Dans l'article suivant, nous explorerons le sujet passionnant de Quartet du dialogue national, qui a retenu l'attention des universitaires, des professionnels et des passionnés. Depuis son émergence, Quartet du dialogue national a joué un rôle crucial dans divers aspects de la société, de son impact sur l'économie à son influence sur la culture populaire. Tout au long de l'article, nous examinerons de plus près les différents aspects de Quartet du dialogue national, de son origine à son évolution dans le temps. De plus, nous analyserons le rôle que joue Quartet du dialogue national dans le monde d'aujourd'hui et sa pertinence pour l'avenir. Préparez-vous à plonger dans le monde fascinant de Quartet du dialogue national et découvrez tout ce que ce thème a à offrir !
Union générale tunisienne du travail (Représentant : Houcine Abassi) |
Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Représentante : Wided Bouchamaoui) |
Ordre national des avocats de Tunisie (Représentant : Mohamed Fadhel Mahfoudh) |
Ligue tunisienne des droits de l'homme (Représentant : Abdessattar Ben Moussa) |
![]() |
![]() |
Gouvernement Larayedh, Ennahdha, Ettakatol | Nidaa Tounes, Front populaire, Mouvement du peuple, Union pour la Tunisie, Al Joumhouri |
Assemblée constituante |
Élection présidentielle de 2014 |
Élections législatives de 2014 |
Gouvernement Larayedh |
Instance supérieure indépendante pour les élections |
Transition démocratique en Tunisie |
Prix Nobel de la paix (2015) |
![]() |
Le quartet du dialogue national (arabe : الرباعي الراعي للحوار الوطني soit ar-rubāɛī ar-rāɛī lil-ḥiwār al-waṭanī) est l'association de quatre organisations tunisiennes s'étant donné pour but d'organiser des négociations entre les partis politiques pour assurer la transition du régime de l'assemblée constituante de 2011 vers un régime démocratique permanent, dans le contexte de l'assassinat de Mohamed Brahmi le [1].
Le quartet est composé de l'Union générale tunisienne du travail, de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, du Conseil de l'Ordre national des avocats de Tunisie et la Ligue tunisienne des droits de l'homme[1].
Le quartet obtient le prix Nobel de la paix 2015 pour son succès dans la mission qui a abouti à la tenue des élections présidentielles et législatives ainsi qu'à la ratification de la nouvelle Constitution en 2014. Ce prix est le premier Nobel attribué à un ressortissant ou organisation de la Tunisie[1] après son indépendance[2].
En 2011, la Tunisie connait une révolution après laquelle la stabilité et la sécurité du pays sont considérablement compromises[3],[4]. Après l'élection de l'assemblée constituante, la rédaction de la nouvelle Constitution présente plusieurs difficultés et le délai d'une année prévu pour la ratification finale du texte est largement dépassé[5]. Durant cette période, le gouvernement est critiqué pour son laxisme envers les islamistes radicaux[5] ; s'ensuivent des attentats dont le plus médiatisé est l'assassinat de Chokri Belaïd le [5],[6]. Les tensions s'accroissent en conséquence entre le gouvernement majoritairement islamiste et l'opposition[7].
Après l'assassinat de Mohamed Brahmi le , le Front populaire, dont Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi sont des leaders, organise avec les autres partis de l'opposition unifiés un front commun qui prend le nom de « Front du salut national ». Ce front organise la manifestation du Bardo, demandant la démission du gouvernement et, pour certains, la dissolution de l'assemblée constituante[5],[6],[7]. En outre, 42 représentants de l'opposition se retirent de l'assemblée[5], ce qui entraîne l'interruption des travaux de l'assemblée dès le 6 août[5].
Vu la situation critique du pays, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) appelle à l'organisation d'un dialogue national entre les partis au pouvoir et l'opposition le [5],[6]. Les partis acceptent de participer au dialogue, au vu de l'aggravation de la situation[5],[6]. Le , l'initiative est rendue publique et placée sous l'égide de l'UGTT et de trois autres organisations de la société civile : l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, le Conseil de l'Ordre national des avocats de Tunisie et la Ligue tunisienne des droits de l'homme.
Le , le quartet rédige une ébauche de consensus entre les partis, qui est adoptée sur un compromis permettant aux partis de pouvoir commencer la négociation[5]. Cette ébauche de feuille de route est constituée de quatre points : la démission du gouvernement et son remplacement par un gouvernement de technocrates, le choix de dates fermes pour la fin des travaux de l'assemblée constituante et des élections présidentielles et législatives, la préservation de l'identité nationale dans la nouvelle Constitution et la négociation des procédures nécessaires pour la transition finale et certaine d'un régime transitoire à un régime démocratique ainsi que les délais pour la création d'instances indépendantes[5].
Chaque parti politique doit accepter la feuille de route s'il veut participer aux sessions du dialogue national[5]. La feuille est signée par 21 partis politiques des deux bords, à l'exception notable du Congrès pour la République[8], parti du président Moncef Marzouki et qui fait partie de la troïka au pouvoir : le dialogue national devient donc possible[5]. La première session est organisée le au palais des congrès de Tunis[9]. Durant, cette session, Abdessattar Ben Moussa, le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, commet un lapsus : au lieu de Ḥīwar (dialogue), il prononce le mot Ḥīmar (âne)[10], ce qui provoque une crise de rire de la part de l'audience, y compris Rached Ghannouchi, le président du parti Ennahdha[10].
Par la suite, les sessions se déroulent sous l'égide du quartet d'une façon régulière, au sein du ministère des Droits de l'homme et de la Justice transitoire[11].
Ces sessions aboutissent au choix de Mehdi Jomaa comme chef du gouvernement le [12], à la démission du gouvernement Larayedh le [13], à la ratification de la nouvelle Constitution le [5] et à l'organisation des élections législatives et de la présidentielle en [14],[15].
Le , Houcine Abassi, le secrétaire général de l'UGTT et initiateur du quartet, est élu parmi les 100 meilleurs penseurs globaux[16].
Le , le quartet obtient le prix Nobel de la paix 2015 pour son soutien à la transition démocratique en Tunisie et le sauvetage du pays d'une crise certaine par l'organisation du dialogue national[1]. Ce prix est décerné aux représentants du quartet lors d'une cérémonie organisée le à Oslo[17].
Cet événement engendre plusieurs réactions nationales et internationales :