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Congrès d'Épinay | ||
Date | 11 au 13 juin 1971 | |
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Lieu | Épinay-sur-Seine | |
![]() François Mitterrand rejoint le PS et est élu premier secrétaire. | ||
Premier secrétaire élu | François Mitterrand | |
Vote sur les motions | Motion Savary-Mollet : 34,00 % Motion Mauroy-Defferre : 30,00 % Motion Mitterrand : 15,00 % Motion Poperen : 12,00 % Motion Chevènement : 8,50 % Motion Buron : 0,50 % |
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Le congrès d'Épinay, officiellement congrès d'unification des socialistes, 58e congrès ordinaire du parti, a lieu du 11 au au gymnase Léo-Lagrange à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Il permet à François Mitterrand, nouvel adhérent du Parti socialiste dirigé depuis 1969 par Alain Savary, d'en devenir premier secrétaire et d'en prendre le contrôle, sur une ligne d'union de la gauche, apparaissant dès lors comme son candidat naturel à la prochaine élection présidentielle.
En 1969, au congrès d'Alfortville, la SFIO a subi un profond renouvellement, devenant le « Nouveau Parti socialiste » (NPS) et adoptant pour symbole le poing et la rose. Guy Mollet, secrétaire général depuis 1946, a alors laissé le poste à Alain Savary.
Le congrès d'Épinay est l'occasion d'un large regroupement de la famille socialiste, à l'exception du PSU : s'intègrent au Parti socialiste la Convention des institutions républicaines (CIR), regroupement de clubs (Club des Jacobins, Démocratie et Université, etc.) présidé par François Mitterrand, ainsi qu’un nombre non négligeable de militants issus du « courant chrétien », notamment de la CFDT. Les délégués sont au nombre de 957, dont 800 socialistes et 97 conventionnels. Pour François Mitterrand, « la révolution, c'est d'abord une rupture avec l'ordre établi. Celui-qui n'accepte pas cette rupture avec l'ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là ne peut pas être adhérent du Parti socialiste »[1].
François Mitterrand est élu Premier secrétaire du nouveau parti, avec le mandat de préparer les bases d'un accord de gouvernement avec le Parti communiste français, dans la perspective des législatives de 1973 et au-delà ; cet objectif est atteint dès 1972, avec le Programme commun de gouvernement d'union de la gauche, signé entre le PS, le PCF et le Mouvement des radicaux de gauche (MRG) de Robert Fabre.
Pierre Mauroy devient secrétaire à la coordination, c'est-à-dire numéro 2 officieux du PS. Celui-ci dira par la suite : « Seul le CERES votera contre moi, signifiant déjà son ambition »[2].
Le congrès permet de constituer un Parti socialiste organisé pour prendre le pouvoir dans la configuration de la Ve République, qui donne la primauté à l'élection présidentielle, avec une ligne politique résolument à gauche. L'historien Jacques Moreau écrit : « Le Parti socialiste a pris alors, seul en Europe, comme base idéologique et programmatique le slogan révolutionnaire de rupture avec le capitalisme, qu'il n'a officiellement rayé de ses principes qu'en 1991 »[3].
Après les mots de bienvenue du maire Gilbert Bonnemaison et du secrétaire de la fédération départementale de la Seine-Saint-Denis Marcel Debarge, Nicole Questiaux présente le rapport de la délégation nationale chargée de l'organisation du congrès. Le projet de règlement intérieur du congrès est ensuite adopté à l'unanimité moins deux voix et une abstention.
L'après-midi, la séance est placée sous la présidence de Jean Baboulène. Le premier secrétaire Alain Savary ouvre le débat d’orientation jusqu'à 20h05, qui se poursuit en nocturne jusqu'à 23h30.
Pierre Joxe présente le rapport de la commission des structures, chargée de rédiger les statuts du parti, qui a choisi le nom « Parti Socialiste » (22 voix sur 34, 11 voix pour « Nouveau parti socialiste »). L’article 2 entérine l'adhésion à l'Internationale socialiste comme proposé par Robert Verdier. Les débats sont vifs quant au mode de désignation des membres du comité directeur, décisif pour le contrôle du nouveau parti.
Le vote a lieu après débat entre « scrutin majoritaire » et la proposition du CERES, cette dernière l'emportant (et étant toujours en vigueur). Ce premier vote est aussi un premier revers pour la direction Savary. L'adoption des statuts se poursuit après le déjeuner. Puis reprise du débat d'orientation avec notamment les interventions de Jean Poperen et Jean-Pierre Chevènement.
Sous la présidence de Georges Fillioud, les ténors font leur intervention pour clore le débat d'orientation : Pierre Mauroy, François Mitterrand, Guy Mollet[4], Georges Sarre, Robert Buron. Les votes interviennent ensuite. Selon les statuts à peine adoptés, l'élection des membres du comité directeur à la proportionnelle donne la victoire à l'alliance entre les motions R, L et P (Mauroy, Mitterrand et CERES) par 51,26 % des mandats contre 48,73 % et fait de Mitterrand le premier secrétaire du PS[5]. Le débat s'est focalisé sur la question de l'alliance éventuelle avec le Parti communiste français. La première coalition prônait un accord avec le PCF reposant sur l'élaboration d'un programme de gouvernement, alors que la seconde posait en préalable l'instauration d'un dialogue idéologique avec lui. Le congrès mandate sa nouvelle direction pour préparer un accord de gouvernement avec le PCF.
Jean-Pierre Chevènement dit[6] :
« Le coup passa très près : le texte Mitterrand obtenait 43 926 voix et celui d’Alain Savary 41 757. Il y avait 3 925 abstentions et 1 028 absents. Il est clair que la fraction la plus anticommuniste du parti s’était finalement dérobée, refusant de voter un texte si manifestement contraire à sa pensée. Il eût suffi de peu de choses, au total, pour inverser le résultat ! »
Résultats des votes des motions[7] :
En clôture du congrès, un vote départage deux motions "finales" :
Le comité directeur exécute et fait exécuter la motion d'orientation majoritairement adoptée par le congrès. Il constitue en quelque sorte le parlement interne du parti, car il est le reflet direct de la réalité des sensibilités et des courants du PS. À l'issue de ce congrès, il est composé de :
Réuni le 16 juin 1971, le nouveau comité directeur désigne les membres du Bureau exécutif et du Secrétariat du parti.
Le bureau exécutif assure l'administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le comité directeur. Ses membres sont désignés selon les mêmes procédures que les membres du comité directeur :
Les membres du secrétariat sont élus par le comité directeur sur proposition du premier secrétaire. Ils ont la charge de la mise en œuvre des décisions prises par le comité directeur et le bureau exécutif. Le secrétariat, assure ainsi la gestion du parti.