Dans cet article, nous explorerons le monde toujours fascinant et multiforme de Garde constitutionnelle du Roi. Tout au long de l’histoire, Garde constitutionnelle du Roi a suscité l’intérêt et la curiosité de millions de personnes à travers le monde, que ce soit en raison de son impact sur la société, de sa pertinence dans le domaine scientifique ou de son influence sur la culture populaire. À travers une analyse détaillée et exhaustive, nous aborderons différents aspects liés à Garde constitutionnelle du Roi, depuis son origine et son évolution jusqu'à ses implications dans le monde d'aujourd'hui. De même, nous approfondirons les débats et discussions qui ont surgi autour de Garde constitutionnelle du Roi et examinerons son rôle dans le contexte contemporain. Cet article vise à offrir une vision complète et complète de Garde constitutionnelle du Roi, devenant ainsi une source d'informations précieuse pour tous ceux qui souhaitent comprendre ce sujet en profondeur.
Lorsque l'Assemblée constituante se sépare le , elle décrète que le roi des Français disposera d'une Garde constitutionnelle, dite également garde Brissac. La formation de cette garde constitutionnelle est la seule réforme de cour mise en application, mais celle-ci ne dure que quelques mois[1].
Cette garde succède aux quatre compagnies de gardes du corps de la Maison militaire du roi de France, après la fuite à Varennes du , et malgré la vive opposition de beaucoup de Jacobins. La création de cette Garde était déjà prévue en 1790 par la Constitution. Louis XVI avait fait mettre cette loi en sommeil pour conserver ses anciens gardes. Quand elle entre en fonction en , le roi autorise la garde nationale à continuer de servir le plus près de sa personne, pour éviter les jalousies[1].
Cette unité, commandée par le général-duc de Cossé-Brissac va avoir une existence éphémère. Elle a pour but de défendre la personne du roi et de sa famille.
La Garde constitutionnelle du Roi contrairement à bien des légendes, suivant un plan proposé par Delessart, est composée :
Les troupes de ligne vont forcer à démissionner un certain nombre de jeunes gardes. Ils sont remplacés par des soldats aguerris, considérés comme plus sûrs[3] par leurs commandants. Beaucoup de ces gardes ou de leurs officiers sont des maîtres d'escrime, des ferrailleurs éprouvés, bons tireurs et excellents cavaliers. « Des hommes d'audace et d'aventure[4]… ».
Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac (1734-1792) est le commandant en chef de la Garde constitutionnelle du Roi. Le maréchal de camp Jean-Georges-Claude Baude, baron de Pont-l'Abbé [5] est le commandant des troupes à pied. Le maréchal de camp-comte Louis Charles d'Hervilly est le commandant des gardes à cheval.
La Garde constitutionnelle du Roi est composée de six divisions de fantassins de 200 hommes et trois divisions de 200 cavaliers, soit 1 800 gardes[6].
Ces soldats qui prennent leur service le , prêtent serment à la mi-mars à la Nation, à la Loi et au Roi. La garde constitutionnelle fait efficacement son travail, réprimant les émeutes sans excès de zèle et protégeant le roi des manifestants. Une partie des gardes fréquentent le club des jacobins[7].
Un certain nombre des gardes sont décorés de la Décoration Militaire, créée en remplacement de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis un an jour pour jour avant la création de la Garde[8].
Marie-Antoinette réorganise peu à peu cette garde constitutionnelle autorisée par la Constituante. Si certains officiers sont choisis par la reine, la noblesse ne veut point y entrer par opposition à la Constitution[9].
Les gardes n'arborent pas un drapeau tricolore, et leur uniforme est bleu à parements cramoisis. Les tambours, trompettes et musiciens sont galonnés sur toutes les coutures[10]. Les gardes sont cantonnés à l'École militaire. Ils sont payés par le roi sur sa liste civile[11].
Une rumeur court disant que la Cour prépare une Saint-Barthélemy de patriotes avec l'aide de la garde constitutionnelle, le . Les gardes nationaux les accusent de vouloir préparer une fuite du roi. Certes le roi témoigne les plus grandes marques d'attention à sa garde constitutionnelle, mais il agit de même avec ses gardes nationaux[2]. En réalité, Louis XVI a de sérieux doutes sur la fidélité de cette troupe en cas d'attaque des Tuileries[12]. Selon Madame Campan, il est au contraire content des sentiments qui animent cette troupe.
Le jeune Joachim Murat joue un rôle important dans la dissolution de cette Garde, car c'est sur un de ses rapports dénonçant les activités contre-révolutionnaires des membres de la garde que s’appuie la décision de la dissoudre. Entré le , il démissionne le . Il écrit le : Parmi les faits nombreux que je pourrais vous présenter encore, je ne vous en citerai qu'un seul, qui a été dénoncé à votre comité de surveillance par le département du Lot, et qui peut jeter quelque jour sur les intentions perfides des chefs de ce corps ; c'est la proposition faite par M. Descours[13], lieutenant-colonel de la garde à cheval à M. Murat, au moment où ce citoyen donnait sa démission, de joindre les émigrés, en lui disant, pour le séduire, qu'il envoyait 40 louis au fils de M. Cholard, directeur des postes de la ville de Cahors, jeune homme qui venait de se rendre à Coblence.
Dumouriez, qui va être ministre de la guerre le , est lui aussi en partie à l'origine du licenciement de la garde constitutionnelle du roi. Malgré les efforts à l'Assemblée de son défenseur, Girardin, le rapport de Claude Basire qui demande qu'on supprime la garde constitutionnelle du roi, et que l'on décrète d'arrestation M. de Brissac, est adopté. Les Girondins sont à l'origine de ce décret qui est rendu le même jour. Malgré la faible majorité des partisans de ce décret, toutes les tribunes applaudissent.
La garde constitutionnelle est licenciée, le duc de Brissac est décrété d'arrestation, et les postes des Tuileries sont remis à la Garde nationale. La garde est donc dissoute le par l'Assemblée législative. Mais les dénonciations contre la garde constitutionnelle ne concernent que l'état-major de cette garde.
La Garde est aux yeux des sans-culottes une pépinière infernale d'aristocratie qui conspirait pour cimenter par le sang des amis de la liberté l'affreux despotisme. Un simple licenciement ne leur suffit pas : ils attaquent immédiatement des soldats qui montent la garde au château[14].
Lors de la cérémonie[15], des émeutiers sont là et la garde nationale doit protéger ses gardes désarmés des extrémistes quand ils sortent du château. Pourtant, ils offraient au Roi de s’en prendre aux Jacobins. Cela aurait été une bataille comme celle d’El Alamo : 1 800 hommes contre au moins 18 000. Mais de tels hommes choisis un à un, souvent parmi les héros de la guerre d'indépendance, bien armés et entraînés auraient peut-être triomphé de ces groupes inorganisés et de ces foules en armes.
Ce jour-là, le Dauphin chez la Reine, avec laquelle il dîne depuis quelque temps, est en colère. Il n'ouvre pas la bouche en public, mais ne se croyant pas obligé à la même discrétion avec ses proches notamment l’abbé d’Avaux[16], il ne cache pas la peine qu’il éprouve du renvoi de sa garde[17].
Antoine François Bertrand de Molleville demande au roi d'aller à l'Assemblée avec 100 gardes, et d'y dénoncer ce texte de loi : Je viens remplir ce devoir, et vous représenter l'irrégularité du décret qui ordonna le licenciement de ma garde constitutionnelle...[18].
Antoine Barnave supplie la reine de demander au roi d'accepter la recréation d'une nouvelle garde avec un état-major composé d'officiers jacobins. Mais le souverain refuse.
Les hussards de la mort, cantonnés désormais à l'École militaire, récupèrent non seulement la caserne, mais aussi les chevaux de la cavalerie de la garde constitutionnelle dissoute en mai[19].
La garde n'a donc pas été remplacée du fait du refus du roi. Ce sont les Suisses et des bataillons de la Garde nationale qui montent la garde au palais des Tuileries. Le , les émeutiers pénètrent au château pratiquement sans aucune résistance des gardes nationaux.
Au mois de , les anciens membres de la garde constitutionnelle du roi touchent toujours, parait-il, leurs appointements[20].
Beaucoup d'anciens membres de la Maison militaire du roi de France et de l'éphémère garde constitutionnelle du roi[21] dissoute sont présents aux côtés des défenseurs du Palais des Tuileries, le 10 août 1792. Ils sont ce jour-là, paraît-il, 120 officiers de l'ex-garde constitutionnelle[22].
Ils sont royalistes en 1792, mais les rares survivants ont des destinées variées de la Vendée aux guerres de l'Empire :
Ils ne sont pas obligatoirement des ennemis du Roi et de la Constitution. Toutefois, ils ne se signalent pas par un attachement particulier à la famille royale. Recrutés dans les régiments, ils vont avoir après 1792 des avancements très rapides.
« J'irai dans ma province, et bientôt l'on entendra parler de moi. »