Dans cet article, nous explorerons l'impact que Douai a eu sur différents aspects de la société contemporaine. Depuis son apparition, Douai a généré des débats, des controverses et des changements importants dans divers domaines. Grâce à une analyse détaillée, nous examinerons comment Douai a influencé la politique, l'économie, la culture, la technologie et d'autres aspects importants de notre vie quotidienne. De plus, nous approfondirons le passé, le présent et le futur de Douai, pour mieux comprendre son évolution et sa signification dans le contexte actuel. Cet article vise à offrir une vision complète et approfondie de Douai, dans le but de fournir au lecteur une compréhension plus large et enrichissante de ce phénomène.
Douai | |||||
De haut en bas, de gauche à droite :panorama de la ville et la collégiale St-Pierre; vue du haut du beffroi; pont-levis sur la Scarpe; le beffroi; peinture du beffroi par J.B. Corot (1796-1875); la Scarpe; le marais de Wagnonville; la porte d'Arras; les fêtes de Gayant. |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Nord (sous-préfecture) |
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Arrondissement | Douai (chef-lieu) |
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Intercommunalité | Douaisis Agglo (siège) |
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Maire Mandat |
Frédéric Chéreau (PS) 2014-2026 |
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Code postal | 59500 | ||||
Code commune | 59178 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Douaisien[1] | ||||
Population municipale |
39 833 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 2 357 hab./km2 | ||||
Population agglomération |
505 515 hab. (2022) | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 50° 22′ 17″ nord, 3° 04′ 48″ est | ||||
Altitude | Min. 16 m Max. 38 m |
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Superficie | 16,90 km2 | ||||
Type | Grand centre urbain | ||||
Unité urbaine | Douai-Lens (ville-centre) |
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Aire d'attraction | Douai (commune-centre) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Douai (bureau centralisateur) |
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Législatives | Dix-septième circonscription | ||||
Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Liens | |||||
Site web | https://www.douai.fr | ||||
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Douai est une commune française située dans le département du Nord en région Hauts-de-France, plus précisément dans le sud de la Flandre romane. Au cours de son histoire, elle a appartenu successivement au royaume de France, aux Pays-Bas espagnols et aux Pays-Bas méridionaux (en latin Belgica Regia).
Avec Lille et les cités de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle forme un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé « aire métropolitaine de Lille ». Avec Lens, elle forme l'Unité urbaine Douai-Lens, forte de 505 839 habitants selon les recensements de population au 1er janvier 2021, la dixième agglomération française par le nombre d'habitants, derrière Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon.
Les habitants de Douai sont les Douaisiens. La région s'appelle le Douaisis.
La ville de Douai est très proche de grandes capitales européennes comme Bruxelles (à 140 km et à 1 h 40 min de trajet), Paris (à 190 km, reliée en un peu plus d'une heure en TGV[2]) ou Londres (à 290 km). La ville est située à 38 km de Lille (19 minutes de trajet en train, 35 minutes en voiture) entre Arras, Cambrai et Valenciennes.
Douai est la ville la plus méridionale de Flandre, à la limite avec l'Artois.
Les axes de communication sont nombreux à Douai et font d'elle une ville carrefour. La gare de Douai occupe une place importante dans cette organisation. La ville est aussi un maillon du réseau de bus EVEOLE (totalement gratuit) et le réseau de transport urbain (SMTD).
Les communes limitrophes sont Anhiers, Cuincy, Flers-en-Escrebieux, Lallaing, Lambres-lez-Douai, Lauwin-Planque, Roost-Warendin, Râches, Sin-le-Noble et Waziers.
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Scarpe canalisée, le canal de la Deûle, la dérivation de la Scarpe, l'Escrebieux, le Collecteur du Chemin Vert, le Courant de l'Enfant Jesus, la dérivation de la Raches[3], la Traitoire de Sin[4], le canal de Jonction à Douai du Conf Scarpe canalisée à dérivation de la Scarpe[5], la Cunette ou Scarpe[6], le Godion Inverse[7], le Lambres-lez-Douai[8] et divers autres petits cours d'eau[9],[Carte 1].
La Scarpe, canalisée en 1820, traverse le centre de Douai. Ce canal au gabarit étroit est doublé par un canal de dérivation ouvert en 1895 qui passe à l'ouest des boulevards de ceinture de la ville ancienne (emplacement des anciennes fortifications)[10]. Ce canal de dérivation est devenu un élément de la liaison à grand gabarit Dunkerque-Escaut aménagée vers 1960. Il relie le confluent du canal de la Sensée (autre partie de la liaison à grand gabarit) avec le canal de la Scarpe supérieure (à petit gabarit) à Corbehem au sud de l'agglomération, au confluent du canal de la Deûle (également partie du canal à grand gabarit) avec le canal de la Scarpe inférieure à Flers-en-Escrebieux au nord. La Scarpe inférieure canalisée à gabarit Freycinet, longée sur sa rive droite par une voie verte, est un affluent de l'Escaut, le confluent étant situé à Mortagne-du-Nord.
Un port pour la batellerie se trouve à Dorignies au nord de Douai.
Le canal de la Deûle est un canal, chenal navigable, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé 40 communes[11].
L'Escrebieux, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Izel-lès-Équerchin et se jette dans le canal de la Deûle à Flers-en-Escrebieux, après avoir traversé sept communes[12].
Le canal de la Deûleest un canal, chenal navigable, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé 40 communes[11].
L'Escrebieux, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Izel-lès-Équerchin et se jette dans le canal de la Deûle à Flers-en-Escrebieux, après avoir traversé sept communes[12].
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[13].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[14]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s'agit d'une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[15].
Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1962 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[20]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
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Température minimale moyenne (°C) | 1,2 | 1,1 | 3,2 | 4,8 | 8,4 | 11 | 13 | 12,6 | 10,3 | 7,7 | 4,2 | 1,8 | 6,6 |
Température moyenne (°C) | 3,5 | 3,9 | 6,9 | 9,5 | 13,2 | 16 | 18,3 | 18 | 15 | 11,3 | 6,9 | 4 | 10,6 |
Température maximale moyenne (°C) | 5,8 | 6,8 | 10,6 | 14,3 | 18,1 | 20,9 | 23,6 | 23,5 | 19,7 | 15 | 9,6 | 6,2 | 14,5 |
Record de froid (°C) date du record |
−20,5 08.01.1985 |
−12,5 07.02.1991 |
−11 13.03.13 |
−4,5 11.04.03 |
−1,5 05.05.1996 |
1 02.06.1962 |
4,1 17.07.1971 |
0,8 17.08.1966 |
0 19.09.1977 |
−6 30.10.1997 |
−9,5 23.11.1998 |
−12,5 29.12.1996 |
−20,5 1985 |
Record de chaleur (°C) date du record |
15 01.01.22 |
19,5 24.02.21 |
24,8 31.03.21 |
28 20.04.1968 |
31,3 27.05.05 |
36 27.06.11 |
40,8 25.07.19 |
36,6 08.08.20 |
35,5 15.09.20 |
29 01.10.11 |
20,5 07.11.15 |
15 17.12.19 |
40,8 2019 |
Précipitations (mm) | 57,7 | 46,5 | 55 | 46,7 | 57,5 | 64,6 | 68,3 | 62,4 | 60,2 | 64,9 | 65,4 | 67,6 | 716,8 |
Au , Douai est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[22],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est la commune-centre[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (81,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (73,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (54,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,3 %), terres arables (13,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,3 %), prairies (3,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), forêts (0,1 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
La ville de Douai est une commune entièrement urbanisée. Elle est composée de zones résidentielles de différentes époques. On voit cohabiter des quartiers nobles et bourgeois du XVIIIe siècle avec des quartiers populaires de l'époque des charbonnages. Son centre politique se situe dans la partie ancienne. L'hôtel de ville et son beffroi le symbolisent.
Douai présente une mosaïque de quartiers. La gare est le cœur névralgique des déplacements, tandis que la sous-préfecture incarne l'administration et la gouvernance locale. La place d'Armes et du Barlet, animée et historique, est le lieu de rencontres et de rassemblements, tandis que la place Carnot offre une atmosphère charmante et pittoresque. La ville compte cinq quartiers prioritaires pour un total de 10 466 habitants, soit un quart de la population municipale[26].
Les principaux quartiers sont :
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 21 498, alors qu'il était de 20 695 en 2013 et de 19 730 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 82,6 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 16,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 44,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 54,4 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Douai en 2018 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,2 %) inférieure à celle du département (1,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 37,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (35,4 % en 2013), contre 54,7 % pour le Nord et 57,5 % pour la France entière[I 3].
Typologie | Douai[I 2] | Nord[I 4] | France entière[I 5] |
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Résidences principales (en %) | 82,6 | 90,8 | 82,1 |
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,2 | 1,6 | 9,7 |
Logements vacants (en %) | 16,2 | 7,7 | 8,2 |
La ville de Douai est desservie par le réseau urbain Évéole. Les bus sont gratuits depuis le 1er janvier 2022.
La ville de Douai est desservie par les réseaux interurbains du Nord et du Pas-de-Calais.
La ville de Douai dispose d'une gare SNCF permettant de relier Paris en environ 1 h 20 min grâce au TGV (sept aller-retours, en provenance ou à destination de Valenciennes), mais aussi des liaisons directes vers Lyon, Marseille, Bordeaux, et les Alpes pendant la saison hivernale (la Tarentaise ; terminus à Bourg-Saint-Maurice).
Lille est à vingt minutes de Douai en TER.
Le tram de Douai est en réalité un système de bus à haut niveau de service (BHNS) circulant sur voie propre appelé tout d'abord "tramway". Le Syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD) réalise un projet d'autobus à guidage magnétique au sol, entre Douai (Cité technique) et Guesnain. Le SMTD a préféré prendre de l'avance et a donc déjà mis en place des nouvelles infrastructures, comme la distribution des nouveaux tickets (qui seront remplacés par un système gratuit).
Il circule sur une voie réservée en béton dans laquelle ont été implantés, tous les 4 mètres, des plots magnétiques protégés par de la résine qui émettent des signaux « lus » par le véhicule au moyen d'un système informatique embarqué. La ligne A, longue de 12 kilomètres, dessert 21 stations distantes d'environ 400 mètres les unes des autres. Avec une fréquence de 10 minutes en heure de pointe, il transporte 900 voyageurs par heure. Dix rames de 18 mètres et 2 rames de 24 mètres sont en service. Elles sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, grâce au plancher bas intégral et aux stations ajustées à leur hauteur, mais aussi aux personnes dont la vue est déficiente. Ces rames sont propulsées par un moteur à gaz ou un système hybride. Le système fonctionne sans caténaires. Le montant de l'investissement s'élève à 110 millions d'euros hors taxes. Il est aussi prévu la construction de la ligne B pour 2024/2025.
L'extension de la ligne A se termina en 2016, reliant les communes de Lewarde, Masny, Ecaillon et Auberchicourt jusqu'à Aniche (lycée Edmond-Labbé) d'une part, d'autre part jusqu'à l'avenue Delattre de Tassigny à Douai. La ligne A est la plus grande ligne de transports en commun du réseau ÉVÉOLE, s'étalant sur près de 20 kilomètres.
Son nom : Evéole[28].
Fin 2015, les rames du "tram ÉVÉOLE" sont mises à l'arrêt et remplacées par 16 bus articulés (ÉVÉA). Le système de guidage électromagnétique n'a jamais pu être testé ni même validé et les véhicules s'avèrent mécaniquement peu fiables.
Depuis janvier 2022, le réseau est entièrement gratuit, ce qui a engendré une augmentation de sa fréquentation[29].
Le nom de Douai est attesté sous les formes suivantes :
En néerlandais : Dowaai[31].
Le toponyme n'est connu que par des formes médiévales dont l'étymologie est obscure. Il s'agit peut être d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -acum, suffixe marquant la localisation ou la propriété. Le premier élément Do-, Du- doit représenter le nom de personne gaulois Dous[32]. Le suffixe latin -acum peut devenir -ai/-ay en français (Bagacum > Bavay).
Douai est une création médiévale découlant de conditions naturelles singulières mais surtout de sa position de charnière entre le royaume de France et le comté de Flandre. Sur un ilot de la Scarpe, près du gué qui permettait le franchissement, deux noyaux constituèrent les points de développement de la ville[33].
La période médiévale fut pour Douai une période de grande prospérité découlant de ses activités commerciales (la vente des grains) et artisanales (la draperie) mais aussi de l'autonomie octroyée par le Comte de Flandre qui donnait à la ville le pouvoir de se gérer elle-même. La cité comptait à son apogée de 10 000 à 15 000 habitants.
Au XIe siècle, une dérivation du cours de la Sensée vers la Scarpe aménagée à Vitry-en-Artois façonne jusqu'à aujourd'hui sa physionomie. Gagnant en débit, il fut dès lors possible d'augmenter son trafic. De fait, située au cœur d'un terroir agricole d'une grande richesse, Douai dispose à partir de 1301, par concession du roi Philippe le Bel, d'un droit d'étape, soit le privilège du commerce des grains dans la région, des lieux de production au sud vers les lieux de consommation au nord. Ce privilège, qui devint avec le temps la principale ressource de la ville, était un droit vital que Douai défendit farouchement jusqu'au XVIIe siècle.
Moins rémunérateur pour la ville que le commerce des grains, la draperie est toutefois emblématique de l'âge d'or de Douai qui, au XIIIe siècle, avec Bruges, Gand, Ypres et Lille, sera à ce titre comptée parmi les cinq « bonnes villes » de Flandre. Selon Georges Espinas[34]. Employant de très nombreux artisans, mobilisant de forts capitaux, la draperie douaisienne s'est répandue dans toute l'Europe, parfois très loin, en Russie (marché de Novgorod), sur les confins de la Baltique mais aussi en Italie comme dans la Péninsule Ibérique.
Autre trait médiéval qui fait la renommée de la ville, les libertés communales sanctionnées par Philippe d'Alsace, comte de 1157 à 1191. « La liberté et la loi de Douai », transformant peut être la coutume en charte, a été accordée par Ferrand du Portugal en 1228. Le pouvoir local dépend à l'origine de seize échevins, tous égaux, cooptés selon un système de désignation à plusieurs degrés. Il ne concerne que les bourgeois. Les manants[Note 7]. comme les forains[Note 8] sont exclus du pouvoir par définition.
L'action scabinale s'exprime d'abord par les bans, très nombreux au XIIIe siècle, régissant, outre les activités artisanales, toute l'édilité de la ville, les fossés et les remparts, l'état des rues et des maisons. Les échevins ont très tôt le souci d'inscrire leur pouvoir dans des actes et lieux symboliques, face au bailli qui incarne une présence comtale toujours concurrente avec le sceau de la ville créé en 1201, la halle - palais municipal surmonté du beffroi au siècle suivant - en 1205, le premier chirographe en 1224, le premier ban en 1229.
En 1330, Robert de Douai fonde la Confrérie des Clercs parisiens qui fait de Douai une ville littéraire surnommée l'Athènes du Nord[35].
Jusqu'en 1369, Douai comme Arras, est une cité frontalière que se disputent le roi de France et le comte de Flandre. Avant cette date, qui marque jusqu'au XVIIe siècle le retour définitif à la Flandre, la ville change de maître plusieurs fois.
En 1369, Charles V le Sage, qui marie son frère Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, à la fille du comte de Flandre Louis de Male redonne à ce dernier la ville de Douai. Passée en effet dans l'orbite d'un duché de Bourgogne de plus en plus puissant, l'enjeu que constitue sa position de ville frontière culmine lors des guerres qui opposent Louis XI à Charles le Téméraire. Le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d'Autriche fait de Douai une possession des Habsbourg. Elle connaît sous Charles Quint mais surtout Philippe II un dynamisme nouveau comme ville administrative et militaire[33].
La religion, inséparable de Douai, est organisée pour le séculier en six églises paroissiales ainsi que de nombreuses congrégations religieuses dont les refuges installés dans la cité par les monastères du plat pays, toujours soucieux de disposer d'un lieu de sûreté en cas de guerre. Ainsi le « Constantin » des bénédictins de l'abbaye de Marchiennes, devenu Parlement de Flandre. Dans la Contre-Réforme catholique, Douai exprime sa fidélité, comme son orthodoxie, ainsi que le prouvent les fondations de couvents qui apparaissent aux XVIe et XVIIe siècles. Cette « invasion conventuelle »[36] s'exprime aussi à travers le soutien apporté au mouvement missionnaire catholique destiné aux États passés au protestantisme, principautés allemandes, Provinces-Unies mais surtout royaume d'Angleterre ainsi la fondation - en 1568 et à l'initiative du cardinal Allen - du collège anglais de Douai où est achevée, en 1609, la traduction anglaise de la Bible, connue sous le nom de « bible de Douai »[37]. De nombreux missionnaires anglais sont formés a Douai dans ce collège. Beaucoup d'entre eux meurent victimes des persécutions anti-catholiques en Angleterre. 19 d'entre eux ont été canonisés par l'Église Catholique. Douai est mentionnée beaucoup plus tard dans l'encyclique Aeterni Patris (1879) du pape Léon XIII comme ayant été l'un des grands centres d'études théologiques des siècles précédents[38].
En 1562, Philippe II, avec le soutien des papes Paul IV puis Pie IV, fonde l'Université de Douai, implantation inspirée par la réforme tridentine vaste séminaire inculquant aux prêtres une foi aussi solide que prosélyte[39]. L'université[Note 9] rassemble dès sa fondation cinq facultés (théologie, droit canon, droit civil, médecine et arts libéraux), huit collèges, quatorze refuges d'abbaye, vingt-deux séminaires[40].
Le rattachement de Douai à la Flandre, qui avait dans une certaine mesure protégé la ville des destructions de la guerre de Cent Ans, se retourne quand les conflits embrasent l'Europe du Nord à partir de 1618. En 1635, la déclaration de guerre de Richelieu à l'Espagne plonge la région dans la ruine.
En 1667, le roi de France Louis XIV envahit la Flandre. Douai est assiégée et prise par Vauban. Le traité d'Aix-la-Chapelle (1668) confirme la possession de la France.
Dès lors, Douai va s'intégrer au rideau de défense du royaume. Vauban améliore les fortifications existantes et crée l'infrastructure qui manquait à la place, ainsi des casernes (ancien collège de Marchiennes), un arsenal (ancien prieuré Saint Sulpice) et une fonderie de canons, édifiée à l'emplacement de l'ancien château des comtes de Flandre[réf. nécessaire].
En , lors de la guerre de Succession d'Espagne, les Alliés assiègent Douai mise en défense par le comte d'Albergotti. La résistance, acharnée, dure jusqu'au quand, avec les honneurs de la guerre, les troupes royales capitulent[41]. Après sa victoire à Denain en , le maréchal de Villars reprend la cité le . Cette reconquête, confirmée par la Paix d'Utrecht, ne sera plus menacée avant 1914[réf. nécessaire].
La ville, ainsi que son plat pays, sortent ravagés d'un conflit de près d'un demi-siècle. Soucieux d'éviter l'anarchie dans la reconstruction qui s'annonce, les échevins édictent le célèbre « règlement de 1718 ». Outre l'alignement sur la rue et la limitation des hauteurs, la façade des maisons doit être homogène. Cette reconstruction, qui donne jusqu'à présent au centre de Douai une remarquable unité architecturale, exprime un « goût français » qui s'épanouit tout au long du siècle. La ville reconquise, comme le montre le plan relief de Douai de 1709, était d'une apparence toute flamande. Le « retournement des toitures » - le petit côté n'est plus sur la rue - la fait disparaître en quelques décennies.
Tirant la leçon des erreurs commises après la conquête de 1667, le roi répond aux aspirations des Douaisiens en installant dans la ville en 1714, le Parlement de Flandre. La Cour est installée, au pied de la Scarpe, au « Grand Constantin », refuge de l'abbaye de Marchiennes. Avec l'installation du Parlement de Flandre, la ville profite durant le XVIIIe siècle d'une incontestable prospérité à laquelle contribuent deux autres institutions qui façonnent à leur tour et durablement son profil urbain, sinon social : l'université et l'armée. En 1744, les 2 000 étudiants douaisiens se partagent pour les trois quarts dans la faculté des arts et pour l'autre quart en théologie ou en droit[42].
Bastionnée sur tout son pourtour, Douai est dotée de nombreuses casernes, d'arsenaux, d'écoles militaires et est une place de première importance. Au début du XVIIIe siècle, près de 5 000 hommes et 1 500 chevaux peuvent y loger (sur une population totale estimée à 12 000 habitants).
Ville judiciaire, Douai soutient le nouveau cours ainsi le plus célèbre de ses avocats, Merlin dit de Douai[43]. Les cahiers restent mesurés dans leurs doléances qui se concentrent sur le maintien des libertés provinciales tout en proposant cependant la suppression des abus les plus criants de la féodalité[réf. nécessaire].
Plusieurs réformes de la Constituante connaissent à Douai des effets majeurs. À la fin 1790, sont supprimées la profession d'avocat ainsi que toutes les juridictions anciennes[44]. Ensuite, le refus de reconnaitre la constitution civile du clergé pousse certains notables soit au retrait, soit à l'émigration[33]. La vente des biens nationaux représente à Douai une mutation immense dont les conséquences sur le bâti sont encore perceptibles aujourd'hui. En un instant, le fruit multiséculaire des dons, héritages, achats des ordres religieux se disperse.
La guerre déclarée par le roi contre l'Autriche en avril 1792 met Douai aux avant-postes du conflit puis de la Terreur. Pour autant, Douai reste très mesurée dans ses manifestations révolutionnaires, sans doute grâce à l'attitude du conventionnel Florent-Guiot qui reste en poste de novembre 1793 à septembre 1794[45]. Beaucoup plus modéré que son voisin d'Arras Le Bon, il frappe les extrémistes ou les contre-révolutionnaires en choisissant plutôt la mise à l'écart que la peine de mort.
Dans la ville, la tourmente révolutionnaire sera plus courte en durée que la guerre. Pour autant, la victoire de Fleurus le repousse définitivement la menace étrangère. Placée en retrait de la ligne Lille-Valenciennes, Douai devient une base arrière essentielle dans la défense des frontières. Sous le Directoire puis l'Empire, elle est un important dépôt militaire[46].
La création du département du Nord en fait de Douai un chef-lieu. Mais en 1803, ce dernier déplacé à Lille, la ville devient sous-préfecture mais reçoit en compensation plusieurs institutions départementales : la cour d'appel, le commandement militaire du Nord[47], le lycée impérial en 1802 et enfin en 1808, quand l'enseignement supérieur est réorganisé, une université (facultés des lettres et des sciences).
Après les événements révolutionnaires, Douai, transformée, conserve cependant ses logiques anciennes, notamment une élite catholique et conservatrice, qui accompagne en partie l'industrialisation de la fin du siècle.
L'université installée sous le Premier Empire ayant été supprimée dès la Restauration, il faudra attendre le Second Empire pour voir réapparaitre les facultés dans la ville. Jules Maurice, maire depuis 1852, sera l'artisan de cette victoire durement acquise en 1854 quand, à cette date, s'installe la faculté des lettres. S'appuyant sur la cour d'appel et l'ensemble des professions qui s'y attachent, la faculté de Droit s'y ajoute en 1865[33].
Si la première moitié du XIXe siècle ne connaît aucun aménagement important, la fin de la monarchie de Juillet, mais surtout le Second Empire, voient toutefois apparaître dans la ville plusieurs travaux de grande ampleur. Ainsi, la construction de la ligne de Paris-Nord en 1846 donne à la gare de Douai une importante fonction d'étape entre Arras et Lille. De même, n'oubliant pas le rôle majeur de la Scarpe dans la vitalité de la cité[48], les édiles réalisent à partir de 1893 le canal de dérivation[33]. Son inauguration, deux ans plus tard, permet d'augmenter le trafic en faisant de Douai le second port fluvial de France après Conflans-Sainte-Honorine.
Mais c'est surtout, après le déclassement de la place en 1889, le démantèlement des remparts de la ville - débuté en 1891 et clôt en 1902 - qui, libérant l'espace aux boulevards ceinturant la ville, permet l'expansion vers les faubourgs (ainsi Frais-Marais ou Dorignies)[33].
Douai n'est pas, au début du XIXe siècle, une ville qui participe à la révolution industrielle[49]. L'activité textile reste limitée mais la ville est en revanche très active dans la transformation des produits agricoles, ainsi les tourteaux mais surtout la production sucrière[50], dont la puissance ne sera relayée par le charbon qu'au début de la IIIe République.
De fait, l'industrie charbonnière est relativement tardive à Douai (la compagnie d'Anzin est fondée un siècle plus tôt). En 1854, est ouverte la fosse Gayant à Waziers puis celle de Dorignies en 1858. En 1878, afin d'accompagner ce développement, est fondée l'école des maîtres ouvriers mineurs, future École des Mines de Douai.
Cité prospère au début de la IIIe République, Douai réussit, sous l'impulsion d'édiles dynamiques, ainsi Jules Maurice, Charles Merlin ou Charles Bertin, à se doter d'infrastructure modernes qui favorisent l'émergence d'activités industrielles. Pour autant, l'antagonisme entre Lille et Douai s'accentue au XIXe siècle. En 1887, le départ brutal des facultés douaisiennes vers le chef-lieu aura dans la ville un retentissement énorme.
Le début du XXe siècle est pour Douai celui d'un développement économique vigoureux. Soutenues par la commune (cf les cessions de terrains libérés par l'armée), quelques sociétés importantes alimentent cette croissance, ainsi les usines Cail (locomotives) ou Breguet (aéroplanes). Mais ce sont surtout les Forges de Douai (futur Groupe Arbel créé par la famille du même nom) qui dynamisent l'économie locale[51].
Après une courte phase de conflit, Douai tombe dans les mains allemandes dès . Elle le restera tout au long de la guerre. Pour l'armée impériale, placée à proximité du front (une dizaine de kilomètres), la ville est un dépôt pour les troupes qui montent en ligne ou en reviennent. La réquisition, sinon l'arbitraire, sont la règle pour tous les Douaisiens soumis à l'autorité tatillonne de la « Kommandantur » de la place. Outre la difficulté du ravitaillement, les Allemands n'hésiteront pas à déporter des personnalités au Brunswick (Holzminden) ou en Lituanie où certaines mourront[52].
En , pressés par l'offensive alliée, les troupes allemandes quittent Douai sachant que le mois précédent, toute la population avait été évacuée vers la Belgique afin de laisser les coudées franches aux armées en guerre. Durant cette période, la ville désertée connaît un pillage effréné. C'est une ville détruite à 10 % (concentrés dans le centre, ainsi la place d'Armes) qu'investissent les troupes britanniques en .
Dès l'armistice, la reconstruction de Douai est lancée. Les usines sont relevées, les maisons reconstruites, à travers un plan d'urbanisation de la municipalité qui reste modeste[33]. Hors le quartier de la gare (place Carnot) totalement remanié et le remplacement ici ou là du style douaisien par des façades « Art déco », la physionomie de la ville change peu. Les mines retrouvent leur résultat d'avant-guerre en 1925 tandis que les grandes entreprises, reconstruites à neuf (Breguet et Arbel) connaissent une forte croissance[réf. nécessaire].
L'offensive de la Wehrmacht, en , met Douai au cœur des combats. La ville est quasi désertée quand l'ennemi en prend possession le [33]. Dès lors, Douai est nouvelle fois occupée avec deux différences notables avec la Grande Guerre : si le ravitaillement est moins difficile car il n'y a pas, comme en 1914, de front militaire à proximité, il existe, au-delà de l'occupation militaire, une volonté d'imposer à la population l'idéologie nazie[53].
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville, un des centres du bassin minier, est au cœur du premier des actes de résistance collective à l'occupation nazie en France, et le plus massif en nombre, la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941, qui prive les Allemands de 93.000 tonnes de charbon[54] pendant près de deux semaines, déclenchant 400 arrestations, des exécutions et la déportation de 270 personnes[55]. Dans les environs de Douai, trois maires et plusieurs conseillers municipaux sont condamnés à trois jours de prison pour avoir fait preuve de négligence dans la pose des affiches imprimées par les Allemands dans le but d'intimider les grévistes[54] dans les villes de Lewarde, Lallaing, Villers-Campeau, Frais-marais et Dorignies[54].
Pendant la guerre, est installée à Douai une cour de justice spéciale pour juger les crimes dits « terroristes », elle tient sa première séance le [56]. Enfin , un mois avant la Libération, le , un bombardement allié s'abat encore une fois sur le quartier de la gare. Outre d'importantes destructions, on compte dans la ville près de 300 morts.
Avec la Libération, une nouvelle reconstruction après un conflit relève les ruines de la ville. Elle sera plus lourde, avec l'intervention active de l'État par le biais du ministère de la Reconstruction (MRU). Alexandre Miniac, architecte et urbaniste, définit le plan d'aménagement qui remodèle certains quartiers de la ville.
L'Assemblée nationale issue de la Libération, suivant le vœu du CNR, vote en avril 1946 la nationalisation des compagnies (soit pour le Douaisis les mines d'Aniche, de l'Escarpelle, de Flines, de Courcelles et d'Azincourt), tandis que le siège des Houillères du bassin de Nord-Pas-de-Calais s'installe dans l'ancien Hôtel d'Aoust.
La fin de l'exploitation du charbon dans la région en 1990 a rudement affecté la ville de Douai. Elle a néanmoins su se reconvertir, en accueillant de nouvelles activités (voir ci-dessous section Économie) et en misant sur la culture et la mise en valeur de son riche patrimoine (voir ci-dessous Section Culture et patrimoine).
Le , la ville a été le théâtre d'un fait divers peu banal : un cercueil vide est enterré : le corps du bébé mort a été oublié dans la maison familiale[57]!
La commune est le chef-lieu de l'arrondissement de Douai du département du Nord.
De 1801 à 1991, elle est répartie entre les trois cantons de Douai-Nord, Douai-Ouest et Douai-Sud, année où le découpage électoral est modifié et la ville répartie entre les cantons de Douai-Nord, Douai-Nord-Est, Douai-Sud et Douai-Sud-Ouest[58]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Douai
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dix-septième circonscription du Nord.
Douai est le siège de la communauté d'agglomération dénommée Douaisis Agglo, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 sous la dénomination de communauté d'agglomération du Douaisis (CAD) et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, où le maire sortant Jacques Vernier (UMP) ne se représentait pas, la liste PS menée par Frédéric Chereau — qui bénéficiait de la fusion avec la liste Front de gauche du premier tour — obtient la majorité des voix, avec 6 505 voix (45,91 %, 32 conseillers municipaux élus dont huit communautaires), devançant largement celles menées respectivement par[59],[60] :
Lors de ce scrutin, 47,19 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans le Nord[61],[62], la liste UG (PS-EÉLV-PCF) menée par le maire sortant Frédéric Chéreau[63] obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 3 339 voix (41,33 %, 28 conseillers municipaux élus dont quatorze communautaires), devançant largement celles menées respectivement par[64],[65] :
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 68,58 % des électeurs se sont abstenus.
Compte tenu de la population de la ville, son conseil municipal est constitué de 39 membres, y compris le maire et ses adjoints[67].
Jean-Jacques Delille, adjoint au maire de Douai sous Jacques Vernier, président de la communauté d'agglomération du Douaisis, président du Syndicat mixte des transports du douaisis (SMTD) a été soupçonné de favoritisme dans le projet du Tramway de Douai. Malgré des faits « constitués », Jean-Jacques Delille ne sera pas jugé, les faits étant prescrits[68].
En période de crise sanitaire et après sa réélection de 2020, Frédéric Chéreau s'octroie une augmentation de ses indemnités de 1 872,35 € bruts mensuels. Bien que légale, cette décision a été vivement dénoncée par l'opposition[69].
Douai est classée ville d'art et d'histoire.
Ville | Pays | Période | ||
---|---|---|---|---|
![]() | Borough londonien de Harrow | ![]() | Royaume-Uni | |
Dédougou | ![]() | Burkina Faso | depuis | |
Kenosha | ![]() | États-Unis | ||
![]() | Puławy | ![]() | Pologne | depuis le |
![]() | Recklinghausen[80] | ![]() | Allemagne | depuis |
![]() | Seraing | ![]() | Belgique |
En 1808, lors de la création des académies par l'empereur Napoléon Ier, le siège du rectorat est installé à Douai. En 1854, sont ajoutées aux départements du Nord et du Pas-de-Calais, la Somme, les Ardennes et l'Aisne. En 1887, l'université et le rectorat sont transférés à Lille. Auguste Couat y est nommé avec le titre de « Recteur de l'académie de Douai-Lille » tandis que la devise originelle est conservée : « Universitas insulensis olim duacencis ».
Fonction | Naissance | Décès | Titre | Remarques | |
---|---|---|---|---|---|
André Taranget | 1809 | 1752 (Lille) | 1837 (Douai) | Docteur en médecine | Député aux Cinq Cents |
Pierre A. Gratet-Duplessis | 1827 | 1792 (Janville) | 1853 (Paris) | Docteur es Lettres | |
Jean-Baptiste Martineau | 1828 | 1789 (Saintes) | 1832 (Toulouse) | Agrégé de Lettres classiques | Docteur es Lettres |
Pierre A. Gratet-Duplessis | 1830 | 1792 (Janville) | 1853 (Paris) | Docteur es Lettres | |
Louis Camaret | 1842 | 1795 (Assérac) | 1860 (Paris) | Docteur es Lettres (1831) | |
Intérim | 1846 | Henri François Braive | recteur de Corse | ||
Intérim | 1847 | Adrien Vincent | IA du Nord | ||
Intérim | 1847 | Henri François Braive | recteur de Corse | ||
Louis Camaret | 1849 | 1795 (Assérac) | 1860 (Paris) | Docteur es Lettres (1831) | |
Achille François | 1852 | 1809 (Crécy) | 1865 (Paris) | Agrégé d'Histoire (1836) | Docteur es Lettres |
Jean Jacques Guillemin | 1854 | 1814 (Curel) | 1870 (Nancy) | ENS, Agrégé d'Histoire (1844) | Docteur es Lettres |
Jules Augustin Fleury | 1865 | 1812 (Paris) | 1887 (Douai) | ENS, Agrégé d'Histoire (1835) | Docteur es Lettres |
Henry François Ouvré | 1878 | 1824 (Orléans) | 1890 (Bordeaux) | ENS, Agrégé d'Histoire (1847) | Docteur es Lettres |
Pierre Foncin | 1879 | 1838 (Paris) | 1904 (Paris) | ENS, Agrégé d'Histoire (1863) | Docteur es Lettres |
Désiré Nolen | 1881 | 1841 (Limoges) | 1916 (Paris) | ENS, Agrégé de philosophie (1863) | Docteur es Lettres |
Auguste Couat | 1887 | 1846 (Toulouse) | 1898 (Bordeaux) | ENS, Agrégé de Lettres classiques (1869) | Docteur es Lettres |
La ville de Douai possède douze écoles maternelles, dont l'Institution Saint-Jean.
La ville de Douai possède quatorze écoles primaires.
Douai possède sept collèges.
Héritier des écoles normales dont l'origine remonte à 1834, le site est aujourd'hui toujours en activité pour préparer le concours de professeur des écoles, en lien avec les réalités du terrain[84]. Son excellence pédagogique lui permet d'obtenir régulièrement les meilleurs résultats de l'académie (pour vérifier ses pourcentages de réussite s'adresser aux directions de l'université d'Artois www.univ-Artois.fr, et de l'IUFM Nord Pas de Calais www.lille.iufm.fr)
Douai possède huit crèches.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[86],[Note 12].
En 2022, la commune comptait 39 833 habitants[Note 13], en évolution de +0,44 % par rapport à 2016 (Nord : +0,51 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,4 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 19 472 hommes pour 20 162 femmes, soit un taux de 50,87 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Les fêtes de Gayant se déroulent traditionnellement à Douai le premier week-end suivant le 5 juillet, du samedi au lundi. Les fêtes de Gayant correspondent à la sortie annuelle des géants de la ville : Monsieur Gayant, Madame Gayant (aussi connue sous le nom de Marie Cagenon) ainsi que leurs trois enfants Jacquot, Fillon et Binbin. Monsieur Gayant mesure 8,50 m et pèse 370 kg, il est porté par 6 hommes. Marie Cagenon mesure 6,25 m et pèse 250 kg, elle est, elle aussi, portée par 6 hommes. Jacquot mesure dans les trois mètres et est porté par un homme, Fillon 2,80 m et Binbin 2,20 m. La procession de la famille Gayant est accompagnée d'une fête populaire où se produisent régulièrement des groupes de musique, des fanfares et des artistes de rue. Pour cette occasion, une fête foraine a lieu depuis une centaine d'années sur la place du Barlet. Dans de nombreuses entreprises du Douaisis le lundi, dit «lundi de Gayant», est chômé.
Gayant est un des plus anciens géants puisque son existence remonte à 1530. Les enfants apparaissent au début du XVIIIe siècle. Mais, interdite par l'Église en 1770, la famille ne réapparaîtra qu'en 1801.
En 2005, les Gayant acquièrent une reconnaissance mondiale. En effet, l'Unesco a proclamé patrimoine culturel immatériel de l'humanité les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France. L'Unesco précise que les processions traditionnelles d'effigies de géants, d'animaux ou de dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du XIVe siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Termonde, Malines et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes.
Les autres géants de Douai sont Roselyne, Kevin, Tanguy le Marinier, Louis Cinse, Marie Coron, Dark Vador, Padmé et Martin l'Instituteur[90].
Plusieurs unités militaires ayant été en garnison à Douai :
Deux unités sont encore présente à Douai :
Arsenaux : ;
Plusieurs journaux ont été ou sont toujours publiés à Douai :
La ville dispose de lieux de cultes de diverses religions :
La ville a été marquée par plusieurs entreprises :
Autrefois siège des Houillères du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC), Douai a dû se reconvertir dans les années 1980, notamment avec l'implantation d'une usine Renault et de l'Imprimerie nationale.
Douai possède une antenne territoriale de la chambre de commerce et d'industrie Grand Lille : elle gère le port fluvial de Douai.
En septembre 2006, l'implantation d'un centre d'appels téléphonique près de Gayant Expo (duacom - groupe allemand Bertelsmann), employant plus de trois cents salariés, permet à Douai de s'ouvrir au monde des services. Cette implantation s'inscrit dans le cadre d'un projet politique engageant le groupe Vivendi (propriétaire de SFR dont est géré une partie du service clients à Douai) à créer trois cents emplois dans cette ville moyennant un crédit d'impôts de deux milliards d'euros (accord conclu entre Vivendi et Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances). Nicolas Sarkozy a d'ailleurs visité cette société lors de sa campagne présidentielle en 2007.
Comme beaucoup de villes de taille moyenne, Douai-centre traverse, depuis 2008, une crise des commerces face à une rude concurrence des centres commerciaux en périphérie[96].
Douai conserve des vestiges de son passé militaire, par ses fortifications (porte de Valenciennes, porte d'Arras, tour des Dames), mais aussi son arsenal, sa fonderie de canons, ses casernes.
Le beffroi de Douai a été représenté par Jean-Baptiste-Camille Corot en 1871 dans un tableau qui se trouve actuellement au Musée du Louvre (voir liste des tableaux de Camille Corot). Victor Hugo a décrit le beffroi, l'a admiré et l'a dessiné.
La Tour des Dames est une tour ronde faisant partie de l'enceinte XIIIe. Elle date de 1425 et est bâtie en grès. Elle se trouve dans un parc du même nom agrémenté d'un plan d'eau.
Les ouvrages disparus sont les suivants : la porte Saint-Eloy (ou de Paris), la porte d'Esquerchin (ou porte de Béthune), la porte d'Ocre (ou d'Ocq), la porte de Lille (ou porte Morel), l'ouvrage d'entrée et celui de la sortie des eaux de la Scarpe.
La façade sur cour est ornée de statues allégoriques évoquant les quatre saisons[97].
Le quai Desbordes faisant face à l'ancien parlement de Flandres et au palais de justice abrite une belle maison de 1926.
www.enluminures.culture.fr/. La Bibliothèque accueille aussi des expositions.
Le catalogue des ouvrages (hors manuscrits) est consultable sur le site Internet : https://www.bm-douai.fr
La saison 2012-2013 marque le rapprochement de l'Hippodrome de Douai avec le Théâtre d'Arras (à l'époque « scène conventionnée théâtre et musique ») qui comptent tous deux parmi les plus beaux théâtres de la région Hauts-de-France.
À partir de 2015, la ministre de la Culture Fleur Pellerin annonce l'extension du label « Scène nationale » au Théâtre d'Arras, dont seul bénéficiait l'Hippodrome de Douai jusqu'alors.
C'est alors qu'est créé officiellement le TANDEM Scène nationale, regroupant l'Hippodrome de Douai et le Théâtre d'Arras, rassemblant un ensemble de 6 salles (dont un cirque en dur et une salle à l'Italienne) + 1 cinéma.
Le nom jeté des habitants est les « ventres d'osier » (vint' d'osier en chti) en raison de la matière dont sont faits les géants locaux (la famille Gayant).[réf. nécessaire]
Le village de Due est un village dans l'oblast de Sakhaline qui tient son nom du cap de Due, nommé par Jean-François de La Pérouse.