Dans le monde d'aujourd'hui, Pharamond est un sujet qui a acquis une pertinence sans précédent. Depuis son émergence, Pharamond a eu un impact sur la façon dont les gens interagissent les uns avec les autres, ainsi que sur la manière dont différents processus et activités sont menés dans la société. Ce phénomène a suscité un grand intérêt dans divers domaines, de l’éducation et de la technologie à la politique et à l’économie. Pharamond a changé la façon dont les décisions sont prises, les idées sont promues et les affaires sont menées, générant un impact significatif sur la vie quotidienne des gens. C’est pourquoi il est nécessaire d’analyser en profondeur ce phénomène et d’en comprendre l’ampleur aujourd’hui.
Roi des Francs |
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Clodion le Chevelu (fils possible) |
Pharamond est le nom qui fut donné durant le Moyen Âge et l'Ancien Régime au premier roi des Francs et ancêtre des Mérovingiens.
Ses qualités de roi des Francs et d'ancêtre mérovingien sont depuis rejetées par la critique historique[Note 1] et son historicité est également mise en doute. Il est considéré depuis lors comme un personnage essentiellement mythique[1].
Le nom Faramond renvoie aux éléments franciques fara (du proto-germanique *faranan « voyager » ; cf. aussi allemand fahren)[2] et mund (du proto-germanique *mundō « protection »). Compte tenu de l'origine germanique du prénom, l'orthographe Faramond est préférable.
Après l'avènement de l'historiographie moderne (fin XIXe siècle), sa parenté avec les Mérovingiens a été reconnue comme légendaire. La raison en est la suivante : l'auteur anonyme du Liber historiæ Francorum (« Livre de l'Histoire des Francs ») résume les six premiers livres de Grégoire de Tours en y ajoutant vingt et une informations[3],[4]. Il ne connaît donc pas l'histoire du Ve siècle puisqu'il n'utilise qu'une unique source[3]. Il est donc fortement improbable qu'il puisse découvrir, trois cents ans après, un personnage de la généalogie des Mérovingiens alors que Grégoire de Tours lui-même n'a pas réussi avant lui[5]. L'auteur du Liber semble avoir puisé le nom de Pharamond dans une généalogie écrite au début du VIIe siècle[3].
Voici ce que dit l'historien belge Godefroid Kurth à son sujet dans son Histoire Poétique des Mérovingiens en 1893 :
« Le Liber Historiae nous fait assister au même travail de combinaison arbitraire, et à la même intrusion de l'apocryphe. Les Francs sortis de Sicambria avec leurs princes Marcomir, fils de Priam, et Sunno, fils d'Anténor, s'établissent dans la Thuringie, que notre auteur, naturellement, place sur la rive droite du Rhin. Après la mort de Sunno, ils décident de n'avoir qu'un roi, comme les autres nations, et ils choisissent Pharamond, son fils. L'auteur, pour ne pas nous laisser d'inquiétude au sujet de la manière dont Marcomir prit cette élimination, a la précaution d'ajouter qu'elle s'était faite sur son conseil : Marchomiris quoque eis dedit hoc consilium. Tout cela sent l'officine littéraire, et contredit d'ailleurs formellement le récit de Grégoire de Tours : il faut choisir entre les données de celui-ci et les inventions de l'interpolateur lettré. D'aucune manière, il n'est permis de voir dans ces dernières un supplément d'information puisé à la même source traditionnelle; si nous en exceptons le nom de Pharamond, dont il sera reparlé plus loin, tout le reste est étranger à la tradition orale des Francs. »
— Page 105-106
« Celle du Liber a-t-elle plus de valeur ? Ce qui la rend tout aussi suspecte, c'est le double et imaginaire lien de filiation établi, d'abord entre Marcomir et Sunno d'une part et Priam et Anténor de l'autre ; puis entre Marcomir et Clodion par l'intermédiaire de Faramond. Mais, s'il en est ainsi, que devient la personnalité de ce dernier ? Est-il purement et simplement inventé pour fournir un anneau de plus à la chaine un peu trop courte qui fait de Clodion un arrière-petit-fils de Priam ? Cela est peu probable : l'invention proprement dite, consistant à créer de toutes pièces un nom imaginaire pour les besoins de la cause, ne peut guère être supposée chez des écrivains aussi simples que nos chroniqueurs mérovingiens, et je ne consentirai à l'admettre qu'à bon escient. Mais alors faudrait-il supposer que c'est la tradition populaire qui a fourni Faramond ? Cela aussi me parait invraisemblable, car comment supposer que Grégoire de Tours qui a puisé également à la tradition populaire, aurait repoussé ce nom s'il l'y avait trouvé, lui qui s'est donné tant de peine pour faire remonter aussi haut que possible la lignée des ancêtres de Clovis ? Reste une dernière supposition : Faramond est un nom que l'auteur de Liber Historiae a trouvé dans quelque autre série de récits francs, et qu'il a cru pouvoir considérer comme un roi, pour des motifs que nous ignorons, mais qui sont sans doute aussi futiles que les précédents. Faramond, si je ne me trompe, a une royauté de même aloi que Marcomir et Sunnon, et, probablement, n'a pas été inventé plus qu'eux. En fixant dans sa généalogie fallacieuse ce nom nomade et obscur, l'humble chroniqueur du VIIIe siècle était bien loin de se douter de la fortune prodigieuse dont il lui serait redevable dans la suite, puisque Sa Majesté Faramond I a depuis lors ouvert l'histoire des dynasties qui ont régné sur le beau pays de France, et que, récemment encore, un orateur académique, parlant au roi des Belges, le citait parmi une des gloires nationales ! Hélas ! Le trône de Faramond est désormais renversé comme tant d'autres, et, après avoir régné pendant douze siècles dans les écrits des historiens, le premier roi des Francs est convaincu de ne devoir son titre séculaire qu'à l'erreur d'un moine neustrien de Saint-Denys, qui écrivait au fond de son couvent, en l'an de grâce 727, une chronique remplie de fables et de légendes ! »
— Page 135-136
On voit, par cette seconde citation, que Godefroid Kurth n'affirme pas la non-existence historique d'un Faramond, mais rejette seulement sa qualité de roi des Francs et d'ancêtre des Mérovingiens.
L’histoire a retenu plusieurs personnes prénommées Faramond :
Présenté pour la première fois comme un roi des Francs dans une généalogie anonyme du début du VIIe siècle, cette affirmation est reprise à nouveau en 727 dans le Liber Historiae Francorum. Il y est dit qu'il est le fils de Marcomir et le père de Clodion le Chevelu. Il y est présenté comme un législateur et comme l'initiateur de la loi salique. Il fut donc par la suite, longtemps considéré comme le premier roi mérovingien. Les historiens le faisaient régner au début du Ve siècle, aux alentours de 420.
Présenté comme le fils de Marcomir, Faramond fut élu roi car, affirment les Grandes Chroniques de France, « les Français voulaient avoir un roi comme les autres nations ».
Au XIIe siècle, Sigebert de Gembloux consacre dans sa Chronographia un long paragraphe à la loi salique[6] : c'est sous le règne de Faramond que fut rédigée la loi salique par quatre conseillers du roi : Wisogast, Arogast, Salegast, Widogast.
Son existence répond au besoin qu'eurent les Francs puis les Français de conforter leur conscience nationale par celle d'un premier roi. Il était donc naturel que les manuels d'histoire de France commencent avec Faramond ou que les actes publics l'évoquent, ce dont témoignent de nombreux faits, par exemple :
Le roi Louis XV, inquiet du passé agité de sa nouvelle favorite, Madame du Barry, aurait demandé un jour au duc d'Ayen : « Est-ce que je ne succède pas à Sainte-Foix ? » Le duc lui aurait répondu : « Oui Sire, comme votre Majesté succède à Pharamond[10]. »
Un dénommé Pharamond (parfois sans le « d ») apparaît dans les récits arthuriens, comme chevalier de la Table ronde. Il y est présenté comme Gaulois, sa devise étant « Gaule ! Gaule ! ». Il est affublé d'un blason à trois crapauds,[réf. nécessaire] le même que celui de Clovis Ier et des souverains francs. Il se pourrait que le Pharamond des récits arthuriens et celui des récits francs ne soient qu'un seul et même personnage semi-mythique. Son origine gauloise dans les histoires de la Table ronde s'accorde néanmoins mal avec le caractère d'ancêtre des rois francs du Pharamond « dynastique »[11],[12].