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Pour les articles homonymes, voir Servien et Abel.
Il est le fils d’Antoine Servien (mort en 1621), seigneur de Biviers, élu consul de Grenoble le [3], avocat consistorial au parlement de Dauphiné la même année, pourvu d'une charge de conseiller honoraire au parlement de Grenoble par lettre du [4], reçu dans cette cour le avant de s'en démettre quelques mois plus tard[5]. Sa mère est Diane Bailly, fille d'un conseiller du même parlement[6]. Abel est le frère de François Servien, évêque de Bayeux. Sa sœur Isabeau est la mère du secrétaire d'État Hugues de Lionne[7].
En 1604, Abel Servien est inscrit avec son frère Ennemond à l'école du chapitre Notre-Dame de Grenoble où ils restent deux ans avant de poursuivre leurs études à Vienne puis à l'Université de Valence, la seule du Dauphiné. Enfin, ils obtiennent un doctorat de droit à l'Université d'Orléans[8].
Pourvu à la charge de procureur général au parlement de Grenoble par lettres du , Abel Servien est reçu en cette cour le [9]. Il conserve jusqu'au ses fonctions de procureur général au parlement de Dauphiné, mais les exerce à peine[10]. Député à l'assemblée des notables qui se tient à Rouen du 4 au , il devient conseiller d’État[11], le , et se fixe à Paris. Richelieu, ami de la famille, le fait nommer maître des requêtes de l'hôtel du roi le [12] et il est reçu dans ses nouvelles fonctions le 1er avril suivant[13].
Intendant
Les 23, 24 et , Abel Servien reçoit trois commissions en Guyenne[14] : une première concerne la vente de vaisseaux capturés ; une seconde, le règlement des épaves du naufrage de plusieurs navires de guerre espagnols au Cap-Breton, la dernière lui donne pouvoir de faire le devoir de sa charge sur les plaintes qu'il recevrait des sujets du roi, suivant et conformément aux ordonnances royales et le département sur ces faits par M. le garde des sceaux[15]. Dans le cadre de ces attributions, Abel Servien règle un différend entre le duc d'Épernon et le cardinal de Richelieu qui se disputent la propriété de deux caraques portugaises venant des Indes et richement chargées qui avaient fait naufrage en mer de Guyenne en . Il parvient à convaincre le gouverneur de céder au ministre une partie de la cargaison qui avait été mise en séquestre chez un riche bourgeois de Bordeaux[16].
Le , il reçoit une commission d'intendant de justice et de police de la province de Guyenne. Voulant juger avec les officiers de l'amirauté de Bayonne des pirates rochelais échoués au Vieux-Boucau, il entre en conflit avec le parlement de Bordeaux qui rend les 5, et le [17], des arrêts lui faisant défense d'exercer sa commission sans l'avoir dûment signifiée à la cour, l'assignant à comparaître avec le procureur du roi de l'amirauté et ordonnant que soit lacérée et brûlée par l'exécuteur de haute justice une de ses ordonnances. Servien se sait soutenu par le pouvoir central : le le Conseil d'État casse ces trois décisions[18] et le confirme dans sa commission d'intendant avec "tous les droits, honneurs et prérogatives" attachés à la fonction, y compris le droit de siéger au parlement[19]. Le parlement de Bordeaux ayant fait le [20] des remontrances contre cet arrêt du conseil d'État, le premier président du parlement de Bordeaux, Marc-Antoine de Gourgue, doit demander pardon au roi à genoux, le [21], à Surgères, devant La Rochelle. Le , il reçoit une nouvelle commission pour régler les différends survenus entre les habitants de la vallée de Barèges, sujets du roi de France et ceux de la vallée de Brotto, sujets du roi d’Espagne. Le , il est député pour aller aux îles de Ré et d’Oléron visiter les munitions de guerre et de bouche.
Nommé le commissaire du roi dans le Montferrat puis le intendant de finance en l'armée d'Italie commandée par Richelieu, Abel Servien assiste, le , à Lyon, à la première rencontre entre le ministre et Mazarin. Le , il est intendant de justice à Pignerol et le président du conseil souverain de delà les monts.
Secrétaire d'État
Le , il est nommé premier président au parlement de Bordeaux, mais il n'occupe pas la charge. Le , le roi lui donne pouvoir de traiter de la paix d'Italie et de terminer les différends des pays de Mantoue et Monferrat ensuite du traité de Cazal[22]. Après la mort de Charles Le Beauclerc survenue le , il devient le [1], secrétaire d'État de la Guerre[23], grâce à la protection du garde des sceaux Châteauneuf[24]. Louis XIII pense d'abord à Paul II Ardier pour cette charge, mais Richelieu a un autre candidat, Jean de Flesselles, qui commet l'erreur de s'en vanter trop tôt. Louis XIII, l'apprenant, se fâche et finalement un troisième homme, Abel Servien, est choisi[25]. Abel Servien doit verser 120 000 livres comptant aux héritiers de Le Beauclerc.
Envoyé en comme ambassadeur extraordinaire en Savoie[26], il négocie, aux côtés du maréchal de Toiras, les deux traités de Cherasco, le premier () avec le duc de Savoie et le second (), avec le Habsbourg de Vienne qui mettent fin à la guerre de Succession de Mantoue[27] en reconnaissant la cession Pignerol à la France et la prise de possession par Charles de Gonzagues du duché de Mantoue et du marquisat de Montferrat. Rentré en France en [28], il retrouve l'exercice effectif de ses fonctions au secrétariat d'État de la Guerre. Il doit gérer la campagne de Lorraine de 1633 qui aboutit à l'occupation de Nancy le . C'est lui qui rédige la déclaration de guerre contre l’Espagne, le .
Un édit d' lui attribue le droit de lever deux sols par minot de sel sur les gabelles du Dauphiné ce qui lui procure un revenu annuel de 6 000 livres[29]. En , il obtient du roi une charge de capitaine de galère[30]. Sa galère ayant été perdue au combat le , le roi lui en donne une autre conquise sur l'ennemi[31]. Il la vendra 45 000 livres à François de Bionneau, baron d'Ayrague par contrat passé devant Parrat, notaire à Marseille, le [32].
Il publie peu, ne laissant que des harangues, des lettres et des écrits diplomatiques. Il est pourtant élu membre de l’Académie française le [33] et reçu le suivant[34].
Disgrâce et mariage
Il s'attire l'inimitié du comte de Chavigny (Claude Bouthillier), de Claude de Bullion et du père Joseph, qui intriguent contre lui[1]. Le prétexte de sa disgrâce est fourni par une querelle avec l’abbé de Boisrobert, favori de Richelieu : il est exilé à Angers[35] en 1636. Le [36], il s'y marie avec Augustine Le Roux (morte le ), veuve de Jacques Hurault, tué au siège d'Arras, elle est la fille de Louis Le Roux, seigneur de la Roche-des-Aubiers[37], titre qu'Abel relève et sous lequel il va se présenter aux pourparlers de Münster[38].
Après la mort de Richelieu, Anne d'Autriche permet à Servien de rentrer à Paris dès le mois de [39].
Négociateur à Münster
Nommé par Mazarin le plénipotentiaire et ambassadeur à Münster avec le comte d’Avaux[40], il se met en route le [41]. En chemin, il accomplit une mission à La Haye de à , qui se conclut par la signature de trois traités d'alliance et de subsides avec les Provinces Unies les et [42]. Il arrive en Westphalie le [43], cinq jours avant l'ouverture du congrès[44]. Il prend « une part essentielle[11] » aux négociations. À partir du mois de il assure la direction de la chancellerie de l'ambassade de France[45]. Le [46], il quitte Münster pour mener de janvier à une deuxième mission auprès des États Généraux et des princes d'Orange qui se conclut le par la signature d'un traité de garantie mutuelle entre les Provinces Unies et la France[47]. Ce traité n'entrera jamais en vigueur puisque la paix franco-espagnole à laquelle il se réfère ne sera pas signée[48].
De retour en Westphalie le , il utilise le crédit de Hugues de Lionne, son neveu, pour obtenir, le [49], le rappel du comte d’Avaux avec qui il est en conflit ouvert puis, le , les pleins pouvoirs pour traiter seul de la paix[50]. Il signe, le , les traités de Westphalie avec l'empereur et les princes allemands, traité qui met fin à la guerre de Trente Ans. Après l’échange des ratifications le [51], il quitte Münster et rejoint la cour de France, repliée à Saint-Germain, en .
Promu ministre d’État le [52],[53], il est félicité par le cardinal de Mazarin dans une lettre datée du "la Reine vous déclara hier ministre et je remets à M. le comte de Brienne de vous faire savoir les particularités de ce que sa Majesté a dit, en cette occasion, de votre mérite et de la pleine satisfaction qu'elle a de vos services"[54]. Il est fait « garde des sceaux des ordres du roi » par provisions du [55] après la démission de l'abbé de La Rivière, puis nommé chancelier des mêmes ordres, le , par démission du même abbé de La Rivière[56]. Il vendra cette charge à l'abbé Fouquet moyennant 450 000 livres par contrat passé le devant Desmots et Vautier, notaires à Paris[57]. De 1654[58] à 1659, il est sénéchal d'Anjou sur démission du prince de Guéméné[59]. Fidèle à Mazarin pendant la Fronde, il est éloigné provisoirement des affaires du à .
Le , il achète au président de Maisons aux confins du nord de l'Anjou et du sud du Maine, les seigneuries de Sablé et de Bois-Dauphin. Par lettres patentes de , registrées le suivant, les terres de Sablé et de Précigné sont érigées en sa faveur en marquisat[60].
Surintendant des Finances
Portrait d'Abel Servien en pied, vers 1654-1659.Notre-Dame des Ardilliers, édifice financé par Servien
Selon l'habitude, on place auprès des deux surintendants un commis à l'enregistrement des fonds, qui contrôle et qui tient registre. Après quelques disputes, Servien et Fouquet finissent par s'accorder sur le nom de Barthélemy Hervart pour ce poste. Mais les querelles opposant Hervart, Servien et Fouquet vont être incessantes[62].
La guerre contre l'Espagne est un gouffre financier. En , les fonds des deux années suivantes sont déjà dépensés, et les prêteurs ne veulent pas s'engager pour 1657[63]. Dans cette situation de crise, Servien laisse apparaître son manque de créativité : il ne sait pas trouver de nouvelles sources de revenus. Fouquet au contraire se révèle l'homme de la situation[55]. Il propose à Mazarin d'inspirer aux prêteurs confiance en l'État, en consentant des taux avantageux et en respectant les contrats – c'est-à-dire de faire exactement l'inverse de ce que l'on a fait jusque-là. Mais, pour mener à bien son action, il ne veut pas être encombré de Servien[63]. Le règlement du répartit donc les responsabilités entre les deux surintendants : Servien est chargé des dépenses, Fouquet des recettes. L'ascension de ce dernier commence. Servien va pourtant rester en place jusqu'à sa mort[64]. Il est même désigné sénéchal de l'Anjou en 1654.
Le Château-Vieux de Meudon à la mort de Servien, vers 1659-1660.Restitution 3D du château-vieux de Meudon à son apogée, vers 1704. Franck Devedjian et Hervé Grégoire, 2012.
Le [66], il échange au duc de Guise moyennant 9.333 livres, 6 sols et 9 deniers de rente, au principal de 168 000 livres abandonnés aux créanciers[67], le château de Meudon. Il demande à M. Charnu de lui acheter un bateau à Anvers[66], pour faire les trajets entre Paris et son nouveau domaine par la Seine : « j'ai acheté la terre de Meudon où l'on peut aller par eau, et pour perdre moins de temps lorsque je serai obligé d'y aller prendre l'air, je désire de faire venir un bateau de Hollande, de ceux dont on se sert dans le pays pour faire voyage sur les canaux. Je souhaite s'il est possible qu'il y ait deux chambres où l'on puisse être commodément et y marcher debout, afin qu'en travaillant dans l'une, mes amis qui viendront avec moi puissent jouer et se divertir dans l'autre. Il faut qu'il soit bien couvert, peint et doré à la mode des plus beaux du pays[68] ». Il promène dans ce yacht la duchesse de Roquelaure, Madame d'Olonne et la comtesse de Soissons. Le roi l'autorisant à étendre le parc de sa nouvelle propriété et à l'enclore de mur par lettres patentes datées de Soissons, le [69], registrées au parlement le [70] il charge Louis Le Vau d'entreprendre de grands travaux d’embellissement: remplacement de l'avant-corps central par un pavillon octogonal surmonté par un haut toit en pyramide tronquée, édification d'une vaste terrasse sur l'avant-cour, construction d'une orangerie, organisation d'un parc avec une allée centrale, des bassins et des étangs... Pour financer toutes ces dépenses, Abel Servien vend le par devant Domas et Vauluce, notaires à Paris, le château de Serviantin et tous ses biens du Dauphiné à Jean-Antoine de Reynold (1611-1684), capitaine des gardes suisses depuis 1647[71].
Restitution de la coupe du Grand Vestibule de Meudon, bâti par Louis Le Vau pour Servien. État de 1658 à 1803.
Le , Guy Patin écrit à son ami André Falconet au sujet de la mort du surintendant des Finances : « Vous saurez que M. de Servien, surintendant des Finances, mourut hier dans sa belle maison de Meudon. Il n’est regretté de personne, pas même de ses valets, auxquels il n’a rien donné en mourant.
J’ai ouï dire autrefois à un président que les courtisans étaient les plus rusés et les plus dangereux hommes du monde. Après eux, que c’étaient les supérieurs de religion, tels que sont le pape, le général des Jésuites et autres moines, qui sont d’autant plus dangereux qu’ils font tout in nomine Domini, qui est le voile dont ils se couvrent. Après eux, ce sont les financiers ! »
Nom et armes
Armes des Servien, D'azur, à trois bandes d'or, au chef cousu d'azur, chargé d'un lion issant d'or.
Abel naît Abel Servien, et toute sa famille signe Servien. L'usage s'étant établi d'écrire Servien, Abel, sur la fin de sa vie, choisit de signer ainsi[83].
Ses armes se décrivent ainsi : D'azur, à trois bandes d'or, au chef cousu d'azur, chargé d'un lion issant d'or.[84]
Écrits
Harangue de M. le comte de la Roche Servient, conseill. du roi en ses conseils et son ambassad. extraord. pour la paix générale, faite à La Haye en l'assemblée de MM. les États généraux des Provinces-Unies, Paris, 1647.
Escript donné à MM. les Estats generaux des Provinces Unies des Pays-Bas par monsieur l'ambassadeur de France le 4, , Paris, 1647.
Escript donné par l'ambassadeur de France, a messieurs les Estats generaux des Provinces Unies des Pays-Bas, sur la garantie, le XIe d'apvril, 1647, 1647.
Escrit ou mémoire contenant 19 articles, présenté le avec les remarques qui y ont été faites le 1er de juin de la même année, 1647.
Harangue de M. Servient faicte aux Holandois, sur le subjet de leur traitté de paix avec l'Espagnol, Paris, Boudeville, 1649.
Lettre escrite de Munster à M. le nonce du pape sur le sujet de la paix, Paris, 1649.
Lettre interceptée de Monsieur Servient, escrite à Monsieur Gaultier. Avec la response contre ladite Lettre, Paris, Larru, 1652
Françoise Bayard, Joël Félix, Philippe Hamon, op. cit., p. 84 et 85.
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Famille et descendance
Ascendance et descendance d'Abel Servien
Le grand-père d'Abel Servien, Girard Servient, étudiant à l'Université de droit de Padoue, il y est élu conseiller pour la nation de Provence contre Jean de Coras le 31 août 1534[85],[86], élu consul de Grenoble le 14 décembre 1540[87], agrégé de l'université de droit de Grenoble en 1543, inscrit au bareau comme avocat en 1646[88], nommé conseiller au parlement de Dauphiné le 13 janvier 1554 et reçu le 24 janvier 1554[89] fonction qu'il occupe jusqu'en 1564[90], hérite de la seignerie de La Balme en 1562[91], teste le 2 mai 1564[92], épouse le 26 mars 1536[93], (vieux style) Guigonne Fléard (qui teste le 5 décembre 1574[92]) dont il a plusieurs enfants
Ennemond Servient (enterré à Saint-Jean-en-Grève à Paris le 30 janvier 1621)[94], fait partie de la suite d'Henri de Valois en Pologne en 1573 et 1574, secrétaire de la Chambre des Comptes en 1576, contôleur général de la marine du Ponant en 1587, receveur puis trésorier général de France à Rouen[95], épouse Élisabeth Bastonneau et laisse
Nicolas Servient, conseiller du roi, trésorier de France en la généralité de Rouen en 1607[96], receveur général des parties casuelles à Paris en 1614[97], épouse en 1602[98] Marie Groulard de la Cour et laisse
Ennemond Servient (né à Paris le 30 septembre 1620, mort le ), sieur de Montigny, conseiller au grand conseil, secrétaire du cabinet et de la reine mère Anne d'Autriche (prête serment le 23 mai 1653)
Elisabeth, épouse par contrat du 20 septembre 1622[99], Charles de Bauquemare (né en 1589, mort le [100]) seigneur de Bourdeni, reçu conseiller au parlement de Rouen en 1618[101], puis conseiller au parlement de Paris le 29 août 1622, président de la deuxième chambre aux requêtes du palais à Paris en 1648[102]
Barbe (morte à Paris le 17 juillet 1673)[103], mariée, en premières noces à Dreux le Feron (mort le ), reçu conseiller au parlement de Paris le 15 mai 1626[104]; en secondes noces, en 1636[105], à Pierre de Gruel (né en 1597[106], mort le [107]), marquis de la Frette, maréchal de camp le 10 mai 1644[108], gouverneur de Chartres et du pays Chartrain le 4 décembre 1644[109], capitaine des gardes de Gaston de France, duc d'Orléans
Antoinette de Servient (morte à Paris le 19 janvier 1679), épouse par contrat le 1er janvier 1633 François de Beauvillier (baptisé à Saint Aignan le 30 octobre 1610[110], mort à Paris le 16 juin 1687)[111], duc de Saint-Aignan, maréchal de camp le 11 mai 1644, premier gentilhomme de la chambre du roi du 2 décembre 1649 au 21 février 1657, lieutenant général des armées du roi le 12 septembre 1650, nommé chevalier des ordres du roi le 3 décembre 1661. D'où
François de Beauvillier Comte de Sery, (né à Paris le 4 octobre 1637, mort à Paris, le 1er octobre 1666), mestre-de-camp d'un régiment d'infanterie le 18 mai 1650, capitaine d'une compagnie de chevau-légers de 90 maîtres le 31 mai 1650, premier gentilhomme de la chambre du roi par démission de son père le 22 février 1657, colonel du régiment d'Auvergne infanterie en septembre 1665. Sans alliance.
Pierre de Beauvillier (né le , mort le ), pourvu de l'abbaye de Ferrière dont il prend possession le 14 août 1660[112], engagé dans un duel opposant à Chaillot les seigneurs de la Frette, ses cousins germains, contre M. de Flamarens, d'Antin... à propos d'une querelle avec le prince de Chalais le 20 janvier 1662, forcé de quitter la France, périt dans la bataille de Saint-Gothard contre les Turcs en Hongrie[113]
Paul de Beauvillier[114] (né au château de Saint-Aignan le 24 octobre 1648[115], mort à Vaucresson le 31 août 1714[116]), abbé commendataire de Chalons puis de Ferrière de 1664 à 1666[117], comte de Saint-Aignan octobre 1666, premier gentilhomme de la chambre du roi en survivance le 10 décembre 1666 en exercice le 16 juin 1686[118], envoyé extraordinaire du roi à Londres en décembre 1671, mestre de camp d'un régiment de cavalerrie 1672, brigadier des armées du roi le 25 février 1677, duc de Saint-Aignan le 17 février 1679, puis duc Beauvillier le 17 décembre 1679, chef du conseil royal des finances le 6 décembre 1685, gouverneur et lieutenant général du Havre-de-Grâce et du pays havrais le 20 juin 1687, gouverneur de Loches et de Beaulieu le 20 juin 1687, chevalier des ordres du roi nommé le 2 décembre 1688 reçu le 31 décembre 1688, gouverneur duc de Bourgogne le 16 août 1689, gouverneur du duc d'Anjou le 25 août 1690, ministre d'État le 24 juillet 1691, gouverneur du duc de Berry le 24 août 1693, grand d'Espagne de 1re classe le 25 avril 1701[119]), marié à Saint-Eustache (Paris), le 21 janvier 1671 à Henriette Louise Colbert (née en janvier 1657, morte à Paris le 19 septembre 1733), dame du palais de la Reine MarieThérese d'Autriche le 26 avril 1680.
Anne de Beauvillier (baptisée à Saint-Jean-en-Grève à Paris le 28 avril 1634, morte en 1668), abbesse de l'abbaye de Beauvoir, ordre de Cîteaux, dans le diocèse de Bourges par bulles du 27 août 1653 (avec prise de possession par procureur le 6 mars 1655) puis de l'abbaye de Notre-Dame de Romorentin, diocèse d'Orléans par brevet du 7 juin 1662
Elisabeth de Beauvillier (baptisée à Saint-Jean-en-Grève à Paris le 20 août 1636, morte en 1704), religieuse professe à Saint-Aignan, nommée coadjutrice de l'abbaye de la Joie près de Nemours en 1653 (dont elle a les bulles en 1656) , puis abbesse du Lieu-Notre-Dame, près de Romorentin par brevet du 14 mai 1668 après la mort de sa sœur aînée
Gabrielle de Beauvillier (née le , morte le ), religieuse professe de l'ordre de Cîteaux dans l'abbaye de Beauvoir, abbesse de Beauvoir, sur la démission de sa sœur aînée par brevet du 30 octobre 1664, se démet de sa dignité abbatiale en 1676
Anne Catherine de Beauvillier (morte en 1700), religieuse aux Bernardines de Saint-Aignan en 1668, nommée abbesse de Nidoiseau dans le diocèse d'Angers en avril 1684, obtient un bref de translation de l'ordre de Saint-Bernard en celui de Saint-Benoît le 11 septembre 1685, bénite par l'évêque d'Angers le 15 novembre 1685
Anne de Beauvillier (ondoyée à Saint-Aignan le 1er janvier 1652, baptisée le 26 novembre 1655) religieuse professe à Saint-Aignan, coadjutrice en 1669 puis abbesse de la Joie après Elisabeth sa sœur, se retire aux Bernardines d'Argenteuil
Marie-Antoinette de Beauvillier (née en 1653, morte à Paris le 13 novembre 1729), mariée en la paroisse de saint Sulpice à Paris le 11 janvier 1678 (et par contrat du 10 janvier 1678) avec Louis Sanguin (né le [120], mort à Versailles[121], le 6 novembre 1723), reçu à l'enseigne des Gendarmes Bourguignons en 1674[122], capitaine des chasses de la forêt de Livry et Bondis en 1676, premier maître d'hôtel du roi le 5 avril 1679[123], gouverneur de Loche en 1687, marquis de Livry en février 1688, mestre de camp d'un régiment de cavalerie et aide de camp du roi par brevet du 25 avril 1684[124].
Magdeléne, morte jeune
Geneviève, épouse de Pierre Baron, seigneur de Pussai et de Cottainville.
Séverin, mort sans avoir été marié
Jacques, mort sans alliance
Henri
Alexandre, avocat du roi au parlement de Paris, conseiller et receveur général de la généralité de Tours
Catherine, mariée vers 1564 en premières noces à Claude de Fillon, ecuyer, receveur général des finances dans le marquisat de Saluces et en secondes noces à César de Rocca
Antoine Servient, tonsuré par Jean Perron évêque d'Ebron, à Grenoble, le 9 mars 1566, reçu docteur en droit à Padoue en 1578, pourvu du décanat de Gap à Rome le 1er juin 1581, en prend possession le 10 novembre suivant mais le résigne peu après, le 18 décembre 1581[125], avocat consistorial en 1582, élu consul de Grenoble le 2 janvier 1583, acquiert la seigneurie de Biviers en 1593[88], procureur général des États de Dauphiné en 1605[126], le Conseil d'État vote un vœu le 15 février 1607 tendant à lui faire un don de 15 000 livres, a de son mariage par contrat du 2 juin 1582 avec Diane Bailly plusieurs enfants:
I. Isabeau (1591-1612), mariée le 17 mars 1605 à Artus de Lionne (né 1er septembre 1583, mort le à Paris), seigneur d’Aoust, conseiller au parlement de Grenoble le 29 janvier 1605, puis, une fois veuf, chanoine de l'église Notre-Dame de Grenoble, coadjuteur de Salomon de Serre, évêque de Gap le 13 août 1634 (avec confirmation du pape du 16 janvier 1636), préconisé évêque de Gap le 11 avril 1639, sacré le 27 novembre 1639, prend possession de l'archevéché par procureur le 24 mars 1640, fait son entrée solennelle à Gap le 19 avril 1640[127], abbé commendataire de Solignac au diocèse de Limoges par les bulles du 12 avril 1649, fonction dont il se démet au profit de son neveu moyennant une pension de 3 000 livres en 1656[128], archevêque d'Embrun le 8 août 1658 (fonction qu'il refuse), évêque de Bayeux en 1658 (fonction qu'il refuse également)[129], dont :
Hugues de Lionne (né à Grenoble, dans la paroisse de Saint-Hugues[130], le 11 octobre 1611, mort le ), principal commis du secrétaire d'État à la guerre, Abel Servien, de novembre 1631 à septembre 1636, ambassadeur extraordinaire en Italie de décembre 1641 à septembre 1643, conseiller d’État par brevet de la reine du 22 juillet 1643 et par lettres patentes du 5 août 1646, secrétaire des commandements de la reine régente par provision du 13 août 1646[131],[132], prévôt et grand-maître des cérémonies des ordres du roi du 27 février 1653 à 1657, marquis de Fresnes et de Berny 15 septembre 1653[133], ambassadeur extraordinaire en Italie de novembre 1655 à avril 1656, en Espagne de mai à septembre 1656, à la Diète de Francfort de mai 1657 à 1658, ministre d'État du 23 juin 1659 au 1er septembre 1671, secrétaire d’État des Affaires étrangères du 20 avril 1663 au 1er septembre 1671, épouse le 10 septembre 1645 Paule Payen (née en 1629/30, morte le [134], dont :
Louis-Hugues de Lionne (né en 1646, mort à Paris[135] le 22 août 1708), marquis de Berny du 1er septembre 1671 à 1686[136], et de Claveyson de 1675 à 1708[137], soutient une thèse de baccalauréat en philosophie au collège d'Harcourt le 2 juillet 1662, puis de licence en philosophie en 1663[138], secrétaire d'État en survivance de son père le 14 février 1667, reçoit la permission de signer pour son père le 5 janvier 1668[139], maître de la garde-robe du Roi reçu le 22 septembre 1671[140], gouverneur de Romans en 1701, marié à Romans en Dauphiné le 27 avril 1675 à Jeanne-Renée de Lionne (née en 1655/56, morte le ), dont :
Charles-Hugues (mort le [141]), marquis de Claveyson, comte d’Hostun, entre aux mousquetaires en 1697, lieutenant réformé au régiment du roi en 1700, commande le régiment d'infanterie d'Aunis par commission du 1er juillet 1704 (après avoir acheté cette charge, le 30 juin 1704, au vicomte de Polignac, au prix de 55 000 livres)[142], colonel du régiment d'Aunis, capitaine-gouverneur de la ville de Romans et du Bourg du Péage de Pisançon par lettres du 31 mars 1706, brigadier des Armées du Roi par brevet du 29 novembre 1710, colonel d'un régimennt d'infanterie de son nom par brevet du même jour, s'en démet et quitte le service en janvier 1723[143], marié le 17 novembre 1709 à Wissembourg[144], Marie-Sophie Jaeger (née en 1689, morte le [141]), fille de Jean-Henri de Jaeger, conseiller au grand sénat du mundat de Wissembourg. Sans postérité.
Jules-Paul (né le [145], mort le dans le prieuré de Saint Martin), abbé commendataire de Solignac par bulle du 21 janvier 1657 (avec prise de possession par procureur le 7 août suivant)[128], abbé de Sainte Mélaine de 1659 à 1670[146], de Marmoutiers par bulle du 6 mars 1664[147], avec prise de possession par procureur le 7 mai 1665[148], et de Chaalis de 1668 à 1721, abbé commendataire de Saint-Martin-des-Champs de 1667 à 1721, aumônier du Roi de 1671 à 1681, abbé de Cercamp par les bulles que le 25 février 1674[149].
Élisabeth-Mélanie (née en 1648/1649, morte le ), devient religieuse dans le couvent de la Visitation de la rue Saint-Jacques en 1664.
Madeleine (née en juillet 1651, morte le ), mariée le 10 février 1670 à François-Annibal d’Estrées de Lauzières-Thémines (né à Paris le 30 décembre 1648, mort à Paris le 11 septembre 1698[150]), gouverneur et lieutenant général en Ile-de-France 28 mai 1670, gouverneur de Laon et du Laonnais, de Soissons et de Noyon le 28 juillet 1670, lieutenant général en pays blésois et gouverneur de Blois le 6 mai 1678, duc d’Estrées et pair de France le 30 janvier 1687, chevalier des Ordres du Roi nommé le 2 décembre 1688 reçu le 31 décembre 1688[151] dont :
Constance-Éléonore (née le , morte en 1719) mariée le 1er juillet 1719 à Louis-Joseph des Laurens, comte d’Ampus, capitaine de cavalerie dans le Régiment Colonel-Général, reçu Chevalier de Saint-Lazare le 17 juillet 1721[152], puis Lieutenant de Roi honoraire à Saint-Domingue par brevet du 1er juin 1742[153]. Sans postérité.
Marie-Constance (née le , morte le ), mariée par contrat le 20 octobre 1724 à Hyacinte-Dominique, marquis des Laurens (né en 1683)[153], capitaine au régiment de Taillard, chevalier de Saint-Louis. Sans postérité.
Félicitée-Perpétue (née le 1er janvier 1680-?), religieuse à la Visitation du faubourg Saint-Jacques.
Louis-Armand (né le , mort à Paris le 16 juillet 1723), duc d’Estrées et pair de France le 11 septembre 1698, gouverneur et lieutenant général en Ile-de-France, gouverneur de Laon et du Laonnais, de Soissons et de Noyon le 11 septembre 1698, marié le 17 août 1707 à Diane-Adélaïde de Mancini-Mazarin (née en 1687, morte le )[154]. Sans postérité.
Louise-Hélène (née le 28 novembre 1683-?), religieuse au couvent des Annonciades de Saint-Denis.
Artus de Lionne (né à Rome en 1655, mort à Paris le 2 août 1713), abbé de Cercamp jusqu'en 1671 dont il se démlet en faveur de son frère[155], s'embarque à Port-Louis pour le Siam le 25 mars 1681[156] accompagne une ambassade siamoise en France en 1686, nommé coadjuteur de Mgr Louis Laneau le 20 mai 1686, évêque de Rosalie sous l'archevéché de Raguse, dans la partie de la Dalmatie occupée par les Turcs le 5 février 1687[157]. Il repart pour le Siam le 1er mars 1687[158], passe au Guangdong en Chine en 1689 puis au Fujian, nommé vicaire apostolique pour la province du Séchuan le 22 octobre 1696 il n'est sacré que le 30 novembre 1700 à Fuzhou, il rentre à Paris en octobre 1702, séjourne à Rome du 9 mars 1703 au 9 décembre 1706[159], enfin s'installe définitivement à Paris aux Missions étrangères en mars 1706[160].
II. Abel (né à Biviers le 1er novembre 1593 et mort à Meudon le 17 février 1659) marié le 6 janvier 1641 (et par contrat passé devant maitre Sérézin, notaire à Angers, le 14 décembre 1640) à Augustine Le Roux (née en 1615, morte à Coron le 17 janvier 1652), dont :
Louis-François (né à Munster le 26 novembre 1645, mort à Paris le 29 juin 1710[161])[162], marquis de Sablé et de Bois-Dauphin de 1659 à 1707, baron de Meudon de 1659 à 1679, grand sénéchal d’Anjou de 1659 à 1708[163], qui commanda en cette qualité l'arrière-ban de la noblesse de sa province en 1674[164], mort sans alliance, mais père d'une fille naturelle dont la mère était Jeanne de la Chauvelière :
Marthe-Antoinette, mariée en 1703 à François Bellinzani, seigneur de Sompuis. Sans postérité ?
Marie-Antoinette (née en 1644, morte le 15 janvier 1702), mariée le 1er octobre 1658[167] à Maximilien-Pierre-François de Béthune (né le 11 février 1640, mort le 19 juin 1694), lieutenant général général du Dauphiné en survivance par provision du 18 septembre 1654, marquis de Rosny le 19 septembre 1658, duc de Sully pair de France le 11 juin 1661, lieutenant général à Mantes, Meulant, Pontoise et dans le Vexin français le 15 juin 1665, capitaine et gouverneur des ville et château de Mantes le 15 juin 1665, chevalier des ordres du roi nommé le 2 décembre 1688, reçu le 31 décembre 1688[168], dont :
Maximilien (né le 25 septembre 1664, mort le 24 décembre 1712 dans son château de Sully sur Loire), duc de Sully pair de France le 19 juin 1694, prince souverain d'Henrichemont et Boisbelle, seigneur de Verneuil et de Villiers-Saint-Paul, lieutenant général à Mantes, Meulan, Pontoise et dans le Vexin français le 22 juin 1694, gouverneur de Mantes le 22 juin 1694, et de Gien le 28 février 1699, bailli de Gien, de Mantes et de Meulan le 12 décembre 1703, marié le 18 avril 1689 à Madeleine Armande Cambout de Coislin (morte le 30 janvier 1721). Sans postérité[169]
Maximilien-Henri (baptisé le 19 juillet 1669, mort à Paris le 2 février 1729), mestre de camp en 1693, brigadier de cavalerie et des dragons le 23 décembre 1702, duc de Sully pair de France le 24 décembre 1712, lieutenant général dans le Vexin français, à Mantes, Meulan et Pontoise le 31 décembre 1712, gouverneur de Gien en décembre 1712, et de Mantes, bailli de Gien le 31 décembre 1712, chevalier des ordres du roi nommé le 2 février 1724, reçu le 3 juin 1714, marié le 14 février 1719 à Marie-Jeanne Guyon (morte le 31 octobre 1736)[170]. Sans postérité.
Madeleine. Sans postérité.
Louise-Elisabeth, religieuse.
III. Alexandre, chevalier de Malte en 1618[171], mort au combat des 5 galères de l'ordre contre les 6 galères de Bizerte, le 26 juin 1625[172],.
IV. Ennemond (né en 1596, mort à Grenoble le 3 juin 1679), trésorier en la généralité de Grenoble reçu le 31 juillet 1623[173], président des trésoriers en la généralité de Grenoble en 1628, commissaire pour la délimitation desc frontières entre la Savoiecet Dauphiné par commissions des 4 octobre 1632 et du 10 mai 1633[174], , conseiller d'État en 1635, président de la chambre des comptes du Dauphiné en 1637[175], président du conseil souverain de Pignerol en 1645, ambassadeur de France en Savoie de 1648[172] à 1676[176], ambassadeur en Espagne en 1659, épouse Justine de Bressac, dont :
Abel, président au conseil souverain de Pignerol, mort avant son père. Sans postérité.
Ennemonde (morte en 1685) mariée à François Charron, marquis de Saint-Ange, premier maître d'hôtel de la reine Anne d'Autriche, capitaine de la varenne du Louvre, bois de Boulogne etc. Sans postérité.
Maurice-Amédée (1635-1705), comte de Servien (1635-14 mars 1705), capitaine de chevau-légers dans les armées du roi, marié en 1665 à Jeanne Rozier en premières noces et le 20 mai 1694 à Catherine Mazenod (1649-1733)[82], séparés de biens en 1699. Sans postérité[177]. De sa première union, sont issus
Hugues-Humbert de Servien(né en 1644, mort le 14 août 1623 à la Part-Dieu)[178] abbé commendataire de Cruas en 1669, envoyé par le roi pour régler quelques différends survenus au sujet des limites entre la république de Gènes et le duc de Savoie en 1670, abbé commendataire de Léoncel en 1681, camérier d'honneur du pape Clément IX
Justine-Ennemonde, supérieure de la Visitation de Valence.
Françoise-Innocente (née à Grenoble le 2 avril 1640, morte le 30 novembre 1709), supérieure de la Visitation de Montélimar en 1674, puis de Valence[179].
Charlotte-Christine de Servien[180] (née en 1650, morte le 3 août 1727[181]), mariée en 1669 à Joseph de la Porte de Theys, seigneur d'Eydoche et d'Aiguebelle (né en 1632, mort à Paris le 16 juillet 1716), conseiller à la Cour des Aides à Vienne en Dauphiné en 1655[182], puis à la Chambre de Bresse en 1658[183], qui est réunie au Parlement de Metz en 1661, reçu conseiller au parlement de Metz le 20 février 1662[184], premier président de la chambre des comptes de Dauphiné en 1678, premier président du Sénat de Nice par provision du 15 mars 1691, premier président du Parlement de Metz reçu le 26 novembre 1696[185],[186]. Sans postérité.
Christine, supérieure de la Visitation de Valence.
V. François (né en 1598, mort à Bayeux le 2 février 1659)[187], docteur en droit, agrégé en l'université de Valence, clerc habitué du chapitre de l'église de cathédrale de Grenoble, prieur de la Garde en Oisans par les bulles du 8 août 1616, résigne en 1641[188], abbé de Mores en 1650 et de Saint-Jouin de Marnes en 1646, évêque de Carcassonne par brevet du 22 mai 1653, puis de Bayeux par les bulles du 13 novembre 1654 (et sacre du 15 janvier 1655)[189].
VI. Éléonore, mariée par contrat du 29 septembre 1629 à Jean-Buffévent du Puy de Murinais, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, procureur syndic des États généraux du Dauphiné[190], dont :
Antoine du Puy de Murinais, comte de Bellegarde, marié à Anne Barbe d’Avity, dont :
Abel du Puy de Murinais, marié à Françoise de Falcoz, sans postérité ?
Marie-Anne (née en 1648/49, morte à Paris le 7 juillet 1707), mariée à Brest[191] le 1er août 1674 à Henri (né en 1649/50, mort en son château de Seizploé, dit de Maillé, à Plounévez-Lochrist le 4 décembre 1728)[192], comte de Maillé, marquis de Carman, comte de Maillé et de la Marche, baron de Lesquelen, premier baron de Léon. Dont postérité. Elle est l’arrière-grand-mère du marquis de Sade.
Éléonore du Puy de Murinais (née en 1652, morte le 2 août 1719), mariée dans la cathédrale de Rennes le 24 août 1677 à Charles-Marie Huchet (né le 15 septembre 1647, mort le 26 juin 1716 à Rennes), seigneur de La Bédoyère, procureur général au parlement de Bretagne, le 21 juin 1674[193]. Dont postérité.
↑« Abel Servien », sur academie-francaise.fr. Des travaux plus récents, à partir de l'enquête faite sur Abel Servien lors de sa réception au parlement de Grenoble, situent sa naissance dans cette même ville, à très peu de temps de sa prise par Lesdiguières, soit à la toute fin de 1590. Cédric Bouclier, Histoire de la famille Servien, Giuliano Ferretti (dir.), UPMF, 2005.
↑Hélène Duccini, Guerre et paix dans la France du Grand Siècle. Abel Servien : diplomate et serviteur de l'État (1593-1659), Seyssel, Champ Vallon, coll. « époques », , 388 p. (ISBN978-2-87673-612-2), p. 78
↑Tallemant des Réaux, « M. Servient », op. cit., t. II, p. 193 et 194. Pour le lieu de son exil, on trouve aussi « sur ses terres en Anjou » (Antoine Adam, op. cit., t. II, p. 1059, note 2 de p. 192) ou « à Sablé » (« Abel Servien », sur larousse.fr).
↑(en) Louis-Marc Servien, Louis XIV and Abel de Servien - Eight Centuries of the Servien Family, Ely, Melrose Books, 2012, p. 25.
↑Antoine Adam, op. cit., t. II, p. 1063, note 3 de p. 196.
↑ abc et dFrançoise Bayard, Joël Félix, Philippe Hamon, Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances, Paris, Cheff, 2000, p. 84.
↑Selon Arthur de Boislisle, il ne faut pas confondre (comme le fait Saint-Simon) l'abbé Augustin Servien, camérier, et son cousin débauché, l'abbé Hugues Servien, fils d'Ennemond. Arthur de Boislisle, dans Saint-Simon, Mémoires, sur sante.gouv.fr, Hachette, 1893, t. X, p. 8, note 6.
↑La revue Rive Gauche, no 40, p. 45-49 et 51-53, note que la comtesse de Servien, dans un testament tenu secret de 1697, fit des pauvres ses légataires universels. Elle ne peut donc avoir eu descendance, sauf à déshériter un enfant au plus âgé de trois ans.
François-Alexandre Aubert de la Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, Paris, 1863.
Françoise Bayard, Joël Félix, Philippe Hamon, Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances, Paris, Cheff, 2000, p. 83-85 et 87.
Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, Valence, 1886.
Cédric Bouclier, Histoire de la famille Servien, mémoire de Master 1 d'Histoire et d'Histoire de l'art, Giuliano Ferretti (dir.), Université Pierre Mendès-France, Grenoble, 2005.
Ulysse Chevalier, « Généalogie dauphinoise - Famille Servien », Revue du Dauphiné et du Vivarais, 1881, 5e année, no 2, p. 121-127.
Daniel Dessert, « Fortune politique et politique de la fortune : à propos de la succession du surintendant Abel Servient », La France d'Ancien Régime : études réunies en l'honneur de Pierre Goubert, Privat, 1984, t. I, p. 207-215.
Hélène Duccini, Guerre et Paix dans la France du Grand Siècle : Abel Servien, diplomate et serviteur de l'État, 1593-1659, coll. « Époques », Seyssel, Champ Vallon, 2012.
Claude Dulong, Mazarin et l'argent : banquiers et prête-noms, École nationale des chartes, 2002, p. 172-179.
Sven Externbrink, « Abel Servien, marquis de Sablé : une carrière diplomatique dans l’Europe de la Guerre de Trente Ans », Revue historique et archéologique du Maine, t. 20, 2000, 3e série, t. CLI de la collection, p. 97-112 (+ ill. h.t.)
Giuliano Ferretti, « Abel Servien, Hugues de Lionne et le milieu parlementaire dauphinois. Un essai de sociologie historique », Akademos. Revue de la Conférence Nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts, no 28, janvier-, p. 47-65.
Giuliano Ferretti, « De l’ombre à la lumière (et retour). La longue histoire des Servien (XVe-XXe siècle) », La Pierre et l’Écrit. Revue d’histoire et du patrimoine en Dauphiné, no 22, 2011, p. 103-140.
René Kerviler, « Le Maine à l’Académie française : Abel Servien, marquis de Sablé », Revue historique et archéologique du Maine, t. 2, 1877, p. 26-78, 593-649 ; et t. 3, 1878, p. 29-96, 167-245 (ill.)
Guillaume Lasconjarias, « Voyage d’un diplomate au congrès de Münster - Abel Servien, marquis de Sablé (1593-1659) », Revue historique et archéologique du Maine, t. 20, 2000, 3e série, t. CLI de la collection, p. 113-136 (+ ill. h.t.)
Guillaume Lasconjarias, « Ascension sociale et logique du prestige - Abel Servien (1593-1659), marquis de Sablé et de Boisdauphin, plénipotentiaire aux traités de Westphalie, surintendant des finances », Revue historique et archéologique du Maine, t. 19, 1999, 3e série, t. CL de la Collection, p. 191-298 (+ ill. h.t.)
Lettres inédites de Hugues de Lionne, ministre des Affaires étrangères de Louis XIV, Paris, 1877.
(en) Louis-Marc Servien, Louis XIV and Abel de Servien : eight centuries of the Servien family, Ely, Melrose Books, 2012, (ISBN978-1-907040-99-3).
Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, Paris, Bureau du Nobiliaire Universel de France, 528 p., 1814.