Dans cet article, nous explorerons pleinement le monde fascinant de 1931 et son impact sur la société moderne. De son origine à son évolution actuelle, nous analyserons comment 1931 a influencé et transformé différents aspects de notre vie quotidienne. De plus, nous examinerons les différentes perspectives et opinions qui existent autour de 1931, ainsi que ses implications possibles pour l'avenir. Tout au long de cet écrit, nous nous lancerons dans un voyage de découverte et de réflexion sur 1931, dans le but de mieux comprendre sa pertinence dans le monde d'aujourd'hui.
Cette page concerne l'année 1931 (MCMXXXI en chiffres romains) du calendrier grégorien.
1er mars : Gabriel Terra prend ses fonctions de président de l’Uruguay[10] à la suite de la victoire des colorados aux élections du . Les secteurs patronaux s’organisent en un puissant comité de vigilance pour stopper les volontés réformatrices des Batllistes. Dans un contexte de crise économique, le président Colorado Terra, une fraction du parti Blanco et l’oligarchie réclament le retour au présidentialisme, tandis que les Batllistes et l’autre fraction du parti Blanco signent en septembre le pacto de chinchulín qui leur permet d’être majoritaires dans l’exécutif collégial[11].
5 mars : Daniel Salamanca Urey, victorieux des élections du 4 janvier, est inauguré président de Bolivie[10]. Homme fort au service de l’oligarchie, il attribue l’agitation sociale à la « propagande communiste étrangère ». Incapable de calmer le climat social et politique en dépit d’un sévère « loi de défense sociale », Salamanca détourne l’attention des Boliviens sur la rivalité du Paraguay au sujet du Chaco.
27 juillet : à la suite de la crise économique, le général Ibáñez est contraint de démissionner au Chili sous la pression populaire. Neuf présidents se succèdent entre juillet 1931 et octobre 1932. Pendant la période, une République socialiste est proclamée et dure moins de trois mois[10].
24 août : démission du Président constitutionnel de l’ÉquateurIsidro Ayora, affaiblit par la crise mondiale qui a durement atteint le marché du cacao[15].
23 octobre : au Paraguay, une manifestation d’étudiants demandant le retour au pays des militaires en poste à l’étranger, et plus de fermeté dans les négociations avec la Bolivie, est réprimée par la garde présidentielle ; onze personnes sont tuées et de nombreuses autres sont blessées[10].
23 mars, conflit entre le Tibet et la Chine : à la suite d'une dispute entre les monastères de Dragyab et de Beri au Kham en juillet 1930, l’armée tibétaine occupe Beri et Kandzé au Sichuan, puis Nyarong le 10 avril ; sur la suggestion de Liu Wenhui, président du gouvernement du Sichuan, Tchang Kaï-chek informe le treizième dalaï-lama de la nature du conflit, car il semble ignorer la réalité de la situation. Thubten Gyatso répond le 24 mars qu’il a ordonné un cessez-le-feu mais qu’il faudra plusieurs semaines pour que l’information atteigne la zone des combats. Sur le terrain, les forces tibétaines continuent leur avance vers Dartsedo tandis que les Chinois se replient. Le gouvernement chinois tente d’entrer en contact avec le dalaï-lama par l’intermédiaire de son représentant, Konchog Byunas, l’abbé du palais de l’Harmonie éternelle de Pékin, qui vient d’arriver a Nankin, tandis que les envoyés de la Commission des affaires mongoles et tibétaines arrivent en juin à Dartsedo pour négocier avec les généraux tibétains. Ceux-ci refusent de rendre les villes occupées et les combats continuent. Le Conseil d’État chinois charge alors Liu Wenhui de constituer une armée, qui alliée aux forces de Ma Bufang, gouverneur de la province du Qinghai, reprend Beri, Kandzé et Nyarong à l’automne 1932, puis l’importante ville de Dergé[24].
25 avril : scission dans le mouvement indépendantiste aux Indes orientales néerlandaises ; le PNI est dissout et le 29 avril, Sartono, qui assure l’intérim de Soekarno, annonce la création du Partindo (Partai Indonesia), réunissant ceux qui restent fidèles au programme du PNI ; en décembre 1931, Sutan Sjahrir et le docteur Mohammad Hatta créent le Club Pendidikan Nasional Indonesia (Club de l’éducation nationale indonésienne)[28].
21 septembre : à la suite de l'incident de Mandchourie, le gouvernement chinois saisit le Conseil de la Société des Nations en vertu de l’article 11 du Pacte[35].
3 décembre : Gandhi plante un arbre devant Kingsley Hall, East End, Londres, Angleterre. L’arbre est détruit lors de la seconde guerre mondiale dans un bombardement et replanté par Lady Attenborough en 1984.
Royaume-Uni : démission du gouvernement travailliste devant les critiques que suscite sa politique économique auprès de sa base. Constitution d’un gouvernement d’union nationale par le travailliste Ramsay MacDonald, Premier ministre du Royaume-Uni, qui est exclu du parti (fin en 1935)[52].
3 septembre : Alexandre Ier proclame la fin de la dictature et promulgue la nouvelle Constitution du royaume de Yougoslavie. De fait, la dictature royale continue. Une majorité des groupes d’opposition boycotte les élections parlementaires qui suivent. Certains se radicalisent[54].
21 septembre : crise monétaire au Royaume-Uni. L’État est au bord de la banqueroute. Le Royaume-Uni abandonne l’étalon-or et dévalue la livre sterling de 30 %. Les exportations retrouvent leur compétitivité[1].
28 mars : promulgation d’un décret d’urgence pour combattre les « débordements » politiques[59].
11 mai : faillite du Kredit Anstalt de Vienne[60]. Effondrement financier et économique de l’Allemagne et de l’Autriche. Les faillites du Kredit Anstalt de Vienne et celle de la Danatbank à Berlin déclenchent une véritable panique. En Allemagne, la production industrielle tombe à 53 % de son niveau de 1929. Le pays compte 4 744 000 chômeurs en mars, plus de 6 millions à la fin de l’année.
20 juin : moratoire Hoover qui propose un ajournement d’un an pour les dettes de guerre et les réparations[1].
3 octobre : démission du ministre des Affaires étrangères Julius Curtius après que la négociation d’une union douanière avec l’Autriche en mars est annulée en raison de l’opposition de la France[60].
9 octobre : début second cabinetBrüning nommé par le président Hindenburg (fin le )[61]. Le gouvernement Brüning sauve les banques de la faillite par une série de mesures énergiques : mise des banques sous tutelle pour contrôler l’industrie, déflation, réduction des dépenses budgétaires, baisse des salaires, baisse générale des prix de 10 %.
14 février : début du gouvernement de Juan Bautista Aznar ; le 23, il annonce la tenue d’élections municipales avant les élections générales[63].
12 avril : les républicains triomphent aux élections municipales dans les grandes villes, à la surprise générale. Le roi est désavoué. Le gouvernement abandonne le pouvoir le 13[63].
25 avril : réforme de l’armée. Décrets d’Azaña qui propose la mise à la retraite sans restriction de solde de 8 203 gradés de l’armée sur 20 576, les autres officiers devant prêter serment de fidélité au nouveau régime[65].
11 mai : incendie de couvents à Madrid, Valence, Alicante, Murcia, Séville, Málaga et Cadix[66]. Cent églises et couvents sont incendiés en 1931.
15 juin : le cardinal-primat Segura, qui s’est prononcé pour le retour du trône le 1er mai est expulsé[66].
14 octobre : le président du conseil Alcalá-Zamora démissionne pour protester contre les articles de la constitution et les violences populaires. L’intellectuel de gauche Manuel Azaña forme le gouvernement[69].
21 octobre : la loi de défense de la république suspend certaines libertés constitutionnelles, notamment contre ceux qui déclenchent des grèves sans préavis et sans solliciter d’arbitrage[69].
20 novembre : les Cortès déchoient le roi Alphonse XIII de la nationalité espagnole, confisquent ses biens et lui interdisent l’accès au territoire[70].
9 décembre : approbation de la constitution, élaborée sur le modèle de celle de la république de Weimar. Elle proclame « une république démocratique des travailleurs de toutes les classes » et institue un parlementarisme absolu (chambre unique élue au suffrage universel). L’article 3 pose le principe de la séparation de l’Église et de l’État[63]. Les écoles congréganistes sont fermées. Les ordres religieux qui font vœux d’obéissance à une autorité distincte de celle de l’État (jésuites) sont supprimés[66].
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