Dans cet article, nous allons plonger dans le monde fascinant de Méthode de Laplace. Nous explorerons ses origines, sa pertinence dans la société actuelle et son impact sur différents aspects de la vie quotidienne. Du point de vue historique jusqu'à son évolution aujourd'hui, Méthode de Laplace a fait l'objet d'études et de débats, suscitant un grand intérêt parmi les universitaires, les amateurs du sujet et la société en général. A travers cet article, nous chercherons à faire la lumière sur Méthode de Laplace, en offrant une vue panoramique qui permet au lecteur de comprendre son importance et son influence dans le monde contemporain.
En mathématiques, la méthode de Laplace, due à Pierre-Simon de Laplace, est une méthode pour l'évaluation numérique d'intégrales de la forme :
où f est une fonction deux fois dérivable, M est un grand nombre réel et les bornes a et b peuvent éventuellement être infinies.
Pour M > 0, si l'on suppose que la fonction f admet un unique maximum au point alors pour M grand, seuls les points au voisinage de x0 contribuent de façon significative à l'intégrale :
Si M est négatif, en considérant –M et –f on peut se ramener à considérer les maximums de –f donc les minimums de f.
Pour appliquer la méthode de Laplace, un certain nombre de conditions sont requises. Le point x0 ne doit pas être l'une des bornes de l'intégrale et f(x) ne peut s'approcher de la valeur f(x0) qu'au voisinage de x0.
Par application du théorème de Taylor, au voisinage de x0, f(x) s'écrit :
Puisque f admet un maximum en x0, qui n'est pas l'une des bornes de l'intégrale, et , on a alors dans un voisinage de x0 :
Et pour l'intégrale :
La deuxième intégrale peut être estimée à l'aide d'une intégrale de Gauss en remplaçant les bornes a et b par -∞ et +∞ et l'on a alors :
Le remplacement des bornes par -∞ et +∞ est numériquement valide car, quel que soit est un
Les deux conditions demandées pour effectuer cette méthode ne sont pas nécessairement requises et il existe des généralisations pour le cas où x0 est l'une des bornes en utilisant un développement au premier ordre autour de x0 ainsi que par découpage d'intégrale pour le cas où deux, ou un nombre fini, de maximums locaux de f auraient des valeurs proches. La méthode du point col permet également une généralisation pour
La méthode de Laplace peut être employée pour démontrer la formule de Stirling :
Pour N grand :
Par définition de la fonction gamma, on a
Avec le changement de variable x = Nz on obtient :
En considérant la fonction f(z) = ln(z) – z, qui est deux fois dérivable :
on voit que f atteint son maximum en z = 1 et sa dérivée seconde vaut –1 en 1 ; on a alors avec la méthode de Laplace :