Sociologie des religions

Apparence déplacer vers la barre latérale masquer Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article présente des problèmes à corriger.

Vous pouvez aider à l'améliorer ou bien discuter des problèmes sur sa page de discussion.

Trouver des sources sur « Sociologie des religions » :

La sociologie des religions (dite aussi « sociologie de la religion ») est la branche de la sociologie s'intéressant aux phénomènes d'ordre religieux. Il s'agit d'une discipline qui explique les phénomènes entourant la spiritualité et les religions.

Approches sociologiques

Émile Durkheim et Max Weber sont considérés comme les fondateurs de la discipline.

L'approche marxiste, introduite par Karl Marx et Friedrich Engels, envisage la religion comme idéologie, comme « l'opium du peuple », la religion est une production non-materielle des sociétés traduisant des rapports sociaux et politiques. Dans l'ouvrage Sociologie religieuse (1850), Engels soutient que toute religion est un “déguisement” d'intérêts de classe, légitimatrice de ceux-ci, dans le processus de la lutte des classes.

L'approche de Max Weber distingue la religion des autres phénomènes sociaux par son contenu, et plus précisément par la séparation qu'elle effectue entre deux mondes : visible/invisible, naturel/surnaturel, temporel/spirituel, humain/suprahumain, etc. Max Weber affirme dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme que la religion, en particulier le calvinisme, a influé sur le système économique, bien plus que l'inverse, postulé par Marx.

L'approche fonctionnelle, illustrée par Durkheim, définit la religion par son utilité : la religion est ce qui crée du lien social ou qui fournit une explication globale du monde.

Yves Lambert propose une approche qui définit la religion par trois critères : par sa croyance en l'existence d'une réalité se situant au-delà de la réalité empirique ; par la foi en l'existence d'une relation entre l'homme et une réalité supraempirique ; sur des formes rituelles collectives.

Aspects de la recherche sociologique

L'évolution religieuse occidentale

Érosion de l'adhésion chrétienne

De manière générale, on constate particulièrement dans les années 60 une baisse de l'adhésion chrétienne, prenant des « allures d’un krach ». Celui-ci s'est produit, selon Guillaume Cuchet, « à la faveur de Vatican II, avant Mai 68 et la publication en juillet de la même année de la fameuse encyclique Humanae vitae de Paul VI sur la contraception, traditionnellement invoqués pour l’expliquer. Non que ces deux événements n’aient pas eu d’importance : ils ont amplifié la vague, mais ils ne l’ont pas créée ».

Théorie de la sécularisation Article détaillé : Sécularisation.

Il y a, en réalité, plusieurs théories de la sécularisation, sujets d'un débat scientifique international. Celles-ci expriment que « la modernisation des sociétés condui automatiquement à un recul, voire une disparition du religieux ».

Hans Joas confirme ces « mouvements de sécularisation », mais rappelle qu'il peut y avoir, en même temps, « des épisodes de revitalisation du religieux, comme c'est par exemple le cas aujourd'hui en République populaire de Chine ». Il oppose aux théories de la sécularisation « des processus apparemment contradictoires le fait que la sécularisation s'accompagne d'une revitalisation de certaines traditions religieuses ».

Sociologie chrétienne

Diagonale du vide (France) Article détaillé : Fernand Boulard. Carte Boulard, d'après l'original de 1947

À la suite du choc de La France, pays de mission ? (1943), le vide chrétien des campagnes a été découvert, avec en particulier, la « diagonale du vide », prenant « la France en écharpe du Nord-Est au Sud-Ouest, des Ardennes aux Landes », mis en lumière par Fernand Boulard dans sa « carte Boulard ».

Catholicisme d'ouverture, catholicisme d'identité

Depuis l'établissement de la notion par Philippe Portier, les termes de catholicismes d’« identité » et d’« ouverture » sont utilisés pour désigner « les deux grandes tendances du mouvement catholique contemporain en France ».

Les « catholiques d’ouverture » sont ceux qui veulent « prendre en compte, dans le monde d’aujourd’hui, les ferments de progrès, de miséricorde considèrent que c’est à partir de la rencontre, du dialogue des consciences, que l’on peut construire le monde, sans qu’une norme préalable vienne boucher les horizons » ; ils veulent « réconcilier la gauche et le christianisme ». Ils connaissent une « période d'effervescence » autour des années 1968. Ce pôle du catholicisme français est décrit comme étant en déclin, avec un faible taux de transmission intergénérationnelle de la foi chrétienne et peu de vocations sacerdotales ou religieuses suscitées en son sein.

Les « catholiques d’identité » sont décrits comme rêvant « de visibilité dans un monde globalisé et communautaire » et ayant « une conception plutôt pessimiste du monde tel qu’il va ». Ils cherchent à restaurer « l’Église dans son statut traditionnel de guide de la cité, de defensor civitatis ». Ils « privilégient l’idée qu’il faut construire le social sur des normes objectives », selon Philippe Portier. Le catholicisme d'identité se divise, selon Magali Della Sudda, en deux sous-catégories, « charismatiques et restitutionnistes. Ces derniers sont proches de l’Opus Dei, la communauté Saint-Martin, la communauté des frères de Saint-Jean, les Légionnaires du Christ, les Foyers de Charité ainsi que d’autres groupes issus du schisme lefebvriste ».

Touefois, l'historien Guillaume Cuchet estime que la distinction entre « identité » et « ouverture », ne fonctionne pas bien, car les termes ne se correspondent pas vraiment : « dans le tandem, " identité " et " ouverture " ne renvoient pas exactement à la même chose. D’un côté, il s’agit de la définition de soi ; de l’autre, de l’attitude face au monde moderne. Or, que l’on sache, les catholiques d’« ouverture » ont aussi une " identité ", même s’ils n’aiment pas beaucoup le mot, sauf à dire sans doute que leur " identité " est précisément leur " ouverture " ». Après avoir longtemps employé l'expression, Le Monde semble désormais lui préférer la formule « catholicisme d'affirmation ».

Extrémismes religieux

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2023).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Montée des extrémismes religieux

Les problèmes liés à cette étude sont multiples :

Origine commune

L'affirmation de l'extrémisme religieux apparaît dès 1970, notamment en Iran et en Israël avec l'imam Khomeiny et les ultra orthodoxes juifs. En Occident, les sectes commencent à se développer. Ceci s'explique par une triple rupture :

Organisation des extrémismes religieux

L'extrémisme religieux est particulièrement présent auprès des populations jeunes et/ou isolées. En France, les banlieues peuvent constituer un terrain de prédilection pour l'extrémisme. À la différence des villages traditionnels, les banlieues disposent rarement de réseaux sociaux de solidarité. Mais similairement aux villages traditionnels, il y a rarement d'identité politique forte. Ces facteurs favorisent la recherche d'une identité forte et d'une appartenance communautaire marquée et rendent l'implantation des extrémismes plus aisée.

Notes et références

  1. Jean-Paul Willaime, « Chapitre premier. Les traditions sociologiques et le phénomène religieux », dans : Jean-Paul Willaime éd., Sociologie des religions. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2021, p. 7-39
  2. Guillaume Cuchet, « Conclusion », dans : , Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement, sous la direction de CUCHET Guillaume. Paris, Le Seuil, « La Couleur des idées », 2018, p. 267-276.
  3. Olivier Tschannen, « Le paradigme de la sécularisation », dans : , Les Théories de la sécularisation, « Travaux de Sciences Sociales », 1992, p. 249-317.
  4. Jean-Paul Willaime, « Pertinence de l'impertinence chrétienne dans l'ultramodernité contemporaine ? Un point de vue sociologique sur la condition chrétienne aujourd'hui: », Transversalités, vol. N° 131, no 3,‎ 14 octobre 2014, p. 113–132 (ISSN 1286-9449, DOI 10.3917/trans.131.0113, lire en ligne, consulté le 19 janvier 2024)
  5. « L’avenir du christianisme dans un monde sécularisé | Lire pour croire… », 24 avril 2021 (consulté le 19 janvier 2024)
  6. Hans Joas et Pierre-Louis Choquet, « Explorer les transformations du sacré: Entretien avec Hans Joas », Raisons politiques, vol. N° 80, no 4,‎ 15 décembre 2020, p. 5–27 (ISSN 1291-1941, DOI 10.3917/rai.080.0005, lire en ligne, consulté le 19 janvier 2024)
  7. Guillaume Cuchet (dir.), « Chapitre 1. La « carte Boulard », lieu de mémoire du catholicisme français », dans Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement, Paris, Le Seuil, coll. « La Couleur des idées », 2018, p. 33-85
  8. Philippe Portier, « Pluralité et unité dans le catholicisme français », Céline Béraud, Frédéric Gugelot, Isabelle Saint-Martin (dir.), Catholicisme en tensions, Paris, EHESS, 2012, p. 19-36.
  9. Guillaume Cuchet, « Identité et ouverture dans le catholicisme français: », Études, vol. Février, no 2,‎ 24 janvier 2017, p. 65–76 (ISSN 0014-1941, DOI 10.3917/etu.4235.0065, lire en ligne, consulté le 18 janvier 2024)
  10. « Des « catholiques d’ouverture » s’interrogent au sujet du Concile », La Croix,‎ 6 avril 2016 (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 18 janvier 2024)
  11. Myriam Filippi, Un catholicisme d’ouverture. Les mouvements catholiques d’éducation populaire et leurs membres musulmans en France (années 1960-années 2010), École pratique des hautes études, 2019, 547 p., 392.
  12. Myriam Filippi, Un catholicisme d’ouverture. Les mouvements catholiques d’éducation populaire et leurs membres musulmans en France (années 1960-années 2010), École pratique des hautes études, 2019, 547 p., 13.
  13. Bruno Dumons, « 1. Le « catholicisme d’identité », une recharge du catholicisme intransigeant ?: », dans Catholicisme et identité, Karthala, 15 mai 2017, 11–16 p. (ISBN 978-2-8111-1839-6, DOI 10.3917/kart.dumon.2017.01.0009, lire en ligne)
  14. Philippe Portier, « Pluralité et unité dans le catholicisme français », Céline Béraud, Frédéric Gugelot, Isabelle Saint-Martin (dir.), Catholicisme en tensions, Paris, EHESS, 2012, p. 19-36, 26.
  15. Magali Della Sudda, « 14. Les Vigiles debout: », dans Catholicisme et identité, Karthala, 15 mai 2017, 251–266 p. (ISBN 978-2-8111-1839-6, DOI 10.3917/kart.dumon.2017.01.0251, lire en ligne)
  16. Guillaume Cuchet, « Identité et ouverture dans le catholicisme français », Études, no 2,‎ février 2017, p. 65-76 (lire en ligne)
  17. Guillaume Cuchet, « Identité et ouverture dans le catholicisme français », Études, no 2,‎ février 2017, p. 68 :

    « Ce n’est pas tout à fait un hasard si, parmi nous, il est plutôt employé généralement au Parti socialiste ou dans les colonnes du Monde, ce qui n’ôte rien a priori à son intérêt mais qui est tout de même une indication de provenance. »

Bibliographie

Ouvrages

Sur la sociologie des religions Ouvrages de sociologie religieuse

Articles

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes