personnels étrangers choisissant tantôt de rester au service de la France et de devenir citoyens français, tantôt de rejoindre leurs patries d'origine et pour certains, de servir dans les armées ennemies de la République.

Suivant la coutume voulant qu'en général ces régiments étrangers fussent nommés d'après leur colonel-propriétaire ou leur origine géographique, ces unités ont souvent changé plusieurs fois de nom au fil des décennies, de même parfois que de drapeau d'ordonnance, selon le souhait de leurs maîtres. Certains, particulièrement éprouvés pendant les campagnes, disparurent par amalgame avec d'autres dont ils permirent de reconstituer les effectifs. Les variantes orthographiques des patronymes des colonels-propriétaires étrangers ou les noms d'origine étrangère constituent également parfois un écueil pour l'identification exacte des unités.

Voir aussi, en complément iconographique du présent article, Drapeaux et uniformes des régiments étrangers au service de l'Ancien Régime

Les mercenaires au service de la France : aperçu historique

Moyen Âge et Renaissance

Trois grandes étapes marquèrent l'arrivée des mercenaires étrangers dans les rangs des armées royales françaises pendant ces périodes historiques.

Guerre de Cent Ans et fin du Moyen Âge Articles détaillés : Guerre de Cent Ans, Ligue du Bien public et Charles le Téméraire.

Des mercenaires étrangers serviront les rois de France dès l'époque du Moyen Âge : des Génois sous Saint Louis, des Ligures et des Espagnols à la bataille des Éperons d'or, des arbalêtriers génois encore pendant la guerre de Cent Ans.

Écossais guerre de Cent Ans : leur grande période fut le dernier épisode de cette longue guerre, commençant après la catastrophe française d’Azincourt en 1415, quand le Dauphin de France supplia l’Écosse de l’aider « dans notre grand besoin et nécessité ». Le parlement écossais envoya une force de 6 000 hommes, commandée par le comte de Buchan, Archibald Douglas, comte de Wigtown et Stewart Darnely. Ce furent les Écossais qui donnèrent le premier échec aux Anglais jusqu’alors invaincus quand ils les défirent à Beaugé en 1421. auld alliance

À la fin de ce conflit, le service militaire féodal traditionnel ne pouvant plus fournir de contingents — milices communales — suffisamment importants, rapidement disponibles de manière pérenne pour des campagnes de longue durée de l'ost royal et de quelque valeur militaire, les rois de France feront de plus en plus régulièrement appel aux mercenaires étrangers. Licenciés, ceux-ci viendront grossir les rangs des Grandes compagnies qui mettront une partie de la France, la Picardie, l'Alsace et la Lorraine en coupe réglée. Pour combattre ces bandes, Louis XI aura recours à des mercenaires suisses qui par la suite deviendront les instructeurs et cadres de son infanterie nationale.

Guerres d'Italie Article détaillé : Guerres d'Italie.

Ses successeurs, Charles VIII et Louis XII, feront également appel à des contingents de mercenaires lors des premières guerres d'Italie - le second cité aura quelque 1 500 Suisses à son service en 1500. Lors de ces conflits, ceux-ci seront tour à tour adversaires (bataille de Marignan (1515) au cours de laquelle François Ier engage contre eux 15 000 lansquenets allemands) puis alliés (bataille de la Bicoque (1522), bataille de Pavie (1525) où ils servirent aux côtés de mercenaires allemands) des souverains français, la Suisse ayant en 1516 signé une paix perpétuelle avec la France, qui obtient alors le droit de lever des troupes mercenaires confédérées - droit dont elle profitera jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

C'est l'empereur Maximilien Ier qui, pour remplacer à moindre frais les mercenaires helvétiques devenus financièrement très exigeants, lèvera les premières unités des lansquenets. Victorieux de leurs « concurrents » lors des batailles de Marignan et de Pavie où ils servirent dans les deux camps en présence, « les lansquenets formèrent partout l'ossature solide de l'infanterie et servirent de modèles aux premiers régiments d'infanterie nationaux », de nombreux régiments de mercenaires allemands servant par ailleurs dans les rangs de l'armée royale à leur suite.

Guerres de Religion Article détaillé : Guerres de religion (France).

Pendant les guerres de religion qui ensanglantèrent le royaume de 1562 à 1598, des mercenaires, engagés dans un premier temps par les protestants, parfois avec l'aide financière de princes étrangers, se retrouvèrent finalement dans les rangs des armées des deux partis en présence.

La bataille de Vimory, près de Montargis, opposa, le 26 octobre 1587, l’armée royale commandée par Henri Ier de Guise aux mercenaires allemands et suisses engagés par les protestants.

Aux Écossais de la guerre de Cent Ans et aux Suisses venus grossir les rangs de l'armée royale dès la fin du Moyen Âge — en ce compris, les uns et les autres, au sein de la garde personnelle du souverain — viendront ainsi, à la fin de la Renaissance, se joindre de nombreux Allemands — qui « font foule dans les milices françaises, la royauté achetant des lansquenets et des reîtres allemands aussi volontiers que les Suisses » — ainsi que les premiers catholiques irlandais, venus en France à la suite de l'établissement de l'anglicanisme dans les îles britanniques après le schisme de Henry VIII. Ces « nations » fourniront désormais l'essentiel des effectifs des régiments étrangers au service de la royauté et ce jusqu'à la fin de l'Ancien régime.

Les conflits du Grand Siècle et les armées de Louis XIV

Article détaillé : Grand Siècle (histoire de France). La guerre de Trente Ans (1618-1648) Article détaillé : Guerre de Trente Ans.

En 1635, le royaume de France, engagé dans la guerre de Trente Ans aux côtés de la Suède et des princes protestants allemands contre le Saint-Empire romain germanique et l'Espagne, prend à sa solde l'Armée de Weimar du duc Bernard de Saxe-Weimar composée de 16 régiments puis, au décès de ce dernier en 1639, le place sous commandement français Appelés « Weimariens » ou « Suédois », ces soldats, redoutés pour leur brutalité et leurs exactions, étaient de nationalités diverses puisque outre des Allemands, on y trouvait des Suisses, des Écossais, des Polonais, des Hollandais, des Lorrains...

Nombre de régiments étrangers par campagne
campagne nombre total dont régiments
étrangers
détails des
régiments étrangers
notes
1643 166 25 7 suisses
4 irlandais
4 écossais
8 allemands
1 liègeois
1 italien
1644 166 31
1645 188 36
1646 196 46
1647 195 50
1648 199 51
Règne de Louis XIV Article détaillé : Guerres de Louis XIV.

Lorsque Louis XIV monte sur le trône de France, le 15 mai 1643, « il y avait sur pied 166 régiments d'infanterie, dont 141 français et 25 étrangers » - ces régiments étant : « 7 régiments suisses, ayant ensemble 83 compagnies à 200 hommes (16600); 4 régiments irlandais, ayant ensemble 50 compagnies à 100 hommes (5000); 4 régiments écossais, ayant ensemble 62 compagnies de 100 hommes (6200); 8 régiments allemands, ayant ensemble 107 compagnies de 100 hommes (10700); 1 régiment liégeois, ayant 20 compagnies de 100 hommes (2000); 1 régiment italien, ayant 10 compagnies de 50 hommes (500) ». En 1690, on compte 32 régiments étrangers au service de la France, sur un total de 155.

statistiques annuelles et détails.

1649: 170 régiments dont 39 étrangers.
1650: 151/35 - 1651: 158/35- 1652: 161/32 - 1653: 158/29 - 1654: 153/34 - 1655: 148/34 - 1656: 146/40- 1657: 145/40
1658: 145/43 dont 3 suisses, 2 écossais, 2 anglais, 1 polonais, 1 liégeois, 3 catalans, 9 allemands, 10 irlandais, 6 italiens, 6 lorrains.
1659: 101/27 dont 1 suisse, 2 écossais, 9 irlandais, 1 polonais, 1 liégeois, 3 catalans, 7 allemands, 3 italiens
1660: 80/20 dont 1 suisse, 2 écossais, 7 irlandais, 1 polonais, 1 liégeois, 2 catalans, 4 allemands, 2 italiens
1661: 60/12 dont 1 écossais, 2 allemands, 1 liégeois, 4 irlandais, 1 catalan auxquels viennent s'ajouter 12 compagnies franches suisses
1662: 58/12
1663: 55/10 dont 1 suisse, 2 écossais, 2 irlandais, 1 liégeois, 1 catalan, 3 allemands
1664: 52/6 dont 1 suisse, 1 écossais, 1 liégeois, 1 catalan, 2 allemands
1665: 52/6- 1666 : 51/6- 1667: 59/11 - 1668: 52/7- 1669: 55/7- 1670: 52/6- 1671: 61/13
1672: 65/17 dont 5 suisses, 5 d'outre-manche, 1 italien, 1 catalan, 3 allemands, 1 lorrain, 4 de Savoie
1673: 73/25 dont 5 suisses, 1 écossais, 5 anglais, 2 italiens, 1 catalan, 3 allemands, 1 lorrain, 3 wallons, 4 de Savoie
1674: 77/26 - 1675: 76/23
1676: 76/23 dont 6 suisses, 1 écossais, 3 anglais, 2 italiens, 1 catalan, 4 allemands, 2 wallons et 4 de Savoie
1677: 79/25 - 1679: 69/15 - 1681: 16 régiments étrangers pas de détails
1683: 69/15 dont 7 suisses, 2 italiens, 1 catalan, 4 allemands, 1 wallon
1684: 100/15 dont 7 suisses, 2 italiens, 1 catalan, 4 allemands, 1 wallon
1688: 140/24 dont 7 suisses, 4 italiens, 1 catalan, 4 allemands, 5 wallons et 3 piémontais

Nota : Pas de données disponibles pour les années 1678, 1680, 1682, 1685-7 et 1689.

Références
  1. Victor Belhomme : Histoire de l'Infanterie française (1895) , Tome 2, p. 47.
  2. Belhomme 1895, p. 50
  3. Belhomme 1895, p. 53
  4. Belhomme 1895, p. 57
  5. Belhomme 1895, p. 59
  6. Belhomme 1895, p. 64-65
  7. Belhomme 1895, p. 69
  8. Belhomme 1895, p. 75
  9. Belhomme 1895, p. 79
  10. Belhomme 1895, p. 82
  11. Belhomme 1895, p. 88
  12. Belhomme 1895, p. 91-92
  13. Belhomme 1895, p. 96
  14. Belhomme 1895, p. 109
  15. Belhomme 1895, p. 112
  16. Belhomme 1895, p. 117
  17. Belhomme 1895, p. 130
  18. Belhomme 1895, p. 134
  19. Belhomme 1895, p. 143
  20. Belhomme 1895, p. 147
  21. Belhomme 1895, p. 156
  22. Belhomme 1895, p. 168
  23. Belhomme 1895, p. 172-173
  24. Belhomme 1895, p. 180-181
  25. Belhomme 1895, p. 192
  26. Belhomme 1895, p. 199-200
  27. Belhomme 1895, p. 202-203
  28. Belhomme 1895, p. 206-207
  29. Belhomme 1895, p. 211-212
  30. Belhomme 1895, p. 224
  31. Belhomme 1895, p. 240-241
  32. Belhomme 1895, p. 246
  33. Belhomme 1895, p. 274
 

Le XVIIIe siècle

Article détaillé : Guerres de Louis XV. Guerres européennes

Guerre de succession d'Espagne (1701-1714)

Plusieurs régiments étrangers servirent dans les rangs français lors de la décisive bataille de Blenheim : le régiment allemand de Greder (2 Bataillons, 1 000 hommes), le régiment de Zurlauben (2 bataillons, 1000 h.), le régiment italien de St Segond (1 bataillon, 500 h.), le régiment italien de Montroux (id.), le régiment wallon de Robecque (2 bataillons, 1 000 h.), le regiment de Dauphin Etranger (cavalerie, trois escadrons, 360 h.) ainsi que trois régiments de la Brigade irlandaise - Dorrington, Clare et Lee - servant au sein d'un corps commandé par le Lieutenant-Général Marquis de Rosel, à raison d'un bataillon de 500 hommes chacun.

Soutien à la cause jacobite

Article détaillé : Rébellion jacobite.

Au cours de la dernière phase de la campagne, les Jacobites ont été renforcés avec des unités de l'armée régulière française. Ces unités, comme les « Fitzjames' Horses », sous le commandement de Charles de Fitz-James, et les « piquets irlandais » étaient issus de la Brigade irlandaise, le Royal Écossais étant engagé à leur côté. Les listes de prisonniers établies par les Anglais, à la suite notamment des interrogatoires menés par le capitaine Eyre, montrent que certains de ces hommes étaient des Anglais prétendant avoir été enrôlées de force ou capturés comme prisonniers de guerre sur les navires britanniques. Les « Fitzjames' Horses » furent la seule unité de cavalerie jacobite à combattre toute la bataille de bataille de Culloden (1746) à cheval. Environ 500 « piquets irlandais » prirent part à la bataille, dont certains auraient été des anciens soldats du 6th (Guise's) Foot enrôlés à la suite de la prise de Fort Augustus. Le Royal Écossais comptait également des déserteurs dans ses rangs et son commandant, James Drummond, tenta de lever un deuxième bataillon après l'arrivée du régiment en Écosse,.

Guerre de Sept Ans (1756-1763)

Au début de la guerre de Sept Ans, l'infanterie française comprend 32 régiments étrangers à côté de 80 régiments à recrutement français. Les régiments étrangers se répartissent en 12 régiments allemands, 10 suisses, 7 irlandais, 1 écossais et 2 italiens.

Campagnes coloniales et « guerre d'Amérique » Article détaillé : Premier empire colonial français. Victoire des troupes de Montcalm à la bataille de Fort Carillon, d'après H.A. Ogden. Les volontaires étrangers servirent dans les rangs français tout au long des guerres coloniales qui opposèrent la France et le Royaume-Uni au XVIIIe siècle, notamment au sein des régiments et compagnies franches de Marine. Prise de la Grenade en juillet 1779 auquel participa le régiment irlandais de Dillon, le nom de son colonel, Arthur Dillon, figurant dans la légende du document.

Le XVIIIe siècle verra, notamment sous l'impulsion de Richelieu, le véritable développement du premier empire colonial français. Cette course aux colonies va régulièrement mettre le royaume de France en concurrence avec le Royaume-Uni, provoquant de nombreux conflits qui connaîtront leur point d'orgue avec la « guerre d'Amérique » qui aboutira à l'indépendance des États-Unis.

Indes orientales

Comme ses concurrentes anglaise, suédoise ou encore hollandaise, la Compagnie française des Indes orientales leva, à titré privé, des troupes chargées de la protection des Établissements français de l'Inde. Ces milices privées coloniales étaient composées de Français, d'Européens et d'indigènes (Cipayes). C'est Joseph François Dupleix, gouverneur des colonies, qui créa la première compagnie d'indigènes cipayes.

Campagnes coloniales du XVIIIe siècle Articles détaillés : Guerre de la Conquête et Guerre de Sept Ans.

La France s'opposa tout au long du siècle au royaume de Grande-Bretagne lors de différents conflits qui se disputèrent aussi sur des champs de bataille outre-mer. C'est ainsi que divers éléments de régiments étrangers se retrouvèrent postés aux colonies :

La France dans la guerre d'indépendance des États-Unis

régiments étrangers au sein des contingents français pendant la guerre d'Amérique

Les légions de marine aux Antilles, 2e et hussards de la 1re à Yorktown - Bouillon à Minorque et Gibraltar - Dillon aux Antilles et à Savannah - Deux-Ponts à Yorktown - Suédois à Minorque et Gibraltar - Walsh : vaisseaux et Tobago - Roussillon aux Indes sources

Le régiment irlandais Dillon est aux Antilles, il prendra part à la prise de la Grenade en 1779.

Avril 1780 régiments allemands de Deux-Ponts et Anhalt à Brest + Légion de Lauzun dont le commandant en second est le comte irlandais Arthur Dillon (corps exp de Rochambeau). Fautes de navires suffisants, l'acheminement du corps expéditionnaire se fera en plusieurs convois successifs et seul Deux-Ponts ainsi que la Légion de Lauzun partent avec les premières troupes. Le 23 mars 1781, le Sagittaire et six navires de transport sous la conduite du bailli de Suffren quittent Brest en emportant six cent trente trois recrues supplémentaires du régiment de Dillon qui débarquent en juin à Boston. Le régiment Deux-Ponts est alors à Providence. En juillet le corps français, dont fait partie le régiment, rejoint Washington au camp de Philipsburg.

DOCU :

Les régiments étrangers et la Révolution française (1789-1792) L'ultime résistance des Gardes suisses lors de la prise des Tuileries le 17 août 1792.

La révolution de 1789

Articles détaillés : Préludes de la Révolution française et Prise de la Bastille.

Les Invalides, qui habituellement montaient la garde de la prison de la Bastille, avaient été renforcés par un détachement de 32 grenadiers d'un des régiments de mercenaires suisses appelés à Paris par la monarchie vers la fin de juin 1789. Après la chute de la Bastille, les Gardes-Françaises intervinrent pour protéger les soldats suisses et les invalides de la garnison, bien que deux des derniers ont été rapportés comme ayant été lynchés.

La réforme de 1791

Avec la Révolution, les régiments d'infanterie perdent leurs appellations régionales ou nationales, entraînant ainsi la disparition des régiments étrangers en tant que corps distinctifs dans l'armée française.

La prise des Tuileries

Article détaillé : Journée du 10 août 1792.

Infanterie

L'infanterie dans les armées de l'Ancien Régime

Article détaillé : Infanterie dans les armées de l'Ancien Régime.

In 1684 a great expansion and reorganization of the French army started - Les réformes de Choiseul.

Régiments suisses

Article détaillé : Régiments suisses au service de l'Ancien Régime.

Il faut distinguer les troupes suisses des autres contingents étrangers: les Suisses servent le roi de France en vertu de « contrats » - les Capitulations - passés avec les Cantons qui définissent les modalités de leur service alors que les autres troupes sont levées directement par leur colonel en territoire étranger et sont utilisées comme un régiment de recrutement français, le régiment concerné étant fréquemment licencié à la fin de la campagne.

Régiments et unités

Régiments irlandais et écossais

En 1688, le roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande et VII d'Écosse (1633-1701) fut détrôné par un coup d’État, appelé par les historiens Glorieuse Révolution, mené par une armée hollandaise de 25 000 hommes, dont plus de 7 000 huguenots français. Le roi est chassé et une bonne partie de ses partisans, les jacobites, se réfugie en France, se regroupant autour de la cour jacobite de Saint-Germain en Laye. Les historiens évaluent à 40 000 le nombre de réfugiés jacobites en France, qui ont émigré après la Glorieuse Révolution, dont environ 60 % étaient irlandais, 34 % anglais et 6 % écossais. Parmi eux, 40 % étaient de familles aristocratiques, dont un grand nombre d'officiers de l'armée du roi,.

La défaite du roi Jacques II à la bataille de la Boyne marqua l'arrivée massive de soldats irlandais en France en 1690.

Pour soutenir la cause de ses hôtes, Louis XIV accepta d’envoyer en 1690 des troupes en Angleterre sous le commandement du duc de Lauzun, un proche de la cour anglaise en exil, mais exigea en échange que cinq régiments d’infanterie irlandais passent à son service. Alignant deux bataillons à huit compagnies de cent hommes, ces régiments sont, jusqu'en 1691, composés essentiellement de Jacobites anglais, mais ensuite les « oies sauvages », c'est-à-dire les Irlandais, arrivent en masse, à la suite du traité de Limerick - en particulier les troupes de Jacques II demeurées sous le commandement de Patrick Sarsfield. Ces régiments reçoivent aussi les déserteurs de l'armée anglo-hollandaise, adversaire des Jacobites. Après la mort de Patrick Sarsfield à Huy quelques jours après la bataille de Neerwinden (29 juillet 1693), ces unités seront dirigées par le lieutenant général Justin MacCarthy, Lord Viscount Mountcashel, sous le commandement des colonels Daniel O’Brien, Arthur Dillon, Richard Butler et Robert Fielding.

La « brigade Mountcashel » - qui deviendra la « Brigade irlandaise » à la mort de son chef en 1694 - comprenait donc dans un premier temps cinq régiments soit 5 371 officiers et soldats. Lors de la réforme de 1697-1698, elle en comptait 6 039. Chaque régiment se composait alors de deux bataillons comprenant quinze compagnies de cent hommes. The five battalions traded to France in 1690 were reorganized into three regiments to serve in Italy - Mountcashel, O'Brien, and Dillon.

Les historiens de l'Irlande fixent le nombre de militaires jacobites passés au service de Louis XIV, après le traité de Limerick, à un peu plus de 19000. En ajoutant la brigade de Mountcashel, débarquée dès avril 1690, on obtient un total de 25 000 officiers et soldats. Les « vols d'oies sauvages » se poursuivirent encore dans les dernières années du XVIIe siècle et de nouvelles recrues vinrent combler les vides d'après 1697, date où Louis XIV licencia une partie de ses régiments étrangers. La réforme de 1763 les réduisit à moins de 4 000 officiers et soldats. L'immigration jacobite fournira à l'armée française 14 de ses lieutenants-généraux et 18 maréchaux de camp.

Régiments irlandais

Article détaillé : Brigade irlandaise.

Régiments écossais Premiers écossais au temps de la guerre de Cent Ans. Après Flodden (1513) nouveaux arrivages. Gardes écossaises au service du roi dès la Renaissance (voir infra)

Régiment de Douglas Régiment Royal-Écossais

Lord John Drummond, Earl of Perth rassemble à la création du régiment 500 soldats qui par l'Ordonnance du 1er août 1744 forment le Royal-Écossais. The officers and men used to form the regiment came from several different sources, firstly from Scotsmen serving in the Irish regiments, Scottish exiles living in France together with recruits smuggled out of Scotland. With an effective of 500 men and officers assembled at St.Omer, with John Lord Drummond as lieutenant colonel, (as for all Royal Regiments, the King of France was always the colonel). Il est incorporé dans le régiment de Bulkeley en 1762.

Régiment d’Ogilvy

Ce régiment, écossais lui aussi, levé en 1747 est incorporé dans le régiment de Clare en 1770.

Régiments allemands

Article détaillé : Régiments allemands au service de l'Ancien Régime. Christian III de Deux-Ponts-Birkenfeld, colonel-propriétaire du régiment Alsace-Infanterie en 1696, huile sur toile de Joseph Matter, Musée historique de Strasbourg.

En 1690, il y a trois régiments à recrutement purement « allemand » : Alsace, Greder (ex Fürstenberg) et Surbeck auquel viendra s'adjoindre le Régiment de Leisler (futur Royal-Suédois).

En 1757, il y a 12 régiments allemands. Ils alignent chacun entre un et trois bataillons. Un bataillon aligne 6 compagnies de 85 hommes.

Après la fin de la guerre de Sept Ans, les régiments allemands sont réorganisés. Les plus faibles, cinq, sont supprimés. Les régiments restant passent à trois bataillons, Alsace gagnant aussi un bataillon pour passer à quatre.

Régiments wallons

Article détaillé : Régiments wallons au service de l'Ancien Régime.

Régiments danois et suédois

Régiment de Yoel

Le régiment des Gardes du cardinal de Furstemberg, venu en France en 1689, est envoyé en Roussillon où, avec 6 compagnies allemandes, il forme le régiment de Yoel. Le régiment de Yoel devient en 1692, « régiment de Royal Danois ». Il sera licencié en 1698.

Royal-Suédois Article détaillé : Régiment Royal-Suédois.

Après la bataille de Fleurus, le 1er août 1690, un nouveau régiment « allemand » est créé sous le nom de Leisler. Il incorpore des prisonniers de l'armée des Provinces-Unies, en majorité originaires de la Poméranie suédoise en Allemagne, avec un colonel-propriétaire et des officiers suédois. Il changera également plusieurs fois de dénomination : régiment de Lenck en 1714 puis régiment d’Appelgrehn (105e RI) en 1734.

En récompense de sa fidélité et de ses services pendant la guerre de succession de Pologne, Louis XV lui attribua le nom d’honneur de « Royal Suédois » et le régiment obtiendra les privilèges des régiments royaux en 1742. Ses douze compagnies sont organisées en deux bataillons. En 1791, il devient le 89e régiment d’infanterie de ligne.

Régiments italiens

Régiments piémontais et « italiens » Articles détaillés : Histoire du Piémont, Maison de Savoie et Histoire de l'Italie.

L'armée du Roi-Soleil comprend plusieurs régiments à recrutement italien. Mais ils accepteront de plus en plus de recrues françaises.

En 1690, il y a 4 régiments authentiquement italiens : Royal-Italien, Royal-Montferrat, Saint-Laurent et Santena. Ils alignent 1 bataillon (2 pour Saint-Laurent). Les trois régiments prêtés par le duc de Savoie Victor-Amédée II en garnison en Flandre sont dissous quand celui-ci passe dans le camp des ennemis du roi de France. D'autres régiments sont alors levés en récupérant les soldats licenciés mais dès 1737, seul subsiste le Royal-Italien dont le colonel et tous les officiers doivent être italiens de naissance. En 1757, il ne subsiste plus que deux régiments « italiens », le Royal-Italien - qui sera licencié en 1782 en n'ayant plus d'italien que le nom - et le Royal-Corse. Chacun n'aligne qu'un seul bataillon de 9 compagnies de 84 hommes.

Régiment Royal-Italien

Article détaillé : Régiment Royal-Italien.

Régiment de Montferrat

Régiment de Saint-Laurent : dédoublé en 1692 pour former Royal-Savoie et Nice.

Régiment de Santena

Régiment de Thouy 1 bataillon (licencié en 1706) (Piémontais),

Régiment de Montroux 1 bataillon (licencié en 1715) (Italien)

Régiments à recrutement corse

Article détaillé : Histoire de la Corse.

Au début du XVIe siècle, l'opposition entre la France et le Saint-Empire romain germanique en Italie amène l'alliance française avec les Turcs, alors en pleine expansion en Méditerranée au détriment des républiques italiennes peu ou prou liées à l'Espagne et aux Habsbourg. La Corse, alors sous domination génoise - Gênes étant sous tutelle espagnole - devient la cible des opérations franco-turques en 1553. Les troupes françaises sont renforcées par des mercenaires italiens et corses rassemblés par Sampiero de Bastelica, grand capitaine passé au service des Français après avoir été au service des Médicis. Il a mis sa bande composée essentiellement de Corses au service du roi de France pour conquérir la Corse. Après cinq années de troubles pendant lesquelles les Corses se partagent entre partisans de Gênes et de la France, les traités du Cateau-Cambrésis du 2 avril 1559 scellent finalement la retraite française.

1739 : 13 janvier, le lieutenant-général Jean-Baptiste-François des Marets, marquis de Maillebois, reçoit les instructions pour aller commander l'armée du Roi en Corse. 1739 : avril, Maillebois organise en Balagne, des compagnies de volontaires corses au service de la France. Ces compagnies constituent les premiers noyaux du futur régiment le Royal-Corse

1739 : mai, les pieve de Casinca, Ampugnani, Campulori, ainsi que Corte et le Nebbiu, fournissent des compagnies de volontaires corses - qui constitueront des légions d'infanterie légère - à Maillebois, - voir Corse

En juillet 1768, à la suite du traité de Versailles, la France obtient de la république de Gênes d'exercer à sa place ses droits souverains sur l'île. En fait, au départ, il s'agit seulement d'une délégation : la France est chargée d'administrer la Corse durant dix ans et de la pacifier. Gênes étant dans l'incapacité de rembourser à la France ses frais, l'île a continué à être administrée par la France. En 1789, alors que la Révolution éclate en France, l'Assemblée nationale, incitée par une lettre d'un comité patriotique de Bastia, décrète que la Corse est désormais partie intégrante du royaume. Le 15 janvier 1790, la Corse devient un département français avec Bastia comme chef-lieu et les citoyens corses deviennent des citoyens français.

Régiments « étrangers »

Régiment de Zurlauben

Ce régiment étranger a pour particularité historique d'être donné, selon les sources, pour suisse (levé à titre privé et donc non capitulé), allemand ou wallon,. Il porte en effet le nom d'une famille helvétique de longue date au service de la France - Béat Jacques II de Zurlauben, qui en fut vraisemblablement le créateur, se distinguant à sa tête sous Louis XIV. Créé avant 1690 (1687?), il aligne à cette date trois bataillons (22 compagnies). Il recrute notamment des natifs de tous les États allemands comme des déserteurs d'origine allemande, de toute provenance. Des documents d'époque attestent également de la présence de Wallons dans ses rangs.

Engagé en soutien de la cause jacobite, le régiment sera annihilé en couvrant les troupes vaincues du roi Jacques à la bataille de la Boyne,. Reconstitué, il sera une nouvelle fois détruit à la bataille de Blenheim en 1704. Reconstitué une seconde fois, il accueillera Béat Fidèle Antoine Jean Dominique de La Tour-Châtillon de Zurlauben, neveu du précédent, qui servira dans ses rangs pendant la guerre de Succession d'Autriche.

Une Marche pour le régiment de Zurlauben fut composée par Martin Hotteterre (mort en 1712), « musette et hautbois du Roy » qui participa en 1660 aux représentations de Xerse de Pier Francesco Cavalli dans la Grande Galerie du Louvre, avec des ballets de Lully,.

Régiment des volontaires étrangers de Clermont-Prince

Régiment composite d'infanterie et de cavalerie (dragons).

Régiment des Étrangers de Dunkerque Article détaillé : Régiment des Étrangers de Dunkerque. Régiments à recrutement catalan

Cavalerie

Article détaillé : Régiments étrangers de cavalerie au service de l'Ancien Régime. Estradiot au service de la France. Gravure tirée d'un ouvrage de Gabriel Daniel, 1724.

Au Moyen Âge, les rangs de la cavalerie étaient exclusivement constitués par la chevalerie qui se réservait l'apanage de servir au sein de cette « arme noble », alors « reine des batailles ». Renaissance - guerres de Religion : nombreux reîtres servent dans les rangs de la cavalerie française.

Gendarmes écossais

Fin de la guerre de Cent Ans : une unité de gendarmerie écossaise constituée de gentilshommes écossais montés.

Allemands

Article détaillé : Régiment Royal-Allemand cavalerie.

Catalans

Lors de la guerre des Faucheurs (1640-1659), plusieurs Catalans prennent le parti de la France contre les Castillans. Le roi de France cherche alors à s'attacher définitivement la fidélité des meilleurs officiers catalans et assurer le maintien de la Catalogne dans le giron français. Pour intégrer ces hommes aux armées françaises, plusieurs régiments sont levés, et notamment des régiments de cavalerie :

Croates

Article détaillé : Régiment Royal-Cravates cavalerie.

Ce régiment fut formé avec les débris de régiments croates au service de la France, d'où son nom en 1643 le comte Jean de Balthazard. Le 20 mai 1667, cette unité prend le nom de régiment « Royal-Cravates cavalerie ». Le 1er décembre 1761, il est renforcé par incorporation du régiment de Chabrillan cavalerie. Le 1er janvier 1791, il est renommé « 10e régiment de cavalerie ». Les maréchaux de Rochechouart, de Taillard et Yves d'Alègre ont servi dans ses rangs.

Campagnes et batailles

Régiment de Saxe-Volontaires

Articles détaillés : Corps des volontaires de Saxe au service de l'Ancien Régime et Volontaires de Saxe.

Créée en 1713, cette unité de cavalerie est composée de 6 brigades. Chaque brigade doit être composée de 64 volontaires (lanciers), assistés d'autant de « pacolets » (dragons) - le recrutement devant être polonais, tartare ou valaque. Cette unité, à la réputation douteuse, sera en grande partie licenciée à la fin de la guerre de Succession d'Espagne. Recréée en 1751 sous le nom de « Dragons volontaires de Schomberg ».

Autres troupes étrangères

Aux côtés de ces régiments existèrent aussi d'autres phalanges aux effectifs variables, mêlant infanterie, dragons et cavalerie légère, qui reçurent généralement le titre de « légions » ou de « Compagnies franches ». Ces unités eurent souvent une existence assez brève, n'étant parfois levées que le temps d'une campagne, leurs effectifs étant par ailleurs d'origines nationales très variées.

Gardes écossaises

Article détaillé : Garde écossaise (France). Étendard de la première compagnie (écossaise) des Gardes du corps du Roi. Garde du corps du Roi (Compagnie écossaise) d'après Paul Lacroix.

Une première compagnie de gardes du corps écossaise fut levée vers 1423 ou 1448. Avec l'expansion du corps - 1 600 hommes sous Louis XIV, la première compagnie conservera traditionnellement le titre « d'écossaise » même si sous François Ier, ses rangs s'étaient ouverts aux gentilshommes français. À la fin de l'Ancien régime, ceux-ci d'ailleurs en constituaient exclusivement les effectifs qui ne conservaient plus d'écossaises que quelques traditions comme le mot de ralliement « amyr » - contraction de l'anglais « I am here » (litt. « je suis ici »).

Légions et compagnies franches de la Marine

Le 1er septembre 1778 voit la création du corps des Volontaires-Etrangers de la Marine, affecté au service de la Marine et des Colonies pour participer à la guerre contre la Grande-Bretagne et composé en théorie de 8 légions mixtes et d'une compagnie générale. Trois légions seulement furent réellement mises sur pied.

5 mars 1780, la 2e Légion des volontaires étrangers de la marine change de nom pour devenir la « Légion des volontaires étrangers de Lauzun » ou « Légion de Lauzun ». Cette unité est présente aux États-Unis de juillet 1780 à mai 1783. Le 14 septembre 1783 elle devient le « régiment de hussards de Lauzun » et passe au service du ministère de la guerre. En 1791, l'unité devient le 6e régiment de hussards.

Article détaillé : 3e légion de volontaires étrangers de la marine. Article détaillé : Compagnies franches de la marine.

Drapeaux et uniformes des régiments étrangers au service de l'Ancien Régime

Article détaillé : Drapeaux et uniformes des régiments étrangers au service de l'Ancien Régime.

Varia

Article détaillé : Volontaires étrangers au service de l'Ancien Régime.

Statut, état et relations avec la société civile

Affiche de recrutement pour les fusiliers de la Marine sous Louis XV. Les régiments et compagnies franches de la Marine enrôlèrent de nombreux volontaires étrangers. Démobilisés, bon nombre d'entre eux s'installaient alors dans les colonies françaises où ils avaient servi et combattu.

Statuts administratifs

Si le service au sein d'un régiment étranger était - en principe - interdit aux sujets français du Roy, rien n'empêchait toutefois un membre de la noblesse française de se porter acquéreur d'un régiment étranger et de sa charge de colonel. Ainsi peut on lire dans les mémoires de Armand-Louis de Gontaut Biron, duc de Lauzun : « .. M. de Saint-Germain renvoya le baron de Wimppfen me dire que le corps de 1.200 chasseurs à cheval, qu'il avait l'intention de créer, ne pouvant avoir lieu; il avait fait un arrangement pour que M. de Schomberg me cédât la propriété de son régiment étranger de dragons .. ».

un mot sur le statut particulier des Suisses.

État

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L'immigration militaire

Les Irish : La déclaration royale du 30 novembre 1715 accorda la nationalité française aux officiers, gens de guerre et soldats ayant servi dix ans, sans qu'ils soient tenus de prendre des lettres de naturalité.

Memorabilia

Souvenir des gardes écossaises in Quentin Durward de Walter Scott.

Traditions des régiments étrangers de l'Ancien Régime

En 1791, année qui vit véritablement la fondation de l'armée républicaine, de nombreux régiments étrangers, tant d'infanterie que de cavalerie, furent « débaptisés » en recevant un numéro d'ordre dans les rôles de l'armée (voir corps du texte). Ces régiments ainsi nouvellement « créés » reprirent - et, pour ceux qui existent encore aujourd'hui, perpétuent - les traditions des défunts « ci-devant » régiments.

The French revolutionists abolished Swiss troops, but Napoleon I obtained (1803) several Swiss regiments, which were virtually annihilated in the Russian campaign of 1812.

Musées et archives

Article détaillé : Musée des Gardes suisses. La Caserne Guynemer à Rueil-Malmaison abrite le musée consacré aux Gardes suisses.

« La collection « historique des hussards », qui a acquis une réputation internationale, rassemble plus de 15 000 objets évoquant 400 ans d’histoire, du XVIe au XXe siècle, dans trente pays différents. Elle a été constituée à partir de 1955 par Marcel Boulin, alors conservateur du musée, pour lier l'élevage du cheval anglo-arabe à la présence des régiments de hussards en garnison à Tarbes. La présentation au public, dans le musée rénové, suivra un déroulement chronologique de l'épopée des hussards de 1545 à 1945. Le parcours muséographique, faisant appel aux nouvelles technologies multimédia, permettra de découvrir deux cents mannequins et bustes, six cents armes et une centaine de peintures d'artistes tels que Horace Vernet, Ernest Meissonnier ou Édouard Detaille »

Notes et références

Notes

  1. Le comte d'Artois, futur Charles X, porta ainsi le titre de « Colonel-général des Cent-Suisses et Grisons ».
  2. Jusqu'au IXe siècle, le terme d'« Allemands » couvre un « champ ethnique » plus vaste qu'au sens actuel, désignant indistinctement ressortissants des états du Saint-Empire germanique, Alsaciens, Lorrains (Voir :Persée, le portail de l'Histoire) voire, du moins dans la terminologie militaire, les Suédois et les Polonais.
  3. Dans le tome 3 de son histoire de la guerre de Trente Ans, Henri Sacchi indique que le 9 octobre 1639, l'accord de Saint-Germain de 1635 par lequel la France prend à sa solde les troupes weimariennes est reconduit mais que l'armée est placée sous le commandement du Duc de Longueville secondé par Guébriant.
  4. Bernard de Saxe-Weimar et ses troupes avaient servi la Suède avant de passer au service de la France.
  5. Voir l'article en anglais : Royal Warwickshire Regiment (en)
  6. Cette section est tirée d'une traduction de l'article en anglais Battle of Culloden section « Opposing forces »
  7. Voir l'article : Volontaires étrangers au service de l'Ancien Régime
  8. Cette immigration jacobite avait déjà été précédée par l'arrivée d'une première vague de réfugiés irlandais à la suite de la conquête cromwellienne de l'Irlande (1649-1652).
  9. Cette section introductive est pour partie une synthèse d'emprunts aux articles Jacobitisme et Oies sauvages.
  10. En 1690, il obtient, par commission du 26 septembre, un régiment d’infanterie étrangère de son nom, qu’on forme avec les soldats étrangers de plusieurs régiments piémontais réformés. Pinard, tome 4 p. 512.
  11. En 1704, le 22 février, on apprend que le marquis de Thouy a vendu au jeune d'Albaret son régiment étranger quatre-vingt mille livres, sans compter les ustensiles qu'il a retenus, qui se montent encore à vingt mille livres. Sourches, tome 8, p. 290.
  12. L'article Blenheim order of battle de la Wikipedia anglophone le donne pour « wallon ».
  13. Voir l'article Ordre de bataille lors de la bataille de Fontenoy.
  14. Une des brigades comprend des soldats noirs montés sur des chevaux gris

Références

  1. Voir René Chartrand & Eugène Leliepvre : Louis XV's Army (3/5) - Foreign Infantry in Bibliographie.
  2. Les mercenaires étrangers pendant la Guerre de Cent Ans comme migrants - Persée
  3. Liliane et Fred Funcken : Les costumes, l'armure et les armes au temps de la Chevalerie, Tome 2 le siècle de la Renaissance p. 20, Casterman 1978.
  4. L.& F. Funcken, op. cité p. 22.
  5. L.& F. Funcken, op. cité p. 24.
  6. Jean-François Dubost : La légende noire de la reine Margot in Les Collections de L'Histoire no 17, novembre 2002 p. 44.
  7. Revue des études historiques
  8. Général Louis Suzane : Histoire de la cavalerie française, Paris, Dumaine, 1874.
  9. Les chiffres annuels repris dans ce tableau sont ceux donnés par Victor Belhomme in Histoire de l'Infanterie française, 1895, tome 2, chapitre XV, p. 6-39.
  10. Belhomme - T2 p. 5
  11. Belhomme 2007, p. 69.
  12. Belhomme 1895, p. 285.
  13. Reid (2006), p. 22–23.
  14. Histoire des empires coloniaux français
  15. Id.
  16. Belhomme 2007, p. 68.
  17. Chaussinand-Nogaret, Guy, « Une élite insulaire au service de l'Europe : les jacobites au XVIIe siècle », Annales, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 28, no 5,‎ 1973, p. 1097–1122 (DOI 10.3406/ahess.1973.293410, lire en ligne Accès libre, consulté le 6 septembre 2020).
  18. Belhomme 2007, p. 64-65
  19. Belhomme 2007, p. 65).
  20. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: régiment d'Ornano, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1936, p. 97-226 (lire en ligne)
  21. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: régiment d'Antomaria Casanova, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1936, p. 227-231 (lire en ligne)
  22. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: régiment de Peri, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1937, p. 11-85 (lire en ligne)
  23. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: régiment Royal-Corse, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1937, p. 89-191 (lire en ligne)
  24. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: légion Corse, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1937, p. 209-214 (lire en ligne)
  25. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: régiment Buttafoco, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1937, p. 217-222 (lire en ligne)
  26. Xavier Poli, Histoire militaire des Corses: régiment provincial de l'île de Corse, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, 1937, p. 223-233 (lire en ligne)
  27. Wars of Louis Quatorze.
  28. Michael McNally, Graham Turner : Battle of the Boyne 1690 - The Irish campaign for the English crown, Ospey Publishing, collection Campaign no 160, 2005 (ISBN 9781841768915).
  29. You Tube.
  30. Encyclopedia Universalis.
  31. Ernest Thoinan : Les Hotteterre et les Chédeville : célèbres joueurs et facteurs de flûtes, hautbois, bassons et musettes des XVIIe et XVIIIe siècles, E. Sagot, Paris 1894, p. 26
  32. Belhomme 2007, p. 64.
  33. « On fouille pour vous sur le web Amb-Croatie.fr - Les interviews de Jules et Caro », sur On fouille pour vous sur le web Amb-Croatie.fr (consulté le 6 septembre 2020).
  34. Ordonnance du 1er décembre 1761, État militaire de France pour l’année 1762, p. 380.
  35. Funcken - Dentelles T1 p. 12
  36. Ordonnance royale du 1er septembre 1778 (S.H.D)
  37. Ordonnance royale du 5 mars 1780 (SHD)
  38. Ordonnance royale du 14 septembre 1783 (S.H.D)
  39. Google Livres, p. 252.
  40. Terry Crowdy & Patrice Courcelle : French Revolutionary Infantry 1789–1802, Osprey Publishing, série Men-at-Arms no 403, 2004 (ISBN 9781841766607)
  41. Inventaire d'archives du SGA sur les régiments étrangers : Réf.1M721 et 1M722.
  42. Introduction p. 9 du Tome 1.

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Généralités XVIIe siècle Bibliographie en anglais XVIIIe siècle Bibliographie en français Bibliographie en anglais
  1. Louis XV's Army (3/5) - Foreign Infantry, Osprey Publishing, série Men-at-Arms no 304, 1997 (ISBN 9781855326231).
  2. Louis XV's Army (5/5) - Colonial and Naval Troops, Osprey Publishing, série Men-at-Arms no 313, 1997 (ISBN 9781855327092)
Cavalerie Articles

Articles connexes

Personnalités militaires françaises liées aux régiments étrangers au service de l'Ancien régime Autres

Liens externes

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