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Née le à Saint-Mandé[2], Marie-Magdeleine Davy obtient son baccalauréat en 1920, s'inscrit l'année suivante à l'université où elle fait des études de philosophie et d'histoire[3]. Elle devient l'élève et la disciple d'Étienne Gilson[4].
Elle s'inscrit à l'Institut catholique de Paris, où elle sera la première femme admise[3]. Marie-Madeleine Davy se spécialise alors dans la théologie et la mystique médiévales. Elle soutient une thèse de doctorat en philosophie, consacrée à Guillaume de Saint-Thierry, en 1946, puis une autre en théologie protestante[3].
En 1968, Marie-Madeleine Davy prend sa retraite, et se consacre à la recherche spirituelle[3]. Elle voyage entre autres en Asie. Elle écrira à ce propos : « La patrie de mon âme s'avérait orientale... Je dois beaucoup à mes séjours en Inde et au Japon. » Par ailleurs, elle découvre l'œuvre d'Henri Le Saux (m. 1973), et celui-ci sera son « son dernier "amour d'admiration" »[5]. Une rencontre qui, selon Jean Moncelon[5], s'explique par le fait que « son expérience singulière trouvera un écho en elle , justement parce qu’elle se présente comme une expérience du Soi, autrement dit, de "l’au-delà des personnes divines". »
Elle publie en 1966 La Connaissance de soi, puis en 1974 L'homme intérieur et ses métamorphoses.
Marie-Madeleine Davy meurt le à l'hôpital de Bressuire, dans les Deux-Sèveset elle est inhumée à Saint-Clémentin[2]. Sur sa pierre tombale l'épitaphe : « Sois heureux, passant ! »[3].
Publications (sélection)
Essai sur la symbolique romane, Flammarion, 1955 (1re édition)
Initiation médiévale, la philosophie au XIIe siècle, Albin Michel, 1980 et 1987
Henri Le Saux, swami Abhishiktnanda, le Passeur entre deux rives, éditions du Cerf, 1981, rééd. Albin Michel 1999
Le Désert intérieur, Albin Michel, 1983, rééd. 1996
La Connaissance de soi, PUF, 1988
La Danse de l'amour et de l'humour, éditions Présence, 1988
Traversée en solitaire, Albin Michel, 1988
La Lumière dans le christianisme, éditions du Félin, 1989
↑André Reix, « Marie-Madeleine Davy, Initiation médiévale. La philosophie au douzième siècle », Revue Philosophique de Louvain, 4e série, vol. 39, no 2, , p. 259-260 (lire en ligne).
↑Yves Revert, « Voulmentin : un livre retrace l'étonnant destin de Marie-Magdeleine Davy, avant-gardiste inclassable », La Nouvelle République, (lire en ligne, consulté le )
Bibliographie
Ouvrages
Armelle Dutruc, Des profondeurs de l'être : Marie-Magdeleine Davy, itinéraire d'une philosophe absolue, Les Acteurs du Savoir, (ISBN978-2-38359-002-6).
Sylvie Hervé, Marie-Magdeleine Davy et Yvonne Netter : Deux femmes pas comme les autres, éditions Hey, (ISBN978-2-490628-15-5).
Armelle Dutruc, Marie-Magdeleine Davy, 1903-1998, ou L'Orient intérieur : Répertoire numérique détaillé des archives de Marie-Magdeleine Davy, 155 J, Niort, Archives départementales des Deux-Sèvres, coll. « Les archives », (ISBN978-2-86079-009-3, présentation en ligne).
Armelle Dutruc, Marie-Magdeleine Davy, une philosophe entre l'Occident et l'Orient, 1903-1998 : répertoire numérique détaillé du fonds Marie-Magdeleine Davy, 155 J, Archives départementales des Deux-Sèvres, coll. « Les archives », (ISBN978-2-86079-006-2, présentation en ligne).
Collectif, Marie-Madeleine Davy : les chemins de la profondeur, Paris, Albin Michel, coll. « Question de » (no 116), , 208 p. (ISBN978-2-226-10909-5).
Articles
Jean Moncelon, « Un philosophe d'Orient et d'Occident » (Conférence prononcée à Toulouse, le 15 décembre 2003, à l’occasion du Centième anniversaire de la naissance de Marie-Madeleine Davy), Cahiers d'Orient et d'Occident, vol. 29, (lire en ligne, consulté le )
Anne Ducrocq, « Les Traceurs de voie du XXe siècle : Marie-Madeleine Davy, témoin de la présence », Nouvelles Clés, no 48, .