Dans le monde d'aujourd'hui, Belloy-en-Santerre a joué un rôle de premier plan dans la société, générant un impact significatif dans différents domaines de la vie quotidienne. Depuis son émergence, Belloy-en-Santerre a généré d'innombrables débats, critiques et réflexions, devenant un sujet d'intérêt pour différents secteurs et disciplines. Son influence a transcendé les frontières et est devenue un élément fondamental dans la prise de décision, dans la construction de l'identité, dans le développement de la technologie et dans la création de nouvelles formes de communication. Dans cet article, nous explorerons les nombreuses facettes de Belloy-en-Santerre et sa pertinence dans la société contemporaine.
Belloy-en-Santerre | |||||
La mairie. | |||||
Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Somme | ||||
Arrondissement | Péronne | ||||
Intercommunalité | CC Terre de Picardie | ||||
Maire Mandat |
Laurent Potier 2020-2026 |
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Code postal | 80200 | ||||
Code commune | 80080 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Belloyens | ||||
Population municipale |
151 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 28 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 49° 53′ 02″ nord, 2° 51′ 22″ est | ||||
Altitude | Min. 57 m Max. 86 m |
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Superficie | 5,49 km2 | ||||
Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
Aire d'attraction | Péronne (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Ham | ||||
Législatives | 5e circonscription de la Somme | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
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Belloy-en-Santerre est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
Belloy-en-Santerre est un village rural picard du Santerre situé sur le plateau éponyme, au sud de Péronne et à 8 km de Chaulnes.
Le territoire communal est limité à l'ouest par l'Autoroute A1 et au sud par l'ex-route nationale 29 (actuelle RD 1029), connectées par la sortie no 13 de l'autoroute.
La Gare TGV Haute-Picardie jouxte le territoire communal et, en 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 59, Harbonnières - Péronne)[1].
Le relief de la commune est plat[2]. Son sol est composé de terre franche (le limon des plateaux) et de terre sableuse[2].
Aucun cours d'eau ne traverse la commune[2].
Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et de nord-est[2].
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l'année et un hiver froid (3 °C)[4].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 699 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Estrées-Mons à 11 km à vol d'oiseau[5], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,5 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].
La commune présente un habitat groupé.
Le village détruit totalement pendant la Grande Guerre a été reconstruit durant l'entre-deux-guerres.
Au , Belloy-en-Santerre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[10]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,1 %), forêts (7,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[13]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
On trouve plusieurs formes pour désigner Belloy dans les textes anciens : Beeloith (1163), Beeloi (1191 et 1214), Badolitum Baala d'après Louis-Paul Colliette, Beloy[14].
Le nom Belloy proviendrait du latin bidolidum, composé de betula, bouleau et du suffixe etum, ensemble de végétaux[15].
Le Santerre est une région naturelle de France située au cœur de la Picardie, et de l'actuelle région Hauts-de-France.
Une photographie aérienne prise par Roger Agache en 1967 au Bois Defroidures à Belloy-en-Santerre montre la présence de substructions d'une villa gallo-romaine à longue cour rectangulaire orientée au sud[16]. L'ex-route nationale 29, qui traverse la commune d'ouest en est sur une longueur de 2,3 km, est l'ancienne voie romaine qui reliait Amiens à Vermand[17].
La première mention d'un lieu nommé Belloy date du Moyen Âge.
Le village de Quiévillers existe au XIIIe siècle, à l'est de Belloy ; il disparaît avant 1648.
Le château de Belloy-en-Santerre est reconstruit au XVIIIe siècle[14].
Sous l'Ancien Régime, Belloy-en-Santerre dépendait du bailliage et de l'élection de Péronne, de la généralité d'Amiens, du doyenné de Péronne et du diocèse de Noyon[14].
M. de Rivery, fils de Françoise Morel de Foucaucourt, émigre en Angleterre pendant la Révolution française. Rentré clandestinement en France, sous la Terreur, il est arrêté, condamné à mort et guillotiné. À sa mort, la terre de Belloy revient à la famille Morel de Foucaucourt[14].
À la fin de l'épopée napoléonienne, la commune est occupée par les Cosaques pendant la Campagne de France de 1814 et les Cent-Jours de 1815.
Au terme de la guerre franco-allemande de 1870, les habitants de Belloy doivent verser aux troupes allemandes des réquisitions en argent et en nature. Plusieurs jeunes gens de la commune participent aux combats[2].
Au début de la Première Guerre mondiale, fin août 1914, l'arrivée de réfugiés venant de Belgique et le repli des régiments de cyclistes et de chasseurs venant du front, incitèrent la population de Belloy à évacuer les 27 et 28 août. Il ne resta dans le village que 24 habitants sur 250. Les Allemands arrivèrent le 29 août.
Après la bataille de la Marne, une partie des habitants revint au village (environ 200 personnes). Le 24 septembre, ce fut le retour de l'armée allemande qui occupa le village jusqu'au 8 juillet 1916. La population dut verser des contributions de guerre en argent (3 000 francs, une grosse somme alors) et en nature (bétail, lait, etc.).
En juillet 1915, le maire de la commune, Gaston Granger est déferré devant le conseil de guerre allemand sous prétexte de désobéissance et déporté en Allemagne ainsi que quatre jeunes gens de Belloy.
Le village avait été miné par les Allemands qui s'étaient retranchés dans des abris bétonnés. deux cents mitrailleuses allemandes étaient prêtes à riposter en cas d'attaque[18].
Des tirs de l'artillerie française annonçant une attaque prochaine, la population de Belloy fut évacuée par les Allemands vers Brie, Saint-Christ-Briost et Vraignes-en-Vermandois. Ils y restèrent huit mois.
Le 4 juillet 1916, la première ligne allemande fut prise par les soldats français à Dompierre-Becquincourt, Fay et Assevillers. Les soldats allemands se replièrent sur leur deuxième ligne fortifiée de Belloy-en-Santerre. Les fantassins du 35e corps d'armée et ceux du régiment de marche de la Légion étrangère montèrent à l'assaut, baïonnette au canon, sur un terrain découvert. Ils furent mitraillés à 300 m des lignes allemandes[19],[20]. Néanmoins, malgré le nombre élevé de victimes (900 tués[21]) — Parmi eux figuraient le poète américain Alan Seeger, des Catalans dont Camil Campanyà i Mas, des Luxembourgeois...), les Français furent maîtres du terrain mais durent subir plusieurs contre-attaques. Le 8 juillet, les Allemands se replièrent[18].
En mars 1918, au cours de la bataille du Kaiser, le front allié fut enfoncé par l'armée allemande et Belloy-en-Santerre fut une nouvelle fois occupée. À partir du 8 août, la contre-offensive des Alliés libéra Belloy et le Santerre définitivement.
La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [22].
Totalement en ruine[23], le village de Belloy-en-Santerre est à reconstruire. Pendant l'Entre-deux-guerres, la commune touche des dommages de guerre pour les biens communaux. Elle bénéficie aussi du soutien financier de ses parrain et marraine de guerre : le canton de Beaumont-le-Roger (Eure) et surtout la ville de Barcelone qui, en 1923, fait un don de 500 000 francs permettant ainsi de reconstruire la mairie et l'église, d'installer un réseau d'eau potable et l'électricité[18].
Le , le conseil municipal de Belloy-en-Santerre, à l'unanimité, vota un don de 12 000 francs « destiné à soulager la misère à Barcelone » (à la fin de la guerre d'Espagne, la capitale de la Catalogne était tombée aux mains des troupes franquistes, le )[18].
Le nom des deux grandes rues du village, la rue de Barcelone et la rue de Catalogne, rappellent cette amitié[24].
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Drôle de guerre prend fin brusquement le avec l'attaque allemande aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique. Après la percée allemande à Sedan, une suite de revers des armées française et britannique entraîne une avancée rapide des armées allemandes.
Le général Weygand, nouveau commandant en chef des armées françaises depuis le , parvient à constituer une ligne de front, la « Ligne Weygand », sur le cours de la Somme. Le 25 mai, le 2e bataillon du 117e régiment d'infanterie parvient à faire reculer les Allemands, à reprendre Belloy et à y installer une position défensive. Le village est bombardé par l'aviation et l'artillerie allemandes à de nombreuses reprises mais l'armée française tient bon jusqu'au 5 juin. Les soldats du 117e encerclés se rendent néanmoins le , en début d'après-midi[18].
Belloy-en-Santerre est libérée le par l'armée américaine, et est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le [25]
La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Chaulnes[26]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.
La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[27].
Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[28],[29],[30]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[31], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [32].
Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[33].
Le « Parc éolien du haut plateau » de 9 aérogénérateurs est réalisé en 2020 et 2021 sur les communes de Barleux, Belloy-en-Santerre et Villers-Carbonnel. Sa puissance maximale est de 31 mégawatts[38].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[40].
En 2022, la commune comptait 151 habitants[Note 3], en évolution de −0,66 % par rapport à 2016 (Somme : −1,26 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Belloy-en-Santerre et Estrées-Deniécourt disposent d'une équipe de longue-paume, un sport de raquette picard très pratiqué en France à l'époque médiévale, dont le terrain est rue Jules-Ferry[42],[43]
L'activité économique de la commune repose essentiellement sur l'agriculture.