Dans cet article, nous analyserons l'impact que Henry Carton de Wiart a eu dans divers domaines de la société. Depuis son apparition, Henry Carton de Wiart a attiré l'attention de personnes de tous âges et de tous intérêts, devenant un phénomène omniprésent dans la culture contemporaine. À travers une analyse exhaustive, nous explorerons les différentes perspectives et opinions qui existent autour de Henry Carton de Wiart, ainsi que son influence dans des domaines aussi divers que la politique, la technologie, la mode et le divertissement. De plus, nous examinerons le rôle que Henry Carton de Wiart a joué dans la transformation de la société et la façon dont les gens interagissent les uns avec les autres. Cet article approfondira les aspects les plus pertinents de Henry Carton de Wiart, offrant une vision complète et actualisée de ce sujet si d'actualité aujourd'hui.
Henry Carton de Wiart | |
![]() Henry Carton de Wiart vers 1900. | |
Fonctions | |
---|---|
Premier ministre de Belgique | |
– (1 an et 26 jours) |
|
Monarque | Albert Ier |
Gouvernement | Carton de Wiart |
Coalition | Catholique - libéral - POB |
Prédécesseur | Léon Delacroix |
Successeur | Georges Theunis |
Biographie | |
Nom de naissance | Henri Victor Marie Ghislain Carton[1] |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Bruxelles (Belgique) |
Date de décès | (à 82 ans) |
Lieu de décès | Uccle (Belgique) |
Nationalité | belge |
Parti politique | Parti catholique |
Conjoints | Juliette Verhaegen |
Famille | Carton de Wiart |
Profession | Avocat |
|
|
![]() |
|
Premiers ministres de Belgique | |
modifier ![]() |
Le comte Henry Carton de Wiart (Bruxelles, - Uccle, ) est un écrivain et un homme d'État belge, membre du Parti catholique. Il s'est particulièrement intéressé à la protection de l'enfance.
Issu de la famille Carton de Wiart originaire du Hainaut, Henry Carton de Wiart naît à Bruxelles le . Après des études secondaires chez les Jésuites au Collège Saint-Joseph d'Alost puis au Collège Saint-Michel (actuel Collège Saint-Jean-Berchmans), il étudie le droit à l'Université Saint-Louis Bruxelles et ensuite à l'Université libre de Bruxelles.
Il s'inscrit au barreau de Bruxelles et devient avocat à la Cour d'appel de Bruxelles. Militant au sein du jeune Mouvement ouvrier chrétien, il lance L'Avenir social et La Justice sociale et devient un des leaders de la jeune droite.
Membre du Parti catholique, il est élu en 1896 député de Bruxelles à la Chambre des représentants. Il conserve ce mandat jusqu'à sa mort en 1951.
En janvier 1910, il est envoyé en mission à Paris auprès du gouvernement français, pour annoncer la mort du roi Léopold II[2].
C'est sous son ministère qu'est adoptée la loi sur la protection de l'enfance. Déjà, le 10 août 1889, Jules Lejeune, alors ministre de la Justice, avait déposé un premier projet de loi relatif à la Protection de l'enfance [3], mettant en place les Sociétés protectrices des Enfants Martyrs. Ministre de la Justice du au dans le gouvernement de Charles de Broqueville, le nom d'Henry Carton de Wiart reste surtout attaché à l'importante loi du 15 mai 1912 sur la protection de l'enfance, qui crée les tribunaux pour enfants, chargés non plus de punir l'auteur d'une infraction mais de prononcer des « mesures de garde, d'éducation et de préservation pour les mineurs délinquants traduits en justice ». Le législateur remplace le système punitif par un système de protection de l'enfance. Cette loi veut donc protéger le mineur des dangers du milieu, mais aussi assurer la sûreté de la société.
Le discernement réel de l'enfant n'est plus mis en cause dans cette loi. Le principe de l'irresponsabilité pénale des mineurs délinquants est désormais acquis, la majorité pénale étant fixée à 16 ans. La loi institue la possibilité de prononcer la déchéance de l'autorité paternelle lorsque des parents manquent gravement à leurs obligations concernant leur enfant [4],[5].
Il reçoit les félicitations personnelles du roi Albert Ier qui voit en cette nouvelle loi une réelle avancée sociétale.
À Gembloux, la Société Protectrice des Enfants Martyrs de Bruxelles (qui est appréciée par le roi et devient Société royale en 1919), crée l’école ménagère Henry Carton de Wiart (du nom de son protecteur) pour 40 jeunes filles et petits enfants victimes de maltraitance [6] et, à Ernage, l’école-ferme pensionnat Jules Lejeune pour 40 garçons[7].
D'autres veulent alors améliorer le sort des enfants : la loi du 19 mai 1914 décrétant l'instruction obligatoire rend obligatoire et gratuit l'enseignement primaire pour les enfants et adolescents âgés de 6 à 14 ans [8]. Elle est accompagnée de la loi du 26 mai 1914 qui interdit le travail des enfants de moins de 14 ans.
En 1914, il est chargé de conduire aux États-Unis une mission extraordinaire du gouvernement dans le but de susciter la sympathie des autorités américaines pour la Belgique menacée.
Le 21 novembre 1918, le Roi le nomme ministre d'État, titre honorifique conféré à des personnalités politiques qui se sont montrées très méritantes dans la vie publique.
Après la Première Guerre mondiale, il succède à Léon Delacroix au poste de Premier ministre, qu'il occupe de 1920 à 1921. Ce gouvernement Carton de Wiart d'union nationale, au sein duquel il occupe également le poste de ministre de l'Intérieur, regroupe des membres des partis catholique, socialiste et libéral. Au cours de son année de gouvernement, ont lieu :
En 1922, le roi Albert le crée comte.
Il est également Ministre du Travail, des Affaires sociales et de l'Hygiène entre 1932 et 1934, dans le gouvernement de Charles de Broqueville. Entre 1928 et 1935, il est membre de la délégation belge auprès de la Société des Nations. De 1934 à 1947, il est président de l'Union interparlementaire.
En dehors du gouvernement, Carton de Wiart poursuit son engagement politique en tant que député, où il présente plusieurs projets de loi, notamment pour interdire la promotion de l'avortement et de la contraception, et la lutte contre l'abandon familial. Il s'est fermement opposé à l'avortement, qu'il considérait comme une atteinte à la vie, et a milité pour des politiques de soutien aux familles afin de prévenir ce qu'il percevait comme un affaiblissement des valeurs familiales. Il introduit également une législation visant à établir les allocations familiales, afin de soutenir les familles et encourager la natalité, tout en prônant des réformes sociales pour protéger les plus vulnérables[11].
Lors de l'invasion de la Belgique par la Wehrmacht en mai 1940, Carton de Wiart suit le gouvernement belge jusqu'à Poitiers puis rentre en Belgique. Il est incarcéré un temps à la prison de Louvain par les autorités d'occupation allemande, puis rejoint le gouvernement belge en exil à Londres.
Au début hostile à la capitulation du roi Léopold III face à l'envahisseur allemand, Carton de Wiart est un fervent défenseur du roi après la guerre lors de la Question royale.
Après la Seconde Guerre mondiale, il occupe le poste de ministre sans portefeuille chargé de la Coordination économique et de la Reconstruction dans le premier gouvernement de Gaston Eyskens entre le et le .
Âgé de 81 ans, il occupe encore le poste de ministre de la Justice dans le gouvernement de transition de Jean Duvieusart, entre le et le .
Auteur de plusieurs romans historiques et ouvrages autobiographiques, cofondateur de la revue artistique et littéraire Durendal, il fait partie en 1920 des premiers membres de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et le reste pendant 31 ans jusqu'à sa mort le .
Il a notamment écrit le roman de chevalerie La Cité ardente (1905), qui est un succès populaire et donne à la ville de Liège un nouveau surnom, encore d'usage général aujourd'hui. Il fonde avec le chanoine Bondroit et Mallinger « la société d'Art à l'école et au foyer ».
Son action se prolonge aujourd'hui encore à travers l'ASBL Juliette et Henry Carton de Wiart.
Le 21 avril 1897, Henry Carton de Wiart épouse Juliette Verhaegen[13], née à Bruxelles le 30 décembre 1872 et décédée à Saint-Gilles le 15 novembre 1955, oblate de Saint-Benoît, prisonnière politique 1914-18, commandeur de l'Ordre de Léopold II, officier de l'Ordre de Léopold avec rayure d'or. Ils ont eu six enfants : Ghislaine, François-Xavier, Georgette, Hubert, Gudule[14] et Geneviève[15]. Juliette Verhaegen consacre sa vie à la protection des enfants et s'implique dans les dossiers de son mari portant sur ce sujet[16].
Le fils aîné Xavier Carton de Wiart (1899-1955) est volontaire de guerre pendant la Première Guerre avant de faire des études de droit et de devenir avocat, aux côtés de son père. On trouve de nombreux documents relatifs à son éducation et à sa formation, à son engagement patriotique et politique, à sa vie de famille, auxquels viennent s’ajouter les dossiers relatifs à ses activités littéraires. Xavier fut conseiller communal de Bruxelles-Ville de 1939 à sa mort [17].
Comme son frère Xavier, Hubert Carton de Wiart (Saint-Gilles le 21 octobre 1901 - mort le 30 mai 1963) est docteur en droit (en 1926) et licencié en sciences politiques. Il fit une carrière diplomatique, envoyé extraordinaire puis ministre plénipotentiaire, notamment en Chine, au Brésil, à Paris (pendant la Seconde Guerre mondiale notamment) ou en Italie. Aventurier, il fait le voyage en automobile en 1932 entre la Chine et Hastière, en la seule compagnie d'Alphonse Lepage. En 1936, il accomplit une autre expédition de 12.000 km, en automobile, d'un bout à l'autre de l'Amérique du Sud. Ecrivain à ses heures, il coucha sur papier le récit de ses deux voyages. Il fut l'époux de Marie-Noëlle Lambert [18],[19].
Son frère René Carton de Wiart, officier au régiment des guides, est lieutenant-colonel au service du Sirdar Kitchener au Soudan et reçut le titre de Bey.
Son frère Maurice Carton de Wiart, fut vicaire général du cardinal Francis Bourne, archevêque de Westminster.
Son jeune frère Edmond Carton de Wiart, docteur en droit et en sciences politiques de l'Université de Louvain à 21 ans, lauréat d'un concours interuniversitaire, Edmond Carton compléta sa formation en fréquentant les Universités de Paris, Université d'Oxford, de Berlin et de Rome. Il est ensuite nommé professeur extraordinaire à l'Université de Louvain où il fut chargé du cours de finances publiques. Il fut aussi collaborateur et secrétaire d'Auguste Beernaert, avocat, ancien Premier ministre, devenu président de la Chambre. Il entame enfin une carrière dans le monde des affaires étant nommé secrétaire de la Caisse générale de Reports et de Dépôts. Il devient à 26 ans (1901) secrétaire du roi Léopold II jusqu'à la mort du roi en 1909 [20]. Au début du règne du roi Baudouin, par arrêté du Prince royal du 26 juin 1951, le baron Carton de Wiart est nommé grand maréchal de la Cour.
Maxime Carton de Wiart (1875-1944), curé de Notre Dame de l'abbaye de la Cambre et Saint-Philippe de Néri, nommé en 1921, aumônier au 1er régiment des guides (1914-1918), est l’un des grands artisans de la restauration de l’abbaye de la Cambre durant l’entre-deux-guerres.
Adrian Carton de Wiart, Belge devenu général britannique, vrai héros de roman, est son cousin.
Son cousin Étienne Carton de Wiart est évêque de Tournai en 1945. Il est le grand-père maternel de l'homme politique Paul-Henry Gendebien.
Un autre de ses cousins, officier du régiment des guides, fut le colonel-baron François Carton de Wiart (1908-1976). Il avait épousé en 1935 Françoise, fille du comte André de Meeûs d'Argenteuil.
Dans La Wallonie, le Pays et les Hommes, le grand poète wallon fait une place à part à cet ancien Premier ministre :
« Il faut faire la place qui lui est due à ce livre paru en 1910 ; dont le titre devait connaître une si curieuse fortune, La Cité ardente d'Henry Carton de Wiart. L'entreprise était périlleuse de mettre en roman chevaleresque l'épopée liégeoise des Six cents Franchimontois, dans un style qui ne craint pas de se harnacher à l'ancienne, à grand renfort d'archaïsme et d'héraldique. L'événement n'est pas seulement littéraire: un jeune chef de la droite majoritaire au parlement belge vient apporter sa pierre — peut-être en partie inconsciemment — à l'édifice de la nouvelle conscience wallonne. Car le livre eut un succès populaire. Et si la Wallonie doit à Albert Mockel d'avoir appris son nom et de l'avoir vu diffuser dans le monde, Liège doit à Henry Carton de Wiart le surnom dont elle sera saluée dans toute la France quatre ans plus tard, quand ses collines seront embrasées de combats. »
— Tome II, Arts et Lettres, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1978, p. 422-423