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Saint-Julien | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
Département | Var | ||||
Arrondissement | Brignoles | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes Provence Verdon | ||||
Maire Mandat |
Emmanuel Hugou 2020-2026 |
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Code postal | 83560 | ||||
Code commune | 83113 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Saint-Juliennois, Saint-Juliennoises | ||||
Population municipale |
2 399 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 32 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 43° 41′ 31″ nord, 5° 54′ 28″ est | ||||
Altitude | Min. 297 m Max. 596 m |
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Superficie | 75,88 km2 | ||||
Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
Aire d'attraction | Manosque (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume | ||||
Législatives | Huitième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Var
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Liens | |||||
Site web | ville-saint-julien-le-montagnier.fr | ||||
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Saint-Julien[1],[2], localement nommée Saint-Julien-le-Montagnier depuis le Moyen Âge[3], est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Saint-Julien est située à la limite nord-ouest du département du Var. La commune s'étend sur la rive gauche du Verdon, au bord du lac d'Esparron jusqu'aux Basses Gorges. Manosque se trouve à 29,2 km, Ginasservis à 7,1 km[4].
La commune de Saint-Julien est incluse dans l'aire du parc naturel régional du Verdon.
Le village, perché sur une butte isolée, domine les plans de Haute-Provence, succession de plateaux rocheux, couverts d'une maigre végétation arbustive, sur lesquels de place en place une petite agglomération forme le centre d'une surface bien cultivée où dominent quelques céréales, la vigne, la lavande et les oliviers.
Le village ancien sur son promontoire regroupe une petite partie de la population. Le reste est réparti en vingt-huit hameaux : les Bernes, Boisset[5], les Bourdas, les Campaux, le Clos du Loup, le Courcoussier, l'Éclou, les Garduères, les Gillets, les Gillets/Tonnets, les Guis, le Jas des Hugou, les Jonquiers, Malaurie, la Mantuane, les Mayons, les Maurras, la Mouroye, le Pas de la Colle, les Peyres, le Pilantier, Phéline, les Pontiers, les Puits Neufs, Regagnole, la Ricarde, les Rouvières, Saint-Pierre.
Saint-Pierre, le centre administratif, se trouve au pied du village perché. Les Rouvières (à l'est) et Boisset (au nord-ouest) sont ensuite les hameaux les plus importants[6].
Plusieurs bastides et fermes sont dispersées sur le territoire : la Baraque, la Bastide Neuve, la Jauffrette, les Ollagniers, les Palets, la Paludette, le Pardigaou, le Plan, les Portes, Sainte-Anne.
Saint-Julien est arrosé par le ruisseau de Beaucas ou de Malavalasse qui le traverse du sud-est au nord-ouest et s'échappe par l'étroit vallon de Malaurie pour se jeter dans le Verdon.
La commune est traversée, selon une diagonale perpendiculaire, par l'ancien canal du Verdon et par le canal de Provence, tous deux sont en grande partie souterrains, ils se détachent du Verdon au lac d'Esparron et se dirigent vers Aix-en-Provence et la côte méditerranéenne.
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 751 mm, avec 6,2 jours de précipitations en janvier et 3,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Vinon Sur Verdon », sur la commune de Vinon-sur-Verdon à 9 km à vol d'oiseau[9], est de 13,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 607,5 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 44,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,5 °C, atteinte le [Note 1],[10],[11].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[12]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[13].
Le village est desservi par plusieurs routes départementales qui rayonnent autour du hameau de Saint-Pierre, au pied du village, elles le relient à Gréoux-les-Bains, Vinon-sur-Verdon, Ginasservis, la Verdière et Montmeyan. L'ancienne route vers Esparron-de-Verdon est noyée par le barrage. L'ancienne route nationale 554 reliant la rivière Durance au centre du département du Var passe au sud de la commune.
Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou !. Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou ![14].
La commune de Saint-Julien se trouve en zone sismique de faible risque Ib[15].
Commune membre de la Communauté de communes Provence Verdon et du Pays de la Provence Verte.
Au , Saint-Julien est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Manosque, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,5 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,7 %), terres arables (3,9 %), zones urbanisées (2,1 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %), prairies (0,6 %), cultures permanentes (0,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Saint-Julien-le-Montagnier apparaît dans les archives dès 1182 sous le nom de Sanctus-Julianus-Montanerius[21]. Son nom s'écrit Sant-Julian-lou-Mountagnié en occitan provençal de norme mistralienne et Sant Julian lo Montanhier dans la norme classique[22].
L'occupation du territoire de la commune est attestée depuis la Préhistoire sur des sites tels que la grotte des Pignolets (chalcolithique) ou le site de Malavalasse avec la présence d'un oppidum sans doute occupé alors par la tribu ligure des Albiques. Les Romains s'installèrent bientôt sur le territoire de la commune, carrefour des voies commerciales entre Riez, Rians et Saint-Maximin, installant un peu partout des villas, embryons des hameaux actuels[23].
Le premier seigneur connu en 1178 est une seigneuresse, Laure de Saint-Julien[24]. Dame Laure devient vicomtesse en se mariant avec Guillaume le Gros, vicomte de Marseille[25] ; sa beauté est chantée par le troubadour Folquet de Marseille[26].
La terre de Saint-Julien est réunie au domaine de la cour royale de Provence en 1309, puis passe aux mains des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1312[27]. Arnaud de Trians, comte d’Alife dans le royaume de Naples et neveu du pape Jean XXII, en fait l’acquisition en 1322[28]. En 1435, Marguerite de Trians, petite-fille d’Arnaud, épouse Georges de Castellane-Salernes et apporte ainsi le territoire de Saint-Julien à la famille de Castellane qui conserve cette seigneurie pendant plus de trois siècles[29].
À partir du XVIIIe siècle, la sécurité dans les campagnes s'améliore et les hameaux voient leur nombre d'habitants grossir d'agriculteurs proches de leurs cultures. Le bourg, perché sur une butte isolée, s'appuie à l'est et à l'ouest sur des falaises de roches grises et domine les plans de Haute-Provence. Le vieux village accroché sur sa montagnette (576 m) domine de vastes plateaux sur lesquels on compte aujourd'hui 28 hameaux, environ 2 400 habitants sur 7 588 hectares. Saint-Pierre, le hameau le plus important, devient en 1929 le centre administratif de la commune, jusque-là situé au vieux village[30]. Ce déperchement suscite à l'époque de vives controverses[31] même s'il est pleinement justifié ; le nombre d'habitants dans la plaine en 1926 est de 593 contre 77 au vieux village.
Lors des élections municipales et communautaires de 2014, trois listes étaient candidates : la liste divers droite l'a emporté avec 799 suffrages exprimés (45,06 %) suivie par deux listes « divers gauche » qui ont recueilli chacune 283 suffrages exprimés (20,73 %)[32].
En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[33] :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 910 €[34].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].
En 2022, la commune comptait 2 399 habitants[Note 4], en évolution de −0,58 % par rapport à 2016 (Var : +4,98 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Les armoiries de Saint-Julien-le-Montagnier se blasonnent ainsi : « De gueules à la tour crénelée de cinq pièces, ouverte de sable, donjonnée de trois tourelles, le tout d'or, ajouré aussi de sable, posée sur un rocher d'argent mouvant de la pointe[57]. » Les armes de Saint-Julien se rapprochent de celles des Castellane, dont elles ne diffèrent que par la montagne parlante sur laquelle est placé le château. Cette famille posséda pendant longtemps cette terre[58]. |