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Naissance | |
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Cimetière de Lésigny (d) |
Nom de naissance |
Paul Marie Joseph Savatier |
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Paul Savatier, né le à Poitiers et mort le à Châtellerault[2], est un romancier, comédien et scénariste pour la télévision française.
Fils d'une grande famille catholique de juristes[3] du Poitou, septième de douze enfants. Son père René Savatier est une sommité du droit français doyen de la faculté de Poitiers, et membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Entré dans la résistance au début de la guerre, il fut nommé président du comité départemental de libération de la Vienne en 1944; une rue de Poitiers porte son nom.
Son grand-père Henri Savatier fut lui aussi un intellectuel de premier plan connu pour ses engagements politiques auprès d'Albert de Mun, Henri Lorin, et René de la Tour du Pin dans le catholicisme social ; il dirigea la revue de l’Association catholique de la jeunesse française, l’Action Catholique.
Sa famille a acquis au XVIIIe siècle le domaine des Pâtrières, vaste propriété agricole située aux confins du Poitou et de la Touraine à Lésigny-sur-Creuse, où ils exercèrent pendant plusieurs générations la charge de maire. Ce contexte régional, familial et social a fourni une part de l'inspiration de l’œuvre de Paul Savatier.
Après des études chez les jésuites au collège Saint-Joseph de Poitiers, Paul Savatier s'installe à Paris, étudie le cinéma à l'École technique de photographie et de cinéma (ETPC) de la rue de Vaugirard et l'art dramatique à l'Éducation par le jeu dramatique (EPJD). Il devient acteur de théâtre et passe par les troupes de Hubert Gignoux, Jean Dasté, Roger Planchon, Jean-Marie Serreau, André Barsacq, Jean-Louis Barrault, et Pierre Debauche, avec qui il fonde les théâtres Daniel-Sorrano à Vincennes et Des Amandiers à Nanterre.
Par la suite, dans le cadre de son métier d’acteur il a participé à 48 films[4], mais l’essentiel de sa carrière est dans l’écriture de romans, de scénarios ou dialogues de téléfilms.
En 1962, Paul Savatier publie son premier roman, L’Œil du centre, qui fait l'objet d'une recension élogieuse dans la Nouvelle Revue française et est comparé à la première œuvre de Simone de Beauvoir[5]. Il sera suivi de 9 autres romans et nouvelles. Deux d'entre eux ont reçu des prix (Le Ravisseur, 1979, prix Valentine de Wolmar ; Le Photographe, 1983, prix Ève Delacroix ainsi que le prix des lectrices de Elle)[6]. Ses livres sont publiés chez Gallimard jusqu'en 1987, puis chez Robert Laffont. En 2001, il publie également un ouvrage de poésie enfantine, Alphanimaux, illustré par Paule Charlemagne et Florence Guiraud (Éditions du Sorbier, 2001), à la qualité remarquée et souvent repris sur Internet[7].
Dès 1975, Paul Savatier s’intéresse à la télévision en écrivant des scénarios, ou en adaptant des romans pour lesquels il écrit les dialogues. Il a ainsi l’occasion de travailler avec des réalisateurs de renom comme Roger Kahane, Guy Jorré, Jean Kerchbron ou encore des grands noms comme Robert Mazoyer ou Robert Enrico.
Son plus grand succès de télévision est la série en six épisodes programmée en 1977 Au plaisir de Dieu tirée du roman de Jean d’Ormesson. Sa culture familiale, en symbiose avec celle de l’auteur lui permet d’écrire des dialogues illustrant l'ouvrage qui n'en comportait aucun.
En 1983, il accomplira le même type de travail à partir du roman de Louis Aragon Les Beaux Quartiers ou encore du roman de Jean Orieux, Catherine de Médicis, réalisé par Yves-André Hubert, avec Alice Sapritch dans le rôle-titre, et diffusé sur Antenne 2 dans le cadre de l'émission Les Dossiers de l'écran les 18 et .
Paul Savatier s’est marié le à Élisabeth Janvier (1932-1991) comédienne, traductrice et dramaturge. Il est père de trois enfants : Tristan, Anne et Sébastien[réf. nécessaire].
Il est inhumé au cimetière de Lésigny, dans la Vienne[8].