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Extension | .css |
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Type MIME | text/css |
Développé par |
CSS Working Group (en), Bert Bos, Håkon Wium Lie |
Version initiale |
, |
Spécification | |
Sites web |
Les feuilles de style en cascade, généralement appelées CSS de l'anglais Cascading Style Sheets, forment un langage informatique qui décrit la présentation des documents HTML et XML. Les standards définissant CSS sont publiés par le World Wide Web Consortium (W3C). Introduit au milieu des années 1990, CSS devient couramment utilisé dans la conception de sites web et bien pris en charge par les navigateurs web dans les années 2000.
Le concept de feuille de style est présent depuis l'origine du World Wide Web : le premier navigateur web WorldWideWeb permet de mettre en forme les documents à l'aide de ce qui serait aujourd'hui considéré comme une « feuille de style utilisateur »[1]. De même, les navigateurs Viola en 1992 et Harmony en 1993 recourent à un mécanisme similaire permettant de déterminer le rendu des polices de caractères, des couleurs ou de l'alignement du texte.
Il ne s'agit cependant pas de styles déterminés par l'auteur du document. HTML ne comportant pas non plus d'éléments de présentation dans ses premières années, une pression croissante s'exerce alors pour que les navigateurs permettent aux auteurs de déterminer eux-mêmes la présentation des pages web[2], dans une démarche issue de l'édition numérique.
C'est dans ce contexte, en 1994-1995, que le tout nouveau Netscape Navigator introduit les premiers éléments HTML de présentation à l'initiative de Marc Andreessen, tandis qu'apparaissent concurremment les premières propositions de styles externes[n. 1] :
L'apparition de CSS répond à une volonté de « proposer une alternative à l'évolution du HTML d'un langage de structuration vers un langage de présentation »[6].
Une troisième voie de développement est également ouverte à la même époque : le langage de transformation DSSSL des documents SGML, élaboré par James Clark, suggère la possibilité d'un langage de styles qui ne soit pas seulement descriptif et se rapproche d'un véritable langage de programmation[n. 2]. Cette voie est suivie par Netscape, qui propose en 1996 au W3C les « JavaScript-Based Style Sheets » (JSSS)[7], implémentées par Netscape Navigator 4 en 1997.
Les origines des CSS sont donc liées à trois possibilités majeures :
La première proposition de Cascading HTML Style Sheets formulée par Håkon Wium Lie retient l'attention de Dave Raggett, qui est alors le principal éditeur du projet de spécification HTML 3.0[8]. Partisan d'un HTML purement structurel, il encourage la publication d'un document de travail CHSS, afin que celui-ci puisse être présenté et discuté à la seconde conférence internationale sur le WWW (Mosaic and the Web, Chicago, 1994). Il modifie également avec Håkon Lie le navigateur Arena[n. 3], afin de permettre de tester ce langage, et en fait la démonstration lors de la troisième conférence WWW en 1995.
Parallèlement, Bert Bos, qui travaillait alors sur le navigateur Argo[9], et qui avait soumis au W3C son propre projet « Stream-based Style Sheet Proposal » (SSP), décide de joindre ses efforts à ceux d'Håkon Lie. SSP ayant été développée avec l'idée d'être applicable non seulement à HTML, mais aussi à d'autres langages de balisage, Bert Bos et Håkon Lie reprennent cet objectif, et en font une des caractéristiques clés de ce qui devient alors CSS proprement dit.
Un autre aspect de CSS s'avère alors déterminant face aux alternatives existantes : CSS est le premier langage à inclure l'idée de « cascade » (feuille de style en cascade), c'est-à-dire la possibilité pour le style d'un document d'être hérité à partir de plusieurs « feuilles de style ». Cela permet d'arbitrer entre plusieurs sources concurrentes de mise en forme d'un élément, et permet théoriquement de composer entre les préférences stylistiques des auteurs et des utilisateurs.
Le World Wide Web Consortium (W3C) devient opérationnel en 1995, et la liste de discussion www-style est alors créée[10]. La même année se tient à Paris un « W3C style sheet workshop » décisif pour l'avenir des CSS[11]. Y est notamment affirmée la volonté de conserver les feuilles de style sous une forme simple, ce qui exclut l'hypothèse JSSS de Netscape. Par ailleurs, Thomas Reardon (Microsoft) y annonce le support à venir de CSS dans les futures versions d'Internet Explorer : dès lors, lorsque le W3C crée à la fin de l'année le « HTML Editorial Review Board » (HTML ERB) pour ratifier les futures spécifications HTML, DOM et CSS, Netscape, représenté par Lou Montulli, se rallie finalement au projet CSS mené par Bert Bos et Håkon Lie.
Contrairement aux logiciels, les spécifications CSS ne sont pas développées par versions successives, qui permettraient à un navigateur de se référer à une version en particulier.
CSS est développé par « niveaux », ce qui contraint chaque nouveau niveau à intégrer le précédent, et chaque implémentation à être compatible avec la précédente : CSS1 est donc développé pour être un sous-ensemble de CSS2, qui est lui-même développé pour être un sous-ensemble de CSS3.
Ceci explique en partie la lenteur de l'avancement normatif de CSS[12].
La spécification CSS1[13] finale est publiée le 17 décembre 1996, et définit une cinquantaine de propriétés. CSS1 se définit comme un « mécanisme de feuille de style simple, permettant aux auteurs et aux lecteurs d'attacher des styles (…) au document HTML »[14]. Cette simplicité se traduit par le choix d'un langage qui peut être aisément lu et écrit directement par ses utilisateurs humains, et d'une terminologie conforme aux usages courants dans la publication informatique. Le choix éventuel d'exprimer CSS dans une syntaxe XML ou SGML, régulièrement évoquée pour éviter l'implémentation d'un nouveau mode d'analyse syntaxique, est donc définitivement écarté[n. 4].
CSS1 ne décrit pas uniquement sa propre grammaire : ce premier niveau décrit en effet une grammaire destinée à permettre aux niveaux ultérieurs d'ajouter de nouvelles fonctionnalités, tout en autorisant la lecture de ces futures feuilles de styles par les navigateurs plus anciens. Ainsi, un ancien navigateur lisant un nouveau style ne le comprend pas, mais peut l'identifier en tant que tel, et l'ignorer. CSS garantit ainsi sa compatibilité descendante.
CSS1 définit essentiellement les propriétés de rendu typographique du texte :
Les possibilités de mise en page restent plus limitées que celle offertes par HTML, en particulier avec les tables. En outre, la mise en œuvre est sévèrement boguée dans tous les navigateurs jusqu'à Internet Explorer 5 pour Macintosh. La propriété float
, qui sera par la suite massivement utilisée pour la mise en page CSS globale des designs web, n'est alors conçue que comme un moyen de placer localement, côte à côte, une portion réduite du contenu, tel qu'une image, et le reste du texte[15]. Compte tenu des implémentations problématiques de CSS1, le détournement de l'élément HTML table
pour gérer la mise en page globale reste dans l'immédiat la solution la plus couramment retenue par les concepteurs de site web.
En 1996, Internet Explorer 3.0 est le premier navigateur commercial à implémenter partiellement CSS alors que celle-ci est encore en cours de formulation. Cette implémentation anticipée, menée par Chris Wilson[16] ne correspond pas à la spécification finale. En 1997, Internet Explorer 4.0 voit la naissance d'un nouveau moteur de rendu, Trident, à l'origine du support croissant mais problématique de CSS dans les différentes versions de ce navigateur sur Windows, jusqu'à Internet Explorer 7 inclus[n. 5].
Netscape Navigator 4.0 suit le mouvement en 1997, malgré ses réticences historiques vis-à-vis de CSS[n. 6] : dans le contexte de la guerre des navigateurs, il s'agit alors principalement d'éviter que Microsoft ne puisse s'affirmer comme le navigateur le plus conforme. Cependant, cette implémentation précipitée, basée sur des méthodes JavaScript internes, se révèle finalement limitée et très peu fiable. Netscape Navigator 4.0 apporte également une implémentation JSSS, qui restera sans lendemain[n. 7]. Il faudra attendre le nouveau moteur de rendu Gecko du projet Mozilla pour parvenir à une véritable implémentation de CSS1.
En 1998, alors que s'achève la guerre des navigateurs opposant Netscape et Microsoft, Opera 3.5, dont Håkon Lie est entre-temps devenu le directeur technique, parvient à une implémentation plus complète de CSS1, facilitée par la publication de la première « Test suite for Cascading Style Sheets (CSS) Level 1 » créée principalement par Eric Meyer pour le W3C[17]. La présence de ces suites de test se révèle un atout majeur à la fois pour les implémentations dans les navigateurs et pour l'appropriation des techniques CSS par les auteurs (en fournissant des exemples détaillés des propriétés et de leurs valeurs).
Enfin, sous l'impulsion de Tantek Çelik, Internet Explorer 5.0 pour Macintosh lancé en mars 2000, basé sur Tasman, un moteur de rendu spécifique sans rapport avec Trident, est le premier navigateur à supporter complètement (à plus de 99 %) CSS1 et à réussir le test Acid1. Pour assurer la compatibilité avec les précédentes pratiques de codage propre à chaque implémentation (la « soupe de balises »), et permettre un affichage correct des documents web qu'ils soient respectueux ou non des standards CSS et HTML, il est également le premier à mettre en œuvre la technique du doctype switching. Adoptée par la suite par tous les navigateurs, celle-ci devient par la suite l'une des clés de l'implémentation progressive de CSS : elle permet en effet au navigateur de conserver d'anciennes implémentations propriétaires pour des raisons de compatibilité, tout en ayant la possibilité d'opter, en fonction de la syntaxe de la déclaration de type de document de la page, pour un mode de rendu conforme à de nouvelles implémentations standards[18].
Durant cette période de la fin des années 1990, la conception web est avant tout dépendante de l'utilisation d'HTML en tant que format de présentation. La défaite de Netscape à l'issue de la guerre des navigateurs, le renouveau qui s'ensuit via le projet Mozilla, l'apparition d'IE5 Mac, et à un moindre titre l'évolution d'Internet Explorer Windows 5.x, amorcent cependant au début des années 2000 une nouvelle étape dans l'évolution des pratiques de conception des sites web par les auteurs : ces navigateurs permettent en effet de montrer que les pratiques historiques datant de l'époque de la guerre des navigateurs, mêlant structure et présentation, peuvent réellement être abandonnées au profit d'une démarche fondée sur les feuilles de styles et le respect plus général des standards du web (au sens d'HTML et CSS). Jeffrey Zeldman, cofondateur du Web Standards Project et fondateur d’A List Apart (en) en 1998, apparaît alors comme la figure emblématique de ce mouvement de promotion des standards[n. 8]. Il est également l'inspirateur d'une démarche de conception « hybride », tirant profit des techniques CSS tout en demeurant temporairement dans le cadre d'une mise en forme des documents fondée sur les tableaux de présentation.
Pour répondre aux besoins que la première spécification CSS1 ne couvrait pas encore, CSS est attribué en 1997 à un nouveau groupe de travail au sein du W3C, présidé par Chris Lilley. En 2007, ce groupe comporte notamment des représentants d'Apple, Google, IBM, Microsoft, Adobe, de la Fondation Mozilla et d'Opera.
Publié comme une recommandation en mai 1998, le second niveau de CSS étend considérablement les possibilités théoriques des feuilles de styles en cascade, avec en particulier environ 70 propriétés supplémentaires. À la mise en forme typographique du texte initiée avec CSS1 s'ajoutent en effet notamment :
Cependant, cette richesse fonctionnelle ne rencontre qu'un écho limité dans ses implémentations :
Plusieurs causes sont évoquées pour expliquer ces difficultés et la lenteur des implémentations CSS2 :
Les retours d'implémentation de CSS2 conduisent le groupe de travail CSS du W3C à rédiger à partir de 2001 une version révisée CSS 2.1 (« CSS Level 2, Revision 1 »), sur la base de ce qui était effectivement adopté par les différents navigateurs. Les objectifs de cette révision sont[22] :
CSS 2.1 corrige CSS2 sur de nombreux points de détail, en supprime certaines sections en tout ou partie (les styles vocaux définis sous le type de media « aural », les styles d'impression, les polices téléchargeables, dont les définitions plus probantes sont repoussées à la future CSS3), et l'explicite à partir des constats mis à jour lors des implémentations (la gestion avancée des blocs flottants via les « contextes de formatage »[23]).
Après avoir connu 8 versions successives, CSS 2.1 est en juillet 2007 une recommandation candidate, c'est-à-dire le standard que doivent suivre les implémentations[24].
En 2007, aucun navigateur n'a achevé l'intégration de CSS 2.1 : celle-ci serait implémentée à 56 % par Internet Explorer 7, 91 % par Firefox 2 et 94 % par Opera 9[25]. Par ailleurs, seule une partie des navigateurs graphiques ont passé avec succès ou retenu comme objectif le test Acid2, lancé en 2005 par le Web Standards Project, à l'initiative d'Håkon Lie, pour favoriser notamment l'implémentation d'un choix de fonctionnalités CSS 2.1 considérées comme les principales avancées nécessaires : positionnement d'éléments lors de l'affichage, généralisation du modèle de rendu en tableau à tous les éléments, contenu généré via CSS. L'utilisation professionnelle de CSS reste donc limitée à un sous-ensemble arbitraire de celle-ci, déterminé par les implémentations communes.
Le développement du troisième niveau des feuilles de styles en cascade commence dès 1999, parallèlement à celui de CSS 2.1.
CSS3 devient « modulaire », afin de faciliter ses mises à jour, mais aussi son implémentation par des agents utilisateurs aux capacités et aux besoins de plus en plus variés (navigateurs graphiques, navigateurs pour mobiles, navigateurs vocaux). Les navigateurs peuvent ainsi implémenter des sous-ensembles de CSS3[26].
Dès lors, le degré d'avancement de CSS3 varie selon les modules et le degré de priorité qui leur a été donné par le groupe de travail CSS[27]. En 2007, les modules les plus avancés (recommandations candidates) concernent :
Dans d'autres cas, des modules peuvent atteindre le stade de recommandation candidate, mais être par la suite ramenés au stade de document de travail en raison des difficultés mises à jour à la suite de l'appel à implémentation. C'est par exemple le cas du module de typographie « CSS Text ».
De même, les implémentations varient selon les stratégies et les besoins des différents navigateurs :
Certains membres du groupe de travail CSS, ainsi que des développeurs web, ont soulevé le problème de la lenteur de l'avancement de CSS3 :
En 2008, aucun module n'est considéré comme terminé par le W3C, et l'implémentation dans les navigateurs est donc marginale, souvent à titre de test, comme les fonctions -moz-... du moteur Gecko, dont le préfixe limite l'utilisation aux seuls navigateurs basés sur Gecko.
L'écriture du quatrième niveau des feuilles de styles en cascade débute dès 2010[30], parallèlement aux modules CSS3.
Certains modules étant figés ou en phase de l'être, des brouillons sont lancés pour continuer d'étendre les possibilités de ces derniers. Le travail se fait donc en complément de la couche précédente, voire en reprenant la couche inférieure pour les sélecteurs[31].
L'un des objectifs majeurs des CSS est de permettre la mise en forme de pages hors des documents. Il est par exemple possible de ne décrire que la structure d'un document en HTML, et de décrire toute la présentation dans une feuille de style CSS séparée. Les styles sont appliqués au dernier moment, dans le navigateur web des visiteurs qui consultent le document. Cette séparation fournit un certain nombre de bénéfices, permettant d'améliorer l'accessibilité, de changer plus facilement de présentation, et de réduire la complexité de l'architecture d'un document.
Ainsi, les avantages des feuilles de style sont multiples :
CSS permet de définir le rendu d'un document en fonction du média de restitution et de ses capacités (type de moniteur ou de dispositif vocal), de celles du navigateur (texte ou graphique), ainsi que des préférences de son utilisateur.
Les feuilles de styles peuvent être différenciées pour les médias suivants, selon CSS2.1[32] :
all
: quel que soit le média ;screen
: écrans d'ordinateur de bureau ;print
: pour l'impression papier ;handheld
: écrans de très petite taille et clients aux capacités limitées ;projection
: quand le document est projeté ;tv
: quand le document est affiché sur un appareil de type télévision ;speech
: pour le rendu via une synthèse vocale (remplaçant aural
, initialement prévu par CSS2.0 puis déprécié par CSS2.1).D'autres types de media sont théoriquement prévus par la spécification CSS2.1, mais ne sont pas implémentés par les agents utilisateurs : braille
et embossed
pour les tablettes brailles et les embosseuses, ainsi que tty
pour les téléscripteurs.
Dans chaque média, les styles de présentation déterminés par l'auteur du document se combinent avec ceux par défaut de l'agent utilisateur et ceux issus des préférences de l'utilisateur et de sa configuration personnelle.
Les capacités du récepteur peuvent être prises en compte par les auteurs, à destination des agents utilisateurs implémentant le module CSS3 « media queries »[33] : celui-ci permet de conditionner la prise en compte d'une feuille de style à des contraintes concernant notamment la résolution ou la capacité de restitution des couleurs.
La « cascade » est la combinaison de différentes sources de styles appliqués à un même document, selon leur degré respectif de priorité. Différents modes de cascade peuvent se combiner :
Le rendu d'un document stylisé est déterminé par les concepts de boîte et de flux. Le moteur de rendu CSS établit une « structure de formatage » reflétant l'arbre logique du document. Chaque élément de cette structure génère une ou plusieurs zones dotées de propriétés d'affichage ou de rendu vocal paramétrables. L'affichage ou la lecture s'effectuent à partir du flux des boîtes successivement générées pour chaque élément tel qu'il apparaît dans l'ordre linéaire de la structure de formatage.
Selon les cas de figures, ces différents types de boîtes :
Les caractéristiques applicables aux boîtes CSS sont exprimées sous forme de couples propriété: valeur;
.
La propriété et la valeur sont séparés par un double point ':', et un point virgule ';' marque la fin de la boîte.
Les propriétés sont libellées à l'aide de mots-outils anglais tels que « width » (largeur), « font-size » (taille de la police de caractères) ou « voice-volume » (volume sonore du rendu vocal).
Les valeurs peuvent être selon les cas exprimées à l'aide d'unités normalisées par ailleurs, ou de mots-clés propres à CSS. Par exemple, une couleur de fond ou de texte peut être exprimée à l'aide du modèle RGB ou des mots clés black, blue, fuchsia, etc.
Les propriétés CSS ont été établies selon un compromis entre deux contraintes opposées : faciliter la lecture des feuilles de styles par les agents utilisateurs en multipliant les propriétés individuelles, ou faciliter leur écriture par les auteurs en recourant à un nombre plus réduit de propriétés combinées. Par exemple, la position d'une image d'arrière-plan est déterminée par une propriété unique (background-position
), combinant les deux valeurs d'abscisse et d'ordonnée, et non par deux propriétés distinctes. De même, il existe des propriétés raccourcies permettant aux auteurs de simplifier l'écriture d'une série de propriétés : le raccourci font
permet, par exemple, de résumer en une seule règle l'ensemble des propriétés de police de caractères, de taille, de hauteur de ligne, de casse, de graisse et d'italique. Mais l'utilisation du caractère « / » rend beaucoup plus complexe l'analyse syntaxique des feuilles de styles par les agents utilisateurs[34].
Les propriétés sont regroupées par blocs de règles, délimités par les accolades {}. Chaque bloc est précédé d'un sélecteur désignant les éléments structurels auxquels les propriétés concernées doivent être appliquées :
/*Je suis un commentaire qui commente le code et qui ne fait rien*/
body
{
/*Couleur de fond : */
background-color: green;
}
p
{
/*Couleur du texte : */
color: red;
/*Taille du texte en px (pixel) : */
font-size: 20px;
}
button
{
/*Contour : */
outline: none;
/*Bordure*/
border: none;
/*Couleur de fond : */
background-color: black;
/*Couleur de texte : */
color: white;
}
/*Hover veut dire au survol d'un bouton*/
button:hover
{
/*Couleur de fond : */
background-color: green;
}
/*Selection veut dire à la selection du texte*/
*::selection
{
/*Couleur de fond : */
background-color: black;
/*Couleur du texte : */
color: white;
}
Les classes HTML peuvent être modifiées individuellement. Et le style de la classe est, en CSS, déclaré de cette façon : .nomDeLaClasse
.
Le code suivant aligne le titre HTML de la classe "Titre-HTML" au centre de la page :
Contenu du fichier index.html :
<!DOCTYPE HTML>
<html>
<head>
<link rel="stylesheet" href="style.css">
</head>
<body>
<h1 class="Titre-HTML">Ce titre est maintenant centré.</h1>
</body>
</html>
Contenu du fichier style.css :
.Titre-HTML
{
text-align: center;
}
Le CSS orienté-objet (en anglais OOCSS), est une méthode créée en 2009[35] sur le modèle de la programmation orientée objet, permettant de réutiliser ses styles dans plusieurs contextes[36].
Le BEM (Block, element, modifier) est une technique d'écriture du CSS inventée en 2010[37], consistant à déclarer les styles sous forme d'arborescence pour en améliorer la performance. Exemple :
.product
{
&-productLabel
{
...
}
&-productPicture
{
...
}
}
NB : l'esperluette (&) représente l'objet parent en Sass et en LESS.
Certains navigateurs ont besoin d’un préfixe spécial pour utiliser les technologies considérés comme en teste, souvent -webkit-
Exemple: -webkite-animation-duration: 6s-
CSS ambitionnait initialement l'indépendance entre structure et présentation d'un document.
Ainsi, le site du CSS Zen Garden, créé en 2003 par Dave Shea (en), se veut la démonstration de la possibilité de modifier librement le rendu affiché d'une même page web, uniquement grâce à CSS et sans aucune modification de son code HTML[38] : il présente, en décembre 2006, 986 designs différents de sa page d'accueil[39]. Cependant, la plupart de ces designs reposent en tout ou partie sur le remplacement du contenu textuel de la page par des images CSS qui le reproduisent en enrichissant son aspect[40] : la liberté graphique repose toujours partiellement sur la transformation du texte en image. D'autre part, le CSS Zen Garden reste un exercice de style limité à un document unique, à la structure doublée d'éléments et attributs sémantiquement neutres, qui ne servent qu'à donner appui à des sélecteurs CSS[n. 10].
S'il existe de nombreux exemples de documents HTML pour lesquels plusieurs feuilles de style ont été développées, il n'existe que peu d'exemples de feuilles de style génériques, indépendantes de la structure du document. Les styles par défaut des agents utilisateurs en sont un exemple, mais limité à des effets typographiques simples, sans définition de mise en page[n. 11]. En général, les feuilles de style dépendent étroitement de la structure du document à styler et sont difficilement réutilisables sur des documents différemment structurés. C'est davantage à travers la création de patrons HTML + CSS que s'exploite cette indépendance potentielle des styles envers la structure spécifique des documents.
Plus généralement :
float
impose un ordre précis du contenu ainsi mis en colonne ; de nombreux effets de rendu reposent d'autre part sur une surcharge de balisage sémantiquement neutre, tel que div
et span
) ;CSS favorise l'accessibilité d'une page web en donnant en dernier ressort à l'utilisateur le contrôle du rendu d'un document dans son navigateur : il est ainsi possible de l'adapter à des contraintes ou à des préférences concernant par exemple la taille d'affichage des caractères ou les couleurs. En séparant structure et présentation, CSS favorise également l'écriture de documents structurés de manière sémantique, potentiellement plus exploitables par les aides techniques : la liberté de présentation des éléments de titrage permet par exemple de respecter strictement l'ordre hiérarchique formel de ceux-ci, ce qui permet en retour aux aides techniques d'en établir une table des matières navigable. Enfin, en donnant aux auteurs les moyens d'enrichir la mise en forme du texte, CSS permet de limiter le recours aux textes mis en images[n. 12].
Cependant, certaines utilisations de CSS peuvent également compromettre l'accessibilité du contenu :
q
ou blockquote
, qui sont les seuls permettant de définir une citation HTML et d'en indiquer la source via l'attribut approprié (cite
).Les méthodes d'application des directives d'accessibilité des contenus web (RGAA, UWEM par exemple) définissent donc des règles d'usages des styles CSS[41].
CSS répond à une volonté de disposer d'un format de présentation simple, tant dans ses fonctionnalités que dans sa syntaxe, afin d'en favoriser la manipulation directe par les auteurs et les utilisateurs. Cependant, cette simplicité est remise en cause par plusieurs facteurs :
Les frameworks CSS sont des bibliothèques pré-préparées destinées à permettre un style plus facile et plus conforme aux normes des pages Web à l'aide du langage des feuilles de style en cascade. Ils incluent Blueprint, Bootstrap, Cascade Framework, et Foundation. Comme les bibliothèques de langage de programmation et de script, les frameworks CSS sont généralement incorporés sous forme de feuilles .css externes référencées dans le HTML "<head>". Ils fournissent un certain nombre d'options prêtes à l'emploi pour la conception et la mise en page Web. Bien que beaucoup de ces frameworks aient été publiés, certains auteurs les utilisent principalement pour le prototypage rapide, ou pour apprendre, et préfèrent le CSS "artisanal" qui est approprié à chaque site publié sans la conception, la maintenance et les frais de téléchargement liés à de nombreuses fonctionnalités inutilisées. dans le style du site[44].
À mesure que la taille des ressources CSS utilisées dans un projet augmente, une équipe de développement doit souvent décider d'une méthodologie de conception commune pour les garder organisées. Les objectifs sont la facilité de développement, la facilité de collaboration lors du développement et les performances des feuilles de style déployées dans le navigateur. Les méthodologies populaires incluent OOCSS (CSS orienté objet), ACSS (CSS atomique), oCSS (feuille de style cascade organique), SMACSS (architecture évolutive et modulaire pour CSS) et BEM (bloc, élément, modificateur)[45].